REFLEXION

La wilaya de Tissemsilt veut récupérer la villa ‘’Foyer de l’amitié’’

Il est connu chez tout un chacun que chaque ville Algérienne se caractérise par ses sites qui datent de l’époque coloniale, et qu’on trouve de nos jours parfois délaissés et détournés de leurs vraies vocations et même squattés. Le cas de la ville de Tissemsilt ne diffère guère de ce qui se passe ça et la et malheureusement les gens ne les connaissent pas tous, à l’exception du site de Ain S’fa qui est annuellement choisi pour abriter les festivités représentant la Révolution algérienne



Les autres sites ne sont pas connus de la part de la population de Tissemsilt, l’on dénombre quelque uns ;l’ancien siège de la DST qui fait face au cinéma du Ritz, le siège du 2ème  bureau et celui du 3ème  bureau de la propagande rue du premier novembre, le SAS de Beni Meida et de la villa Kerais, la Remonte plus connue par Larmoude et la ferme du boucher à lasortie Ouest de la ville de Tissemsilt, mais parmi ces sites, il existe une superbe villa située au centre ville en face de la mosquée El Atik, cette villa connue durant la période coloniale par « foyer de l’amitié » gérée par un certain monsieur Cremair et communément appelée « Dar El Askri », ce site colonial qui est un lègue de cette époque est un vrai indicateur local du patrimoine, sa valeur historique et patrimoniale est toujours témoin après l’indépendance il a été mis au service des anciens Moudjahidine dont l’un d’entre eux l’avait occupé jusqu’en 1985 et depuis cette date, il a été mis à la disposition du responsable de la Kasma après avoir bénéficié d’une grande opération de réfection et d’ameublement, à la veille des élections de 1991 et en plein compagne électorale, un ex député et ancien cadre du parti du FLN avait profité de la confusion totale pour s’accaparer de la villa et c’est de la que commença la bataille judiciaire de la restitution de la villa et en 1994, la wilaya que représentait le wali avait entamé une procédure en justice assortie de trois jugements qui avaient débouté le squatteur de la villa mais cet ex député s’est positionné par la force des choses et par son poste qu’il occupait au sein du comité central du parti et refusa de rendre les clefs en s’abstenant à exécuter les décisions de la justice, les documents en notre possession des jugements du 07/06/1994 puis du 04/02/1995 et du 23/07/1997 et enfin celui de la cour suprême du 27/01/1999 confirment sans le moindre doute que cette villa est bel et bien une propriété de l’état squattée illicitement par cet ex responsable et si l’état a mis en avant un esprit national construit sur des principes dont un degré assez haut de la justice, il est remarquable que pour des raisons qui restent encore inconnues, des décisions souveraines de justice ne soient pas exécutées et des biens de l’état restent encore entre le flou et la mue et les remous de la rue ce qui a visiblement vidé de sens l’article 138 du code pénal qui dans son interprétation puni toute personne refusant d’exécuter les décisions de la justice par la prison ferme assortie d’une amande. Enfin, il est franc de dire qu’autant de questions pertinentes dont leurs réponses les plus honnêtes ne peuvent malheureusement faire restituer ce patrimoine tant la confusion et la complicité sont presque totale et que la mue qui s’est annoncée sur cette affaire se fait plutôt imminente et si la justice avait déjà dit son mot et a jugé judicieux de restituer cette villa en faveur de la wilaya de Tissemsilt, il est utile de rendre à Jules ce qui appartient à César.

A.Ould El Hadri
Lundi 9 Mars 2015 - 09:20
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