REFLEXION

La société algérienne en danger : Crimes et délits sans précédent



La société algérienne en  danger : Crimes et délits sans précédent
Qu’est ce qui s’est passé au sein de la société algérienne ? Un fléau très grave s’est abattu sur notre communauté. Des assassinats quotidiennement de tous genre, des agressions à l’arme blanche et à feu, des cambriolages d’appartements, des vols de voitures, la loi du talion chez les uns, le je-m’en-foutisme chez les autres. Aucune règle de la raison en cours. Devrons nous accuser le chômage ou le défaut de logement pour justifier l’injustifiable ? ou devrons nous encore jeter la balle dans le milieu chargé de la sécurité. Non ce n’est pas le cas aujourd’hui, avec les faits divers qui nous parviennent des quatre coins du pays.

Très récemment nous avons appris qu’un malade mental a été maltraité à Oran puis aspergé d’essence et brûlé vif. A Bousfer, un fils tue son père. A Gdyel un frère tue sa sœur parce qu’elle discutait à travers un portable. A Tebessa, une bande de criminelle a assassiné un vieux coiffeur pour lui soutirer la somme de 70 da. A Tougourt, un fils de 26 ans assassine ses parents à l’aide d’une hachette. A Relizane un adolescent tue son ami pour 2000 da.. A la wilaya de Tlemcen un père a tenté d’abuser de ses deux filles. Les scandales financiers, les pots de vin ou corruptions de fonctionnaires, les abus de biens sociaux, la manipulation des listes de logements, les détournements de fonds, les prêts avec des faux documents, les prêts non remboursés, les viols, l’harcèlement sexuel sont de plus en plus perçus comme une criminalité à part entière, même si l’on n’en saisit pas très bien tous les mécanismes. C’est un fait nouveau car nombre de ces délinquants et criminels dont la vie de certains porte par ailleurs tous les signes de la respectabilité, bénéficiaient ainsi d’une sorte de discrétion garantie.
Dans les lycées certains élèves se sont rebellés contre les pros et les surveillants, ces derniers aussi se sont transformés en « videurs » sans aucune notion pédagogiques. Les directeurs des établissements sont sous pression de certains professeurs. Certains directeurs de l’éducation nationale refusent de recevoir les doléances des parents.
Les statistiques sont formelles : La criminalité officiellement reconnue (celle donc portée à la connaissance des services de sécurité) ne cesse de croître .Car les chiffres, qui inquiètent ou indignent, ne sont qu’une approche partielle d’un phénomène, dont des pans entiers peuvent nous échapper ou au contraire nous aveugler. C’est surtout au moyen d’une analyse détaillée de la nature, des origines et des mécanismes des crimes et délits, et des institutions qui les répriment, que l’on peut éclairer d’un jour vrai le problème criminel.
Si l’Algérie de 2009 b’avait été qu’un gros village comptant 1000 habitants, 100 d’entre eux auraient dû, cette année-là, en quitter la vie tranquille pour l’ombre des cachots. Avec plus de profondeur dans le temps, l’inquiétude de la population et son sentiment d’insécurité, maintes fois témoignés à travers toutes les discussions et enquêtes diverses, semblent parfaitement justifiés : la criminalité a globalement augmenté de quelque 400 % depuis 1992 et de 50 %depuis 2000.
Mais à y regarder de plus près, deux éléments devraient pouvoir tempérer cette inquiétude. Tout d’abord, la grande part que s’octroie la criminalité la moins grave, la délinquance, dans l’ensemble de la criminalité un pourcentage qui défi la chronique. Et en contrepartie, la part de la grande criminalité qui ne cesse de prendre des dimensions très graves.
Tous ces chiffres sont connus par le Ministère de l’Intérieur et bien sur par la DGSN et les services de la Présidence. Pour l’instant, arrêtons-nous sur la criminalité apparente. Nous l’a séparons en deux grandes familles : La criminalité de profit et celle qui tire son inspiration d’autres comportements que la recherche du profit.
