REFLEXION

La presse fait-elle peur ?



La presse fait-elle peur ?
Certains responsables locaux ne veulent plus entendre de tel ou tel titre de la presse écrite pour des raisons encore mystérieuses. La question est, pourquoi ? Bien au contraire la presse doit être saluée comme telle dans la mesure où elle participe à l’épanouissement et au développement de l’individu au sein même de la société. Malheureusement certains de nos responsables croient dur comme fer que la presse reste cet éternel ennemi public qu’il faut à tout prix mettre hors de course et détruire. Accepter d’entendre l’opinion de l’autre ne fait désormais pas partie de leur lexique traditionnel. Ainsi quoiqu’on écrive, ce n’est que du racolage journalistique. Mais étant donné notre réalité sociale où la grande majorité des citoyens ne peut pas en toute autonomie se faire sa propre opinion des choses, la presse ne se substitue pas au citoyen mais tente de combler ce vide en y apportant la réalité des faits. Le principe de l’idée contraire ou de la critique constructive est mal venue chez certains responsables locaux et les exemples n’en manquent pas, plusieurs citoyens ont payé les frais pour s’être rapprochés de certains journaux nationaux et régionaux à l’effet de s’adresser au premier magistrat du pays ou à un des ministres du gouvernement ou au wali, ou tout simplement étaler en public la situation de précarité dont il se débat ou de la hogra dont il fait l’objet. Il ya dans notre pays une longue tradition des brimades et chaque citoyen ayant eu appui ou soutien de la part de la presse, se verra à la moindre occasion, traverser des épreuves vexatoires voire d’offense. Parler de disfonctionnement, de bradage du patrimoine public, de corruption, de hogra, de favoritisme, de bureaucratie, de léthargie, de chômage, de banaâmisme, de harga, de la contrefaçon, de la falsification, du non respect de la loi, de la non application des textes et leur mauvaise interprétation, serait-ce du n’importe quoi ? On ne peut avancer sans qu’il y ait des points de vue divergents, impossible d’être sur la même longueur d’onde à chaque fois qu’on est appelé à traiter un problème, ça serait trop bien pour être vrai. Le mutisme et le silence de l’administration et de certains responsables, doivent être dénoncés dans le respect de l’autre, ce n’est plus un droit mais un devoir que tout un chacun se doit de se le rappeler à chaque fois que de besoin. Le plus incompréhensible et le plus insensé dans toute l’histoire, on n’arrive pas à comprendre en quoi, cela dérangerait-il tant, si ce n’est qu’on ne souhaiterait pas mettre en évidence leur gestion catastrophiques des affaires publiques, les négligences, l’anarchie et le laisser-aller qui y sévissent. Tout compte fait, la presse ne s’est jamais positionnée en adversaire ni ne s’est mis en porte-à-faux avec les événements, mais elle s’est toujours comportée comme un partenaire fiable, sérieux, soucieux de l’intérêt public et a toujours opté pou un rôle de complémentarité au sein de la société qui est la notre, sans plus.

Amara Mohamed
Mercredi 31 Mars 2010 - 23:01
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CHRONIQUE
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