REFLEXION

La parole est aux réformistes



Il ne manquait plus qu’une escalade militaire au Proche-Orient. Bien surprenante dès lors qu’elle intervient à un moment crucial. Abou Mazen, Chef de l’autorité Palestinienne avait l’intention de se rendre dans la bande de Ghaza pour tenter la réconciliation avec le Hamas et dans un second temps ouvrir la voie à un futur gouvernement d’union nationale. Mais qu’est-ce-qui a fait que la trêve saute en éclats du jour au lendemain, au-delà de la traditionnelle loi du talion qui n’émeut plus personnes dans la région ? L’entente inter-palestinienne dérangerait-elle à ce point le gouvernement de Tel-Aviv qui, à l’ombre de la démocratisation en marche dans le monde arabe, préférait demain des négociations de paix avec les futurs réformistes palestiniens sans la présence de leurs frères islamistes ? Avant même qu’elle intervienne, Benjamin Netanyahou, s’est dit sceptique sur la possibilité d’une réconciliation nationale entre l’APC et Hamas palestinien qui se présenterait comme unique partenaire de paix avec Israël. Convier le mouvement islamiste à la table des pourparlers ne se différerait en rien d’une invitation faite à Al Qaïda. Le Hamas a sa propre constitution et si elle venait à être appliquée pense Netanyahou, c’est la fin garantie de l’Etat Hébreu. Pis encore, l’administration de Tel-Aviv qui fait abstraction de son expansionnisme en mode accéléré, est convaincue que le Hamas, le Jihad islamique et davantage le Hezbollah libanais, sont les bras armés de luxe de l’axe Téhéran, Damas, et par conséquent il faut les écarter de toute vision de paix d’autant que les trois mouvements sont soupçonnés d’aider la République Islamique d’Iran. L’heure semble mal choisie pour jouer les contre en compagnie de grandes puissances alliées, l’occident est déterminé à remodeler la région, les aspirations démocratiques des peuples arabes constituant l’occasion rêvée pour mettre un terme aux songes hégémoniques de la perse moderne, elle qui vient d’être accusée par le royaume du Bahreïn d’avoir fomenté un complot via la majorité chiite. C’est-dire que la Turquie est inquiétée de ce qui se passe à Bahreïn et au Yémen où la minorité chiite tient prête à en découdre avec le régime sunnite d’Ali Saleh et ce n’est pas un hasard si la Turquie d’Erdogan suspectée par ses pairs de l’Otan de vouloir se rapprocher du monde arabo- islamique à l’aube du blocus contre Ghaza a forcé un cargo faisant cap vers la Syrie. Les autorités d’Ankara ont eu du flair, des armes ont été découvertes à bord de l’appareil retenu. Belle prise qui réconforterait la position de l’alliance israélo occidentale qui avait vu d’un très mauvais œil le passage de deux bâtiments de guerre iraniens via le Canal de Suez.

N Bentifour
Mercredi 13 Avril 2011 - 10:31
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CHRONIQUE
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