REFLEXION

La violence contre les femmes et les enfants se banalise à Bechar

Dans certains quartiers de la ville, des jeunes filles et femmes n’échappent pas à des agressions et font souvent les frais des agissements néfastes de voyous de tous bords. En effet, il s’agit d’un phénomène qui prend des proportions alarmantes ces derniers temps à Bechar à l’instar des autres villes du pays, les violences contre les femmes demeurent aussi l'un des plus grands scandales à l’origine des divorces et atteintes aux droits humains.



Malheureusement, dans certains cas, les plaignantes restent encore réticentes souvent, elles refusent de porter plainte contre leurs agresseurs, et quand elles le font, deux jours après, elles se rétractent  et retirent leurs plaintes. Un tel comportement est du souvent, selon des témoignages recueillis sur place à la peur de leurs agresseurs qui pourraient se venger contre elles d’une part, et d’autre part  sauvegarder  sa réputation dans son entourage familiale pour qu’elle ne soit pas souillée. Interrogées  par nos soins, des jeunes filles déclarent :  « Nous avons été agressées physiquement par nos amis respectifs, pour avoir failli à nos promesses.  Elles ajoutèrent que « aucune d’entre nous n’avait osé porter plainte contre son ami de peur de représailles et des ont dits. Nous nous sommes contentées de sécher nos larmes et panser nos blessures, avant d’aller raconter des canulars à nos parents, histoire d’éviter de leur dire la vérité pour ne pas être très mal vues. Et de poursuivre, un grand nombre de filles et de femmes sont surprises par des agressions émanant de jeunes oisifs  drogués, notamment à Hai-Nour, et au quartier Gouray… qui sont devenus de véritables coupes  gorges, où il est déconseillé à une femme de circuler de jour comme de nuit seule.  Ces endroits restent donc des lieux d’agression par excellence contre les  femmes à des fins sexuelles. Des fois, elles ne doivent leurs saluts que grâce aux cris lancés par elles quand elles sont la cible d’attaque.  De tels cris de secours  ne laissent pas insensibles les habitants du voisinage, qui aussitôt  répondent à l’appel, parfois en masse, pour prêter aide et assistance à la victime, en attendant l’arrivée des agents de l’ordre. S’agissant,  des violences au sein des couples, celles-ci parfois, elles ne sont pas déclarées. Selon des statistiques des services concernés de la sûreté de wilaya, une centaine de cas de violence a été enregistrée durant l’année passée. Elles sont considérées, à tort, comme des " conflits familiaux " qui ne relèvent pas du domaine d'intervention de la justice. C’est dire que le poids des traditions et coutumes pèse encore lourd sur les épaules dans cette région. Pourtant les autorités en charge de ces problèmes ont la responsabilité et l'obligation, non seulement de sanctionner les auteurs, mais aussi de tout mettre en œuvre pour prévenir ces violences et s'assurer que les victimes puissent bénéficier des réparations adéquates. Selon des témoignages et des entretiens avec des associations, ainsi que des avocats, médecins, travailleurs sociaux, et des victimes, les procédures et mécanismes d’accès à la justice ne sont plus ce qu’elles étaient auparavant, des améliorations et assouplissements ont été apportés, et les femmes parlent en toute liberté dans certains cas, notamment quand elles s’adressent à leur médecin «  ce dernier a un rôle clés dans le dépistage des violences, le recueil de l’histoire et la rédaction d’un certificat, pièce essentielle pour un dépôt de plainte ». Il est à noter aussi que le profil de l’agresseur n’est généralement pas celui que l’on s’imagine habituellement. Il s’agit aussi dans un certain cas d’hommes normaux et bien équilibrés mentalement. Ainsi, ces violences contre les femmes parfois sont à l’origine de ces comportements irréfléchis, qui causent de graves traumatismes aux victimes.  Par ailleurs, on croit savoir que les violences contre les enfants, notamment en milieu scolaire, sont nulles, et la situation semble être maîtrisée. En effet, grâce à la présence des agents de l’ordre public devant des établissements scolaires, ce phénomène de violence semble avoir sensiblement diminué. Cette présence dissuasive des policiers est la première cause de la baisse de ces brutalités contre les enfants.  Nous a fait savoir un vice président d’une association des parents d’élèves. Et d’ajouter : Même l’encadrement à l’intérieur des établissements est vigilant, il mène des actions de sensibilisation pour les élèves autour de ce problème de violence. Une telle initiative contribue à l’éradication totale de phénomène. Cela fait plus de trois années que ces établissements scolaires n’ont enregistré aucun cas de violence sur un élève. Avait souligné notre interlocuteur. Selon la cellule de communication de la sûreté de wilaya : deux ou trois cas ont été enregistrés dans une école coranique, durant l’année passé.

FENDAOUI HADJ
Dimanche 8 Juin 2014 - 10:34
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