La première, qui « vise l’acquisition de biens ou de richesses, se caractérise par l’appropriation illégitime d’un bien ou d’une valeur au préjudice du propriétaire, que celui-ci soit un individu, un groupe, une collectivité ou l’Etat ». Elle recouvre donc les vols ( simple ; avec violence contre les personnes ; avec effraction..), les appropriations rusées ou habiles (détournement ; faux ;escroqueries ;fraudes ; délits d’affaires ; et maintenant les prêts bancaires sans garantie de valeur prêtée , et le délit du non remboursement), les trafics illicites (stupéfiants ; faux billets de banque ; trafic de véhicule ; prostitution ;trafic des organes humains et enlèvement de personne )
La seconde criminalité, inspirée par d’autres comportement que la recherche de profit, est « le fait des impulsions et des passions inhérentes à l’homme :amour haine, sexualité, manies, violence, ardeur politique ». Elle peut être dirigée contre autrui ( homicides ; attentats à la pudeur ; violation de domicile ; abandon de famille ; attentats), contre soi-même (toxicomanie), contre la collectivité (atteinte à l’organisation de l’Etat, à ses biens, ou à ses représentants).
D’abord nous constatons sur le terrain l’augmentation chaque année de l’une et de l’autre de ces criminalités. Ensuite la part considérable de la première dans la criminalité globale : l’argent est à l’origine de 9 sur 10. Alors que les catégories plus nuancées de crimes et de délits évoluent de manière vertigineuse, c’est l’accroissement des crimes d’argent qui catégorise la hausse de la criminalité générale. Mais ce n’est pas toutefois la seule explication car la violence y participe aussi.
Toutes ces remarques peuvent sembler superflues au lecteur. Mais elles lui permettent en réalité d’avoir un oeuil plus distancié par rapport aux faits divers le stricte minimum publié dans les journaux, parfois avec complaisance, par les média. Une augmentation des chiffres ne signifie pas forcément une augmentation des faits réels. Les statistiques des services de sécurité ne reflètent que ce qui est retenu et inscrit par le « système ».
LES CAUSES DE LA CRIMINALITE
On aborde ainsi la question contre versée des causes de la criminalité. A remarquer tout d’abord ceci : les théories se diversifient et s’affinent parallèlement à l’évolution de la société et des réflexions criminologiques, sans pour autant donner des critères déterminants de délinquance. S’il n’existe donc aucune analyse absolument vraie, chacune éclaire cependant tel ou tel acte commis. Certaines analyses s’appuient sur une typologie de la société pour déterminer les milieux criminogènes. Les regroupent humains, familiaux, la sectorisation de la population par lieux et types d’habitat et par catégorie socioprofessionnelle, s’ils ne constituent pas des indices définitifs pour distinguer et classer des valeurs humaines, permettent tout de même de différencier des modes de comportement.
Attention, n’ employez pas la plaidoirie de certains avocats qui défendaient les coupables des agressions : « C’est la faute au chômage qui pousse l’individus à commettre ce délit d’agression pour vol » Non mesdames et messieurs, Nos parents et grands parents vivaient sous l’occupation et le colonialisme français des colons sont venus en Algérie pour usurper et spolier les terres de nos grands parents, mais jamais, même pendant la période du grand chômage connu sous le nom du ‘’ Âm el Boune’’ n’avaient agressés un étranger dans le coin de la rue à coup de couteau ou d’épée pour lui soutirer quelques pièces de monnaie comme il est le cas aujourd’hui. Alors que c’était ‘’Hlal ‘’ de braquer l’occupant et lui vider les poches. Nos grands parents ils avaient quelque chose que la génération actuelle a perdue, ils avaient l’honneur ils se sont montré à l’occupant qu’ils étaient des citoyens irréprochables, même le fameux Amar Benguella il était un rebelle d’honneur pas un bandit d’honneur dont acte. Et que le colonialisme français a employé tous ses moyens et son armada pour tenter de dévier la population Algérienne à la délinquance et la criminalité après avoir réussi à l’enfoncer dans la pauvreté, mais il n’a jamais réussi dans cette mission. Par contre nous, après quelques années d’indépendance nous avons réussi par des circonstances à enfanter une délinquance et une criminalité sans précédant. Alors c’est bien que le système n’a pas marché, et il demeure toujours en panne.
