REFLEXION

La tête de Soltani mise à prix par ses détracteurs

LA DERNIERE CARTE DE « MADJLISS ECHOURA » DU MSP

En décidant de se ranger sans préavis dans les rangs de l'opposition, le président du MSP, Bouguerra Soltani, risque de se retrouver dans une position délicate. Il doit en effet convaincre les cadres dirigeants, surtout les plus influents, de la pertinence de cette stratégie.



La tête de Soltani mise à prix  par ses détracteurs
Certes, la décision a recueilli les voix de la majorité des membres du Conseil consultatif qui s’est réuni en session extraordinaire les 18 et  19 mai dernier. Mais très vite, des divergences internes ont éclaté au grand jour. Des informations ont même circulé sur la possibilité de surseoir à la décision de boycotter le gouvernement à l’occasion de la réunion ordinaire du Madjliss Echoura, prévue dans le courant  du mois de juillet. Mais Abderrazak Mokri, vice président du parti, se positionne déjà contre cette éventualité. Dans une déclaration faite ce lundi à TSA, il affirme que les décisions prises par le Conseil consultatif « sont irréversibles ». « Le retour au  gouvernement n’est pas inscrit dans l’ordre du jour de la prochaine réunion du Conseil consultatif. Aucun retour sur cette décision n’est envisageable », précise t il. Pour ce dirigeant représentant l’aile radicale au sein du parti, la position du MSP sur la non participation au gouvernement est donc définitive. Quel sort sera réservé aux cadres qui refuseraient de se soumettre à cette instruction ? Abderrazak Mokri nous renvoie au communiqué signé par le président du parti et rendu public le 1er  juin. Dans ce communiqué,  Bouguerra Soltani  a demandé aux cadres de son parti de  choisir entre le parti et le gouvernement. Les décisions concernant la non participation au prochain gouvernement « sont contraignantes et doivent être appliquées ». Mais Abderrahamane Saïdi, président du Conseil consultatif du parti, ne voit pas les choses sous le même angle. Pour lui, la participation d’un membre du MSP au prochain gouvernement « n'implique pas forcément sa déchéance » du parti. Avant de rappeler que le retrait de la qualité de membre « est du ressort du Conseil consultatif ». Interrogé sur ces contradictions enregistrées dans les positions des dirigeants du parti, Abderrazak Mokri botte en touche : « c’est  Bouguerra Soltani qui est le porte parole du parti ». Comprendre : les propos du président du Conseil consultatif n’engagent que sa personne. Le désaccord au sein du MSP concerne aussi le choix de s’allier avec Ennahda et El Islah aux dernières législatives.  Des cadres du MSP s’étaient opposés au départ à cette démarche. Aujourd’hui, ils sont convaincus que cette alliance est derrière l’échec du MSP aux législatives. Sous  la pression de cette aile du MSP, Bouguerra Soltani a convoqué  une réunion des dirigeants de l’Alliance de l’Algérie verte pour ce mercredi. Au menu, proposé « la révision de certains mécanismes de fonctionnement en prévision de la prochaine étape », en l’occurrence les élections locales.   Mais au delà des échéances électorales et du bilan des législatives, c’est un autre rendez vous qui est en ligne de mire des dirigeants du MSP : le 5e congrès du parti, qui aura lieu dans moins d’un an. Qui aura la mainmise  sur le parti à une année des présidentielles de 2014 ? « La guerre de succession à la tête du MSP a commencé », reconnaît un cadre du parti qui s’est confié à TSA. L’on sait déjà que Bouguerra Soltani ne devrait pas être candidat. La suite semble plus compliquée.

Riad
Mardi 12 Juin 2012 - 11:09
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ACTUALITÉ
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