REFLEXION

Le Lobby « FLN/ RND» contrôle t-il l’Algérie via les medias !?

On accuse le FLN/RND de vouloir contrôler les medias ‘légers et lourds) pour pouvoir contrôler l’Algérie. Or, il suffit de voir la réaction des militants, sympathisants et journalistes à la sur médiatisation du conflit interne FLN-FLN pour faire tomber cette accusation : les militants sont les premiers à le dénoncer, tandis que les journalistes estiment qu’il est normal qu’on s’intéresse à ce conflit plus qu’à tout autre, car l’Algérie est victime d’un complot qui vise à décortiquer le Parti de tous les Algériens.



Le Lobby « FLN/ RND» contrôle t-il  l’Algérie  via les medias !?
Le Lobby FLN/RND, contrôle, néanmoins, tous les circuits de l’administration algérienne et diplomatiques à l’étranger via les médias ? En réalité, cette surmédiatisation a des conséquences néfastes pour tous les algériens : elle fait naître chez tous les citoyens l’idée que le principal responsable des tensions au pays, c’est le FLN /RND, qu’ils sont un cauchemar pour la stabilité du pays, selon les impressions citoyennes, donc qu’il faut un changement diront-ils ces citoyens. Or non seulement les medias veulent traiter de ce conflit, FLN/FLN, et de ses causes alors qu’ils ignorent les éléments essentiels de l’histoire du FLN mais, qui plus est, ils la falsifient et se livrent à une réelle propagande doublée d’un réel parti anti FLN. Ils occultent tout ce qui leur déplait côté militantisme pour ne retenir que ce qui peut servir à mettre en cause une Révolution qui appartient à tous les algériens fideles à la déclaration du 1er Novembre 1954. Et les medias tous corps confondus sont sans conteste les champions de la désinformation. On ne compte plus leurs manquements à la déontologie ! Certains titres nationaux et ceux de l’étranger, compris les sites électroniques, surtout Al Jazeera, Al Arabia et France 24, sautent toujours sur n’importe quoi, pourvu qu’il touche à la stabilité de l’Algérie. A moins que nous soyons, nous journalistes, passablement paranos, comme se plaisent à l’affirmer les observateurs politiques et les anciens du GPRA. Aujourd’hui, il faut dire que le FLN est l’objet d’attaque et d’un nombre de stéréotypes, de clichés, de préjugés. Pour le savoir, nous essaierons de voir quels sont les mécanismes dont se servent les medias dans leur argumentation au sujet du conflit FLN/FLN et pour leur propagande pro……. -Les sources des medias : agences de presse, bureaux d’informations, Internet, TSA, DNA, anciens responsables civils et militaires, les soirées des salons nocturnes, et surtout des responsables actuels qui exigent l’anonymat etc. L’origine de l’information est capitale puisqu’on ne doit rien affirmer qui ne puisse être prouvé. Plus les sources auxquelles s’alimentent les medias sont variées, et plus l’information n’est crédible. Les sources devraient être la garantie d’un travail de qualité, mais ce n’est nullement le cas. Alors que jamais les sources n’ont été aussi nombreuses, il semblerait que les journalistes ne sachent pas –ou ne veuillent pas- s’en servir intelligemment, et rares sont ceux qui font preuve de rigueur dans le choix de leurs sources ou qui prennent le temps de consulter des moteurs de recherche spécialisés pour vérifier la véracité des faits. Nous reconnaissons que plusieurs fois nous rencontrerons des contraintes quant à la vérification de l’information, surtout quand il s’agit de la haute autorité, Présidence de la République, Chef du gouvernement, postes de commandement ou la hiérarchie des services de sécurité, la réponse souvent est : ‘’Nous nous excusons de ne pouvoir répondre, ou de confirmer ou infirmer cette info’’. Or la plupart du temps quant il s’agit de réponse pareille certains journalistes la considère affirmative ! Rares sont ceux qui font preuve de rigueur dans le choix de leurs sources ou qui prennent le temps de consulter des moteurs outres ce qui sont concernés directement pour authentifier l’info ou les faits. Aussi dans ce conflit FLN/FLN ou redresseurs et réformiste…Comment ne pas trouver étrange l’engouement de certains médias francophones pour l’AFP et pour des quotidiens arabophones qu’ils considèrent eux, comme des meilleurs journaux qui avaient parmi eux ceux qui ont obtenus des prix en France pendant la décennie noire ? Une explication ? Sans doute ces sources leur permettent-elles de confirmer leurs préjugés, de les illustrer, de leur donner du poids et donc de persuader les destinataires de leurs messages de se joindre à eux. Avec les medias, si nous n’avons pas un esprit critique aiguisé, nous allons La décennie noire ? Une explication ? Sans doute ces sources leur permettent-elles de confirmer leurs préjugés, de les illustrer, de leur donner du poids et donc de persuader les destinataires de leurs messages de se joindre à eux. Avec les medias, si nous n’avons pas un esprit critique aiguisé, nous allons nous faire une idée du conflit FLN / FLN tout à fait conforme à celle qu’ils veulent que nous ayons.

