REFLEXION

La verite si je mens

"LA POLITIQUE EST L’ART D’EMPECHER LES GENS DE S'OCCUPER DE CE QUI LES CONCERNE "

Nous sommes quelques-uns à ne plus accepter cette fatalité. A la veille du troisième millénaire, à l'âge de l’Internet et de la mondialisation, nous ne pouvons accepter une démocratie qui fonctionne suivant les principes de l’Ancien Régime. Nous ne voulons plus être assujettis ni à l’Etat, ni aux militaires qui nous gouvernent, ni à la mafia politico financière. Nous voulons nous occuper de ce qui nous concerne.



Malheureusement nous ne sommes pas des professionnels de la politique, et nous luttons à armes inégales avec ceux qui nous gouvernent.

QUELLE ALGERIE?
Les voici tous plus Algériens  les uns que les autres : gouverneurs  nous persuadent que l'Algérie est le grand espoir de tous les pays. Mais ils se dispensent bien de poser la vraie question : quelle Algérie ?
Les Algériens sont tenus dans l'ignorance de ce qui se passera vraiment dans les jours  à venir. Ce n'est pas par hasard : il existe une véritable conspiration du silence autour des projets nationaux - conspiration dont la classe politique est soit l'inspiratrice soit la complice involontaire. Quelle conspiration ?

L'ALGERIE  DES EXPERTS ET DES CHIFFRES
Il faut cacher aux Algériens que ceux qui sont en train de construire l’avenir, veulent en faire une chasse gardée pour les experts, les administrations et les politiciens, en un mot pour les "mafiosi-Crates". Si c'est cela l'Algérie  de demain, non seulement les Algériens  y perdront, mais une chance historique de rajeunir et de libérer notre pays, aura été perdue. Le passé nous explique pourquoi. Voilà maintenant cinquante ans que nous voyons fonctionner  la même  équipe: Algérie des experts, Algérie  des "grands chefs". Les experts se sont trompés et nous ont trompés sur l'économie. Dans leur désir de vouloir organiser des secteurs entiers de l'activité économique, ils ont mis en place des "politiques qui leur sont fructueuses" à base de réglementations, de contrôles, de subventions. Où sont les résultats ? La politique agricole  a ruiné les agriculteurs, les consommateurs et les contribuables. Les prix fixés, objets d'un marchandage gouvernemental  permanent, n'ont pas empêché l'exode rural ni la baisse des revenus des paysans restés sur les terres. Ils pèsent sur le budget des ménages. De même le faux –vrai fameux système monétaire n'a jamais réussi ni à stabiliser la monnaie de notre pays ni à harmoniser les politiques monétaires. La monnaie  a dû être dévaluée périodiquement, on est allé de crise en crise et la rigueur monétaire n'a pas fait école : la banque centrale  et les gouvernements successifs  ont été incapables de s'imposer une discipline durable. Dans le domaine du pétrole, de l'acier, de la pèche, des transports, de l'énergie les ravages des experts ont été tout aussi évidents. Mais faut-il s'en étonner ? L'Algérie des chiffres  est la négation même de l'économie moderne. Celle-ci est faite d'une multitude d'initiatives et d'arbitrages très complexes, qui ne s'accommodent pas d'une autorité centrale. Les hauts fonctionnaires, si compétents et si informés soient -ils, ne sont pas en mesure d'organiser "d'en haut" la vie économique ; seul le marché, et la fameuse loi de l'offre et de la demande, sont en mesure de coordonner ces millions de décisions, émanant de millions de consommateurs et de producteurs situés dans le monde entier et mis en contact par les techniques actuelles de communication et d'échange. Economie ouverte et économie dirigée sont incompatibles. La preuve en est que l’Algérie  qui a réussi c'est celle où les chiffres n'ont pas sévi, où le marché a été libéré de ses entraves, et où la libre circulation des produits, des capitaux et des hommes a été admise : l’Algérie tout ,sauf  industrielle, commerciale ou financière a été un succès, parce que les "chiffres" n'ont pas eu voix au chapitre.

L'ALGERIE  DES GRANDS CHEFS
Sans doute de sa relation permanente avec notre pays des "grands chefs" : tous les dirigeants politiques, syndicaux, professionnels, qui prétendent parler au nom de l'intérêt général.C’est en fait une véritable tromperie sur la démocratie car la représentativité de ces "grands chefs" est très douteuse et leur prétention d'incarner le peuple est illégitime. L'exemple des législatifs est révélateur. Abandonnés par leurs troupes, lâchés par leurs électeurs  et les leaders syndicaux ne cessent de bénéficier de privilèges que leur confèrent leurs amitiés politiques : monopole de représentation et d'expression des salariés, subventions de leur activité aux frais de l'entreprise ou du contribuable, impunité pour leur conduite - même quand ils séquestrent ou malmènent des personnes, même quand ils violent la liberté du travail des autres.

Où est le droit, où est la vraie démocratie dans tout cela ?
L'organisation d'un vote ne signifie pas pour autant la démocratie. Celle-ci suppose surtout que les droits de la minorité soient protégés, et qu'une majorité ne puisse pas réduire les individus en esclavage.L’Algérie  des "grands chefs" se marie volontiers à l’Algérie des affaires. Car les grands chefs n'aiment pas le marché ouvert, la concurrence qui menacent leur position dominante. Dirigeants et fonctionnaires se comprennent et s'entraident pour garder le pouvoir. Si le pouvoir est menacé, qu'à cela ne tienne : on invente une super -puissance contrôlée par les chefs politiques, on installe un super -Etat. On appellera cela de la "nationalisme à l’algérienne ". La situation de notre pays  est donc un double danger : pour l'économie, pour la démocratie. Ce péril n'est pas illusoire.Dans le passé plus lointain toutes les tentatives pour créer l’Algérie depuis le "haut" ont tourné dramatiquement. La Révolution et le peuple  ne voulaient-ils pas libérer l’Algérie des Français  civilisés et modernes" ? Nos décideurs  ont mis le pays  à feu et à sang et s'ils ont imposé le système le plus pervers au monde, on  a fabrique un  Etat artificiel, unissant toutes les franges  de population de l’Algérie profonde  sans pour autant être le maitre de son cheval.

M.T.Hamiani / Mascara
Samedi 28 Juillet 2012 - 23:46
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ACTUALITÉ
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