REFLEXION

La vie souterraine d’une secte musulmane à Kazan

Une secte musulmane a été découverte à Kazan, en Russie, par la police. Un «prophète» retenait près de 70 personnes et leur imposait une vie recluse. Certains n’ont jamais vu le soleil.



La vie souterraine d’une secte musulmane à Kazan
Dix ans sous terre sans jamais avoir vu le soleil, entendu chanter les oiseaux ni vu la mer. C’est ce qui est arrivé à des enfants victimes d’une secte musulmane dans la ville de Kazan, située à 800 kilomètres à l'est de Moscou, au Tatarstan, une République russe peuplée majoritairement de musulmans. Au total, soixante-dix membres vivaient depuis près d'une décennie dans un abri souterrain, a indiqué jeudi une porte-parole du ministère de l'Intérieur, citée par le «Daily Mail».Les adeptes de cette secte se disent «fayzarahmanistes», du nom de leur chef de 83 ans, Fayzrahman Satarov, qui s’est autoproclamé «prophète» en 1964. Un principe pourtant contraire à l’Islam, Mahommet étant considéré comme le dernier prophète. Fayzrahman Satarov était l'adjoint d'un responsable religieux sunnite de la région dans les années 1970. Vingt ans plus tard, en 1996, il achète une parcelle de terre en banlieue où il ouvre une école religieuse musulmane. Huit étages souterrains bâtis en forme de labyrinthe et composés d'étroites cellules de six mètres carrés.  Des enfants victimes de violences sexuelles ? La secte a été déterrée par a police le 1er août dernier. La communauté vivait sans chauffage et dans des conditions «insalubres, sans aération», affirme le ministère de l’Intérieur. «Un enfant impliqué dans une secte devient un otage. Dans ce cas, presque tous les droits des enfants ont été violés», affirme Pavel Astakhov, président de la commission des droits de l'enfant, au média russe «Ria Novosti». Le «prophète» leur interdisait formellement de sortir pour aller à l’école ou se faire soigner à l’hôpital, rapporte le «Daily Mail». Il encourageait aussi les pratiques sexuelles entre les membres. Sur les vingt enfants retrouvées, souvent sans papier d'identité, la moitié est âgée de moins de trois ans. Le plus jeune d'entre eux est âgé de seulement dix-huit mois. Une autre «détenue», une jeune fille de 17 ans, a été retrouvée enceinte.Irina Petrova, la porte-parole du bureau du procureur de Karzan, a affirmé à Bloomberg que le «gourou» encourrait dans un premier temps six mois de prison pour violation d’une propriété privée. Trois autres membres, des parents, font pour leur part face à des accusations de maltraitances contre leurs enfants. Les adeptes ont été hospitalisés pour subir des examens et le parquet de Kazan a ouvert une enquête criminelle.

Riad
Samedi 11 Août 2012 - 00:39
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ACTUALITÉ
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