REFLEXION

La torture à huis-clos du Mekhzen !



Comment faire parler des personnes en détention provisoire qui maintiennent le silence ? Tel est le grand défi des geôliers marocains, un véritable casse-tête pour l’ensemble du système sécuritaire du Makhzen. C’est l’os où surgit la tentation de céder à la facilité des menaces et de la torture pour faire plier des détenus dans différentes affaires de délits et crimes. Afin de s’acquitter de la laborieuse tâche de remplir un PV au Commissariat de Rabat ou Marrakech ; quoi de bon d’user des quelques fils électriques dans de sombres et humides cellules crasseuses pour obliger les suspects à avouer d’un crime qui probablement il n’y aurait aucune preuve matérielle qui permettra d’établir un lien direct avec le signataire du PV d’audition de la Police. C’est en tout cas ce que certaines ONG affirment dans un rapport rendu public hier. Les autorités marocaines continuent à avoir fréquemment recours à la torture même si la pratique est interdite, a dénoncé mardi le groupe humanitaire Amnesty International. Même si le roi Mohammed VI a banni le recours à la torture et qu’il s’est fréquemment prononcé contre cette pratique, les membres des forces de l’ordre continuent à maltraiter, à battre et à violer les détenus avec des objets, affirme un rapport publié par Amnesty et qui recense 173 cas de mauvais traitements et de torture depuis 2010. «Pour en arriver à une réforme réelle et tangible, nous avons besoin de plus que de simples mots, parce qu’il y a un écart énorme entre la théorie et la pratique», a dit aux journalistes Philip Luther, le directeur d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. D’après certains médias ; « ceux qui dénoncent les mauvais traitements subis aux mains des policiers sont plutôt poursuivis pour diffamation pour les faire taire, dénonce le rapport. Huit personnes ont ainsi été accusées depuis 2014 ». Le rapport recommande qu’un avocat soit présent pendant les interrogatoires, qu’on enquête sur les allégations de torture et que ceux qui dénoncent des agressions soient protégés — des mesures inscrites au Code Criminel marocain mais rarement respectées.

A.S.M
Mardi 19 Mai 2015 - 19:45
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CHRONIQUE
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