REFLEXION

La santé en péril



Le secteur de la santé s’enlise dans la grève, les hôpitaux tournent au ralenti et le citoyen en paie seul les conséquences. En effet, le secteur de la santé est depuis quelques jours en effervescence. Les praticiens sous la bannière du syndicat national des praticiens spécialistes observent une grève depuis plusieurs jours à travers l’ensemble des wilayas du pays. Des dizaines de médecins en blouse blanche représentants plusieurs wilayas sont venus participer au sit-in observé devant le ministère de la santé publique à Alger. Les grévistes expriment leur colère et se déclarent les premiers défenseurs du secteur de la santé, ils manifestent contre le désarroi et la confusion qui règnent dans leur secteur et regrettent le mépris et l’arrogance affichés par le ministre de la santé S.Barkat. Selon les déclarations de certains médecins rapportées par la presse nationale, c’est un bras de fer qui est engagé entre les deux parties qui risque d’envenimer la situation, d’autant plus que ces derniers n’ont pu avaler les insultes du ministre qui les a traités de voyous. Pour eux, ce rassemblement se veut une alerte de l’opinion publique et une mise en garde, quant au désastre qui régit le secteur de la santé, pour eux, il est quasiment mis à mort, ils estiment enfin que si les pouvoirs publics persistent dans leur démarche à ne vouloir rien entendre, le secteur de la santé publique est condamné à un échec programmé et quels que soient les moyens utilisés pour casser leur mouvement, rien ne les fera reculer. Les ponctions sur salaire et les déclarations insultantes n’atteindront pas leur détermination. Telle est la situation aujourd’hui grosso modo. Mais ce que les citoyens et contribuables semblent vouloir dire aux deux parties, notamment aux pouvoirs publics, cessez vos plaisanteries et votre arrogance, après tout, les praticiens qui sont dans la rue sont des algériens et le pays comme le peuple sont fiers d’eux et que le peuple n’acceptera jamais le retour aux années de la médecine cubaine, russe et bulgare. Qu’est-ce que c’est ce pays qui n’en finit plus avec les scandales, grèves, rassemblements, manifestations, sit-in, n’y a-t-il pas quelqu’un la haut qui puisse lever la main et crier : «Basta». De la corruption, aux détournements, à la contrebande, à la drogue, au Banaâmisme, à la mauvaise gestion du dossier de la grippe porcine, aux grèves qui touchent les secteurs les plus stratégiques tels l’éducation nationale et la santé publique. Va-t-on vers la dérive ? En tous cas, le silence des pouvoirs publics et leurs refus à vouloir prendre sérieusement ces dossiers brûlants, reste pour le moment incompréhensible, comme si l’Etat fuyait ses responsabilités, car si tel était le cas, c’est encore plus grave. Nos commis de l’Etat ne doivent-il pas retourner à l’école pour au moins apprendre à dialoguer ? C’est un critère déterminant de nos jours pour accéder à un poste de responsabilité, tel que ministre par exemple.

Amara Mohamed
Dimanche 14 Février 2010 - 11:22
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CHRONIQUE
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