REFLEXION

La trahison du Mali



Peut-être que quelque part, il est dit que certains pays africains, ne pourront jamais se libérer du joug colonial. L’exemple, vient de nous être donné par le Mali. Un pays qui a trahi non seulement ses convictions mais vient de renier ses engagements pris avec ses voisins, notamment l’Algérie, sur la sécurisation de la zone du Sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. La France en a voulu ainsi. C’est sous la pression de ce pays européen, que les lois internationales viennent d’être bafouées par le Mali. En effet, ce petit pays africain toujours sous domination française, vient de libérer quatre terroristes, membres du GSPC-AQMI. Parmi le groupe, deux Algériens activement recherchés par les services de sécurité algériens et dont l’Etat algérien avait officiellement formulé en vain leur extradition pour répondre de leurs crimes devant la justice algérienne. Hélas, la France est venue s’interposer à cette demande en faisant du chantage politique à son ancienne colonie. Qui des pays occidentaux y compris les Etats-Unis, viendrait donner des leçons aux autres sur la lutte anti-terroriste au moment même où ces derniers négocient et concluent des transactions sur le dos des autres. L’Algérie n’a pas perdu plus de 200 000 entre hommes, femmes et enfants dans sa lutte contre ces hordes sanguinaires, pour voir finalement des pro-sionistes, à l’image de Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner, remettre de l’argent à des terroristes pour libérer un otage. Personne n’est dupe. Cet acte irresponsable vient de donner un sérieux coup à toute la stratégie mise en place dans la région. Pis encore ce geste inamical, que l’Algérie considère comme un poignard dans le dos, entrainera inévitablement un nouveau contentieux, la preuve, la dénonciation publique algérienne, exprimée avec vigueur contre la décision malienne, est un signal on ne peut plus clair aux autorités françaises. Tout compte fait la France négocie avec le terrorisme, une façon de se préserver des attentats dans l’hexagone, car ni l’armée ni les corps constitués français ne sont en mesure d’y faire face. Pour moins que cela, des mandats d’arrêts ont été lancés par le tribunal pénal international à l’encontre de chefs d’Etats en exercice. Le rappel de l’ambassadeur d’Algérie au Mali prouve que le président Abdelaziz Bouteflika est dans un état de colère sans précédent contre celui qu’il considérait comme un allié dans la lutte anti-terroriste. De tout temps, les pays africains n’ont pas inspiré confiance, des qu’il s’agit d’oseille, ils se couchent. Dans le fond, ce n’est pas le Mali qui nous intéresse le plus, ce dernier peut basculer d’un côté come de l’autre comme tout pays dominé par une puissance étrangère, mais c’est le comportement d’un pays qui se veut respectueux de la légalité internationale, la France. Les américains ne vont certainement pas se taire, et ils vont le rappeler leur allié. Pour sa part l’Algérie prendra certainement toute la mesure de l’événement et agira en conséquence, car il n’est guère acceptable de négocier avec des terroristes sur son dos.

Amara Mohamed
Mercredi 24 Février 2010 - 23:01
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CHRONIQUE
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