REFLEXION

La ville de Tissemsilt se cherche encore

La situation dans la capitale de l’Ouarsenis a selon le commun de ses habitants peu évolué durant les dernières années, la marginalisation et l’oubli se montrent sous toutes ses formes en constatant la détérioration des prestations et du cadre de vie de plus en plus peu enviable. Les gens ont carrément perdu confiance en leurs responsables particulièrement les élus.



La situation sociale dans la ville de Tissemsilt et ses environs n’augure  rien de bon et risquerai  prochainement et sans le moindre doute un pourrissement regrettable dont les conséquences seront certainement fatales pour une population qui jusque là tente tant bien que mal de résister à cette situation intenable. A la rue, on ne parle que des coupures d’eau, d’électricité, des routes, des décharges sauvages et beaucoup d’autres points qui sont devenus dernièrement le discours même de ceux qui auparavant ne faisaient même pas la différence entre un commis de l’Etat désigné et un élu, c’est pour montrer que ceux qui jadis se désintéressaient de la vie politico-sociale et qui désormais se retrouvent affectés directement par ces dysfonctionnements se sont convertis en dénonciateurs et accusateurs de la politique locale. Ceux que nous rencontrons quotidiennement n’hésitent pas à dénoncer l’état chaotique dans lequel se trouve le chef lieu de la wilaya tout en se déclarant bien renseignés sur les colossales sommes d’argent que l’Etat a alloué pour la wilaya de Tissemsilt «  dernièrement et notamment durant la semaine passée, si ce n’est pas l’absence de l’eau potable, c’est l’électricité ou encore le téléphone ou l’Internet et parfois tous ensemble et où sont nos responsables dans tout cela ? » nous confient des personnes dépitées par cette situation « il est vrai qu’on vit dans une ville, mais à voir les conditions insupportables dans lesquelles  nous vivons , on ne peut  se vanter d’être plus civilisés que ceux qui vivent dans les petites bourgades, c’est la déliquescence totale et les transformations qu’a vécu notre ville n’ont pas apporté le changement souhaité » ajoutent ces mêmes personnes. Le visiteur ainsi que celui habitant la ville n’a qu’à faire un tour  pour  s’apercevoir que la situation est vraiment insupportable et démontre que cela dure dans le temps sans qu’aucun responsable ne s’en préoccupe sérieusement, des coupures d’eau courante répétitives et intempestives sont devenues banales au point où même  durant cet hiver, des demeures sont restées des jours  sans cette source vitale. Rien n’a changé depuis des lustres comme cela était auparavant : une coupure au niveau de la conduite principale qui ramène l’eau potable du barrage de Kodiet-Errosfa !!!, quant à l’électricité, c’est un véritable supplice qu’endurent les citoyens particulièrement dans la dernière période et avec son absence d’autres prestations manqueront à l’exemple de l’Internet, les opérations de poste, l’administration etc. Dans un autre volet, l’état des routes qui pousse les gens à   se poser trop de questions qui n’ont d’ailleurs pas trouvé de réponses chez les concernés.  En effet, par certains endroits, les routes récemment construites se sont vite dégradées et transformées en de véritables bourbiers, il est pratiquement impossible de traverser une route même au centre ville sans se mouiller les pieds en raison des nids de poule, de l’eau de pluie stagnante, de la boue  que l’on trouve partout sont les caractéristiques des routes actuelles de Tissemsilt et dans d’autres endroits.  C’est vraiment le cauchemar, c’est carrément l’isolement, des quartiers entiers coupés à la circulation routière à cause de travaux qui n’en finissent jamais, les tranchées engagées presque partout sur les routes de la ville pour divers travaux d’électricité sont devenues incommodantes  au plus grand niveau et ce n’est que grâce à l’intervention « salvatrice » des services de l’APC en engageant un « rafistolage » que la situation s’est un peu améliorée, une situation qui s’est aggravée davantage avec la présence des ordures et des décharges sauvages qui font désormais partie du décors de ces quartiers. « Le mutisme et le silence de nos responsables particulièrement chez les élus sont plus que préoccupants, ils n’ont rien fait de concret qui puisse apaiser nos souffrances, nos appels sont toujours restés lettres mortes où dans le meilleur des cas reportés à une date ultérieure » pestent certaines personnes qui après tant d’expériences avec cette administration affirment n’avoir confiance en aucun responsable, tout cet argent et les multiples programmes de développement accordés par l’Etat aurait pu changer catégoriquement le look de la ville, mais faute de gestion et de bons gestionnaires, l’insatisfaction est générale et les priorités sont devenues des atouts entre les mains de certains responsables qui les utilisent par intermittence pour leur permettre uniquement de rester plus longtemps sur leurs fauteuils. En somme, si la situation est telle, qu’elle est devenue intenable, il est peut être temps pour les responsables de s’impliquer davantage et d’associer les représentants de la société civile, des associations, les notables en ouvrant le langage de la communication afin de trouver des solutions adéquates à cette situation et permettre à la ville de s’épanouir davantage et retrouver le resplendissement souhaité.

A.Ould El Hadri
Dimanche 31 Mars 2013 - 11:05
Lu 171 fois
RÉGION
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 08-12-2016.pdf
2.77 Mo - 07/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+