REFLEXION

La toxicomanie

Personne n’est à l’abri. Violence, délinquance, alcoolisme, drogue, ces fléaux sociaux qui détruisent notre société au quotidien, nous laissent dans l’expectative, mais aucun remède ne semble être préconisé pour venir à bout de ces maux, qui gangrènent notre environnement familial et scolaire, plus particulièrement les lycées.



En effet, selon une étude présentée par le Dr. Messsaoudi, lors de la 3° édition du colloque sur le « rôle de la société dans la lutte contre la toxicomanie », 35 % des lycéens, ont pris de la drogue en 2007 dont 15 % en sont dépendants. Une année plu tard, soit en 2008, c’est 45 % des lycéens qui ont goutté à la drogue, l’étude révèle aussi, que 72% des consommateurs de drogue en Algérie sont des jeunes de moins de 35 ans. La substance la plus utilisée est le cannabis 71 %, puis vient la colle 10 %, les psychotropes 6%. Le plus étonnant reste que la toxicomanie touche de plus en plus la gente féminin, pas moins de 8 % de ces jeunes consommateurs sont des filles. Pour 2009, les spécialistes restent pessimistes du fait que les choses évoluent dans le mauvais sens. La toxicomanie dans les lycées conduit inévitablement à la déscolarisation pour ensuite atterrir dans la délinquance juvénile et cela fait énormément peur. Alors, quelle place est réservée à la prévention et quelle stratégie doit être mise en place pour lutter, notamment contre les facteurs qui concourent à asseoir le lit de la toxicomanie ? Comment réagir, quels sont les voies et moyens à mettre en œuvre pour protéger nos enfants de ce fléau ? Il conviendrait par-dessus tout de prendre très au sérieux ces problèmes qui portent atteinte non seulement à la solidité de la famille algérienne mais aussi à la santé de cette catégorie juvénile. Pour ce faire, l’Etat est le seul en mesure de mettre les moyens appropriés, pour au moins comprendre ou localiser la source du problème. Dans ce contexte ne faudrait-il pas mettre en place une structure nationale ou une cellule qui sera chargée de mener des enquêtes, genre « Baromètre santé-jeunes » et évaluer leur situation dans leur milieu familial qui pourrait éventuellement influer sur leur état de santé ? Ces enquêtes pourraient mettre en évidence d’autres facteurs susceptibles de mener les professionnels vers d’autres découvertes. Et c’est là qu’interviennent les parents, les enseignants, les éducateurs. Ces derniers, ont une lourde responsabilité dans l’éducation de l’enfant, ils doivent lui inculquer les principes de faire la différence entre le mal et le bien, le permis et le défendu. Ils doivent encourager pour initier, pour faire confiance, mais aussi pour poser des règles, définir les limites et sanctionner éventuellement toute transgression. C’est dans cette complémentarité des taches que parents, enseignants et professionnels se retrouvent. Toutefois, pour que les parents et les enseignants puissent jouer pleinement ce rôle normatif, encore faut-il que leur autorité ne soit ni sapée ni contestée.

Amara Mohamed
Mardi 23 Février 2010 - 10:37
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CHRONIQUE
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