Ainsi, de fait, le regroupement en microsociété dans la société ne peut que mettre en rapport, et d’une façon conflictuelle, les règles du microgroupe et de la nation où il réside. Et cela fait déjà bien longtemps qu’on doit par exemple la description du « rebelle fonctionnel » qui, se manifeste lorsque sa conscience collective (celle qui l’attache à un groupe d’appartenance) est trop distincte de la conscience collective officiellement sanctionnée. D’une manière générale, l’opposition de l’individu à la société, sans que celui-ci ait conscience d’appartenir au corps social, serait à l’origine de réactions strictement individuelles ou de petit groupe. Ainsi les milieux subculturels ou d’une culture différente de la culture officielle d’un Etat, s’opposent-t ils à la culture de l’Etat. Le conflit existe à différents niveaux, tant parfois entre générations, ce qui est le cas chez nous.
LES INFRACTIONS FINANCIERES
Les infractions financières, fiscales et douanières sont plus fréquentes chez les cadres et les chèques sans provision chez les autres. Constatation faite par nos soins dont nous sommes témoins : une très haute personnalité politique du pays avait lors de la construction de sa villa fournit un chèque sans provision, ce chèque est demeuré en instance et l’entreprise nationale victime son dirigeant avait peur de poursuivre cette très haute personnalité. Bien sur le dirigeant avait peur pour son poste. Des milliers de cas similaires sont enregistrés régulièrement. Ainsi l’image traditionnelle du délinquant –inadapté social, peu instruit et peu argenté- est pourtant en train de changer. Une autre image aujourd’hui s’accentue : celle de la délinquance en col blanc. Cette criminalité était jusqu’à une époque récente peu connue peu connue : elle échappait aux statistiques par suite du profil même des auteurs et de la nature de leurs actes. Cette délinquance et criminalité professionnelle, qui consistent à tirer un profit illégal d’une position sociale privilégiée, dans quelque régime qu’il soit, suscitaient d’ailleurs rarement la réprobation publique. Les auteurs eux-mêmes ne se considèrent pas comme criminels, mais voient simplement leurs actes comme illégaux. Or des délits contre la libre concurrence dans l’économie libérale, les délits de fonction dans les pays comme l’Algérie, ont des conséquences politico-économiques très graves. Ils peuvent faire perdre aux citoyens le pouvoir d’orienter leur propre progrès économique et, à la limite, leur liberté de vivre, de parler, d’agir et de se défendre. Cette catégorie de délit peut soustraire à l’Etat des ressources considérables. On estime ainsi selon les publications dans les medias le montant annuel de la fraude fiscale à plusieurs milliards, en particulier dans le domaine de l’importation et surtout dans le commerce des matériaux de construction (ciment et plâtre). Certes, aucune société ne vit aujourd’hui sans acte délinquant mais aucune non plus jusqu’à présent n’y a apporté une réponse idéale. Seulement il est primordial pour le cas de notre pays de réviser le code pénal et le code de procédure pénal et surtout d’appliquer toutes les peines prononcées par les tribunaux sans mesure de grâce pour les criminels et délinquants récidivistes. L’application de la peine de mort selon la Chariaâ de Dieu en particulier à l’encontre des grands criminels et trafiquants de drogue. Ceci pour commencer un bon commencement d’assainissement des choses. Car la situation commence à échapper des mains des instances concernées. Donner aux représentants de l’Etat ( les membres des services de sécurité tous corps confondus compris la Douane Nationale) la force d’agir et d’utiliser leurs armes devant des situations d’attaque des forces de l’ordre, car certains délinquants et criminels comme nous l’avons constaté à maintes fois n’hésitaient pas à s’attaquer aux forces de l’ordre à l’aide des armes blanches tels les épées, les fusils harpon, les haches et hachettes des poignards…et aussi à l’aide de gaz lacrymogène . La société doit se libérer de ce marasme criminel.

A. Benbrik
Mardi 6 Octobre 2009 - 21:52
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