Des agences de presse pyromane !
En France, Reuters, AP, agences dz presse, les medias, qu’ils soient écrits ou audiovisuels ou électroniques sont, pour la plupart, abonnés à l’AFP et reproduisent fidèlement les dépêches de cette agence sans même se donner la peine de vérifier les sources auxquelles elle s’est elle-même alimentée. Certes, l’AFP, fondée en 1832, est la plus ancienne des agences de presse. Mais est-ce une garantie de qualité pour autant ? Bien sûr, l’AFP se dit « objective » et « fiable». Or une étude a permis de constater qu’elle est tout, sauf ce qu’elle prétend être. En fait, l’AFP, c’est le triomphe du mensonge ! Beaucoup d’infos fournies par l’AFP ont pour référence une source à laquelle l’AFP se fie, même si elle sait que la quasi – totalité des infos provenant de cette source sont mensongères et qu’elles auront pour effet d’accroître le sentiment anti-algérien. L’analyse des articles sur l’Algérie qui a pour unique mission : la désinformation.
La presse algérienne se fie totalement aux dépêches de l’AFP et certains ne reproduisent les dépêches de l’APS (Algérie Presse Service) que pour le remplissage de la page quand il y a manque d’info. Pourtant, nos journalistes n’ignorent ni la position de l’AFP dans ce conflit ni son manque de rigueur, d’objectivité et d’impartialité. L’AFP alimente donc les medias. Les medias contrôlent l’opinion publique. Mais qui contrôle l’AFP ? Serait-ce encore le « lobby sioniste » ? « Le FLN face aux redresseurs’’», titre d’un article publié. Avec un titre comme celui-ci, le ton de l’article est donné et le lecteur, déjà manipulé. « Le meilleur, comme le pire, c’est ce dont sont capables certains castres ».Si les medias ne connaissent pas l’histoire du peuple et de l’Algérie en revanche on ne pourra pas leur reprocher d’ignorer l’art de la rhétorique. Deux figures de style sont privilégiées : l’euphémisme pour parler du FLN, l’hyperbole pour parler de RND. Les mots ne sont pas innocents et le choix que fait le journaliste est révélateur de sa prise de position. Le choix des mots, disait un vieux journaliste, « détruit la neutralité du rédacteur et l’oblige à prendre part ». Or on constate que certains mots sont tout simplement bannis du vocabulaire des medias au profit de termes appréciatifs qui servent à déculpabiliser les uns des autres. S’il est un pays au monde , un seul, qui accepterait, sans réagir, des déchirements internes au sein d’un grand parti politique sensé être de tous les algériens, qu’il se lève et le dise. Alors, nous accepterons sans rechigner que notre pays soit accusé de débandade par tous les pays du monde.

Réformistes, redresseurs, famille Révolutionnaire et les autres
Réformistes et Redresseurs, -Famille Révolutionnaire », en revanche, sont des termes dépréciatifs qui laissent entendre que la lutte n’appartient pas à tous les algériens qui avaient souffert durant 132 ans et que, partant, les habitants ne peuvent se dire nationaliste. N’est-ce pas là une manière détournée de contester aux presque 9 millions d’Algériens leurs droits sur la résistance depuis l’Emir Abdelkader ? - La Résistance de L’Emir Abdelkader : jamais, au grand jamais vous ne rencontrerez ce nom sous la plume des journalistes. Ils parleront de la révolution de 1954, ou encore du massacre du 8 mai 45 et, exceptionnellement, ils emploieront l’expression. Serait-ce le « lobby » qui dicte aux journalistes la terminologie autorisée ? Ou bien ce choix serait-il dicté par leur vision manichéenne du monde ? Les medias savent que la guerre des clans est très préjudiciable au pays parce que le déchirement à l’intérieur du FLN à lui seul a force de loi : il joue sur l’émotion et il s’imprime dans l’inconscient. Les medias sont passés maîtres dans l’art de conter des événements pour mystifier les destinataires de leurs messages et leur faire adopter des positions qui n’auraient peut-être pas été les leurs. Et on osera prétendre que les medias sont aux mains aux mains des politiques influents, ou des généraux puissants !! Serait-ce « le lobby» qui oblige les journalistes à conter des faits commandés et à présenter des faits en dehors de leur contexte et à diffuser systématiquement un rapport partial de l’événement?
Alors, si c’est ainsi que « le lobby » contrôle les medias, il serait préférable qu’il n’exerce sur eux aucun pouvoir !

Ibn Khaldoun
Dimanche 20 Novembre 2011 - 13:25
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ACTUALITÉ
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