REFLEXION

La voix à 1000 dinars à Mostaganem

La campagne électorale semble avoir commencé sans attendre sa date officielle fixée au 15 du mois d'Avril, elle bat son plein à Mostaganem au mépris de tous les articles de la loi organique du 12 Janvier, fixant les modalités de la propagande électorale. Tous les moyens paraissent être bons pour obtenir les voix des électeurs, et l'argent tend à devenir l'unique facteur à les collecter par centaines. Le sucre, le lait et le café sont déjà de la partie, ils s'offrent en premier pour tâter le pouls des citoyens démunis, le fric vient en second, acheter la voix dont le prix est fixé pour le moment à 1000 dinars par personne en attendant le jour du scrutin...!



La voix à 1000 dinars à Mostaganem
Finalement, la campagne électorale semble débuter sans attendre sa date officielle fixée au 15 du mois d'Avril, les candidats en lice sont déjà sur le terrain à faire les yeux doux aux citoyens en les courtisant d'une manière fort agréable. Tous les moyens paraissent être bons pour collecter les voix au mépris des articles de la loi organique régissant la campagne électorale, l'achat des voix est devenu une pratique banale qui se négocie à prix fort par les "futurs députés" qui sont appelés malheureusement à légiférer pour la société qu'ils dévalorisent par de telles pratiques si viles...! Selon certaines indiscrétions récoltées lors du passage au sein d'une commune, le prix de  la voix a atteint les 1000 dinars, les démunis semblent la cible préférée de ces "maquereaux" que rien n’intéresse sauf l'obtention de la voix. Un candidat indépendant n'a point hésité à offrir du lait, du sucre et du café pour "acheter" les signatures de parrainage de sa liste dont il est la tête de liste, un autre organise depuis le début du mois de Mars ,des "ouadates" ( fêtes traditionnelles ) en hommage des saints de la commune et ne se gène point de demander les photocopies des cartes nationales et des cartes d'électeurs pour présenter sa candidature en indépendant. Quant aux autres candidats, ils se font discrets, ils comptent énormément sur l’électorat des zones rurales ,ils se rendent aux douars et offrent de l'argent aux familles nombreuses et nécessiteuses, ils promettent monts et merveilles aux citoyens qu'ils croient encore dupes .Un jeune citoyen, H.N âgé de 32 ans, sans emploi et originaire de la commune de Sayada,   nous déclare "qu'il est légitime de vendre sa signature au plus offrant en ce temps de disette, car ces candidats qui ne cessent  de circuler de douar en douar ne  réapparaitront plus ,alors vaut mieux les faire payer aujourd'hui " . Un autre citoyen B.B, un jeune licencié en biologie sans travail depuis 05, habitant le quartier de  Beymouth affirme ne connaitre aucun des députés de l'assemblée populaire nationale et il vient d’être approché par l'un des futurs candidats pour l'aider à collecter des voix en échange d'une bonne somme d'argent qu'il tient à ne point dévoiler. Ce biologiste reconverti en directeur de campagne me confirme également que presque tous les candidats en course pour la députation ne vont représenter personne, ils cherchent "une place dorée", un passeport diplomatique et un salaire de 30 millions. Pour les lecteurs, nous avons tenté de se rapprocher d'un de ces futurs députés, et nous avons pu "coincé" un à l’hôtel "Senoucia" où il venait d'offrir un repas copieux à son staff technique. Ce dernier n'a pas été avare en mots drus et "si verts"  et n'a pas choisi milles chemins pour nous dire l'amère vérité : "Là où nous allons, les citoyens nous demandent ce que nous allons leur donner,  et non le programme que nous devons présenter, le temps est à l'argent, le peuple en a marre de promesses et de déclarations vides et sans sens". Selon ce candidat "argenté", ses dépenses s'élèvent déjà à 200 millions de centimes, il a payé sa place en tête de la liste de candidature d'un parti dont nous taisons le nom à 60 millions après de longs marchandages, et a déboursé 140 millions à "acheter les gens" au sein de certains douars de la wilaya ,selon ses dires...!Malgré toutes les mesures pénalisantes édictées par  la loi en vigueur, la folie semble s'emparer de certains candidats décidés à tout mettre en œuvre pour accéder au siège de la députation, quitte à dépenser un milliard de centimes...!  

Mohamed El Amine
Vendredi 16 Mars 2012 - 21:54
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