REFLEXION

La polyclinique de Bethioua est saturée



L’unique centre de santé du chef  lieu de la daïra de Bethioua est en souffrance. Cette seule infrastructure de santé, qui couvre au moins  deux communes  et plus de six villages sinon plus, à savoir la commune de Mers El Hadjadj et ses localités avec ses 02 villages de Hassasna, Djeffafla  et ce, en plus de ceux   des villages  de Araba, Arrarssa , Granine  et Houaoua  dans la commune de Bethioua  totalisant près de 200 000 habitants, est, aujourd’hui, submergée par les  centaines de patients qui transitent par cette infrastructure de santé. Sa capacité d’accueil limitée fait que les malades subissent les contres coups de l’exiguïté et de l’indisponibilité de moyens adéquats et de médecins spécialisés. Les malades en souffrent, au service des urgences et de la maternité   où même l’aération et la lumière naturelle font défaut. Les patients  sont entassés, parfois, dans des boxes sans grandes commodités. Pendant les heures de visite, les services sont envahis par des dizaines de visiteurs créant une ambiance intenable, surtout pour les cas graves. On se croirait partout sauf dans un centre de santé. Le scanner, les radios, les analyses et les médicaments chez le privé. Ce qui est plus frappant, c’est que les malades  doivent payer leurs ordonnances. Les médicaments prescrits vont être achetés par le patient de chez un pharmacien privé. Si par hasard, le patient ne détient pas la fameuse carte Chifa, c’est le calvaire. Pour faire certaines analyses, comme la TSH (détection du goitre), il faut également aller chez un privé. A la polyclinique, cela n’existe pas. Pour une radiologie du cœur, il faut également transporter le malade, avec ses propres moyens, chez le cardiologue d’Arzew ou d’Oran  et il faut bien sûr mettre, encore une fois, la main à la poche, car cette dernière se chiffre à 2 000 DA. Pour un scanner, il faut se rendre également chez le privé, pour le faire à 12 000 DA et sans aucun commentaire .Le rez-de-chaussée est conçu pour le service maternité et la gynécologie obstétrique ne sont toujours pas opérationnels à cent pour cent «pour indisponibilité de monte charge»,ce qui incite les patients de se diriger  vers l’hôpital  d’El Mohgoun  précisera  un patient. A  l’hôpital d’El Mohgoun pour avoir un rendez-vous en vue d’une intervention chirurgicale, il faut attendre de longs mois, le temps que la maladie se complique ! C’est dire que l’hôpital est en souffrance, malgré la bonne volonté de l’encadrement et des praticiens. Il faut vite remédier à cette mauvaise situation qui prend en otage des centaines de patients déjà malmenés par la maladie. Il faut également penser à la construction des hôpitaux annoncés par les responsables du secteur sachant que le projet de réalisation d'un hôpital de   60 lits du chef lieu de la daïra de Bethioua  qui ce dernier ,à ce jour n’a pas encore fait l’objet de lancement des travaux de réalisation  pour des motifs inconnus quoiqu'il  a été inscrit  par les services de la  DDS de la wilaya d’Oran en 2009  en même temps que les  trois autres  hôpitaux de 240 lits chacun et qui sont en voie d’achèvement notamment dans les daïras de Oued Tlélat, Gdyel et  Sidi Chahmi dans la daïra d’Es Senia .Une fois achevé ,ces nouvelles infrastructures hospitalières   vont donner un vrai soulagement à  ces populations et d’autre part concrétiser la politique chère à nos gouvernants, à savoir la proximité et la gratuité des soins.

Medjadji. H
Mercredi 23 Avril 2014 - 20:43
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Oran
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