REFLEXION

La loyauté envers Dieu



Allah - Béni et Exalté - nous rapporte dans son Livre les propos du prophète Houd à son peuple, lorsqu'il leur dit : Je vous transmets les messages de mon Seigneur et suis à votre égard, bien intentionné [naassih] et honnête [7;68] ; ou encore les propos mensongers des frères de Joseph qui dirent à leur père pour le rassurer et pour que celui-ci accepte de laisser Joseph partir avec eux : Ô notre père, pourquoi donc, ne nous fais-tu pas confiance au sujet de Joseph, tandis que nous n'avons à son égard que de bons sentiments [naassihoun] [12 ;11] ; ou encore ceux de la sœur de Moïse, qui pour convaincre les domestiques du palais de Pharaon, d'employer sa mère comme nourrice, dit : Voudriez-vous que je vous indique une famille qui s'occupera de lui, pour vous, et seront plein de bonnes intentions [naassihoun] à son égard [28;12] ; ou enfin les propos de l'homme juste venu en toute hâte annoncer à Moïse sa condamnation à mort, et qui lui dit : Ô Moïse, les notables sont en train de se concerter à ton sujet pour te tuer. Quitte le pays. Je suis de ceux, qui ont à ton égard de bons sentiments [naassihin] [28;20].
Ces quelques versets nous aident à mieux cerner le sens du terme arabe 'nassiha', celle-là même dont parle l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui), lorsqu'il résume l'Islam à cette dernière : La religion c'est le fait de nourrir de bon sentiments [nassiha], dit le Prophète (paix et bénédictions sur lui). Envers qui ? demanda-t-on. Envers Dieu, reprit-il, envers son Livre, envers son Prophète, envers les Imams des musulmans et envers la communauté musulmane [Mouslim]. Ce hadith riche d'enseignements, revêt une importance capitale, puisque le Prophète (paix et bénédictions sur lui) y définit la religion ; et que c'est la religion, et la manière dont on la pratique qui conditionnera notre entrée au Paradis, si Allah nous fait miséricorde. Nous tâcherons donc, ce mois-ci et les suivants, d'expliquer point par point ce hadith, priant Allah de nous aider en cela, car la réussite et l'assistance ne proviennent que de Lui !
Nourrir de bons sentiments envers Dieu. C'est bien sûr Allah, notre Créateur, le Pourvoyeur du bien, Celui qui écarte le mal, Celui qui nous guide, qui mérite en premier lieu, que nous nourrissions à son égard une bonne opinion. Cela signifie tout d'abord, d'affirmer son Existence ce dont témoigne Sa création : Et dans les cieux et sur la terre, que de signes auprès desquels les gens passent, en s'en détournant ! [12;105],
Il y a sur terre des preuves pour ceux qui croient avec certitude ; ainsi qu'en vous-mêmes. N'observez-vous donc pas ? [51;20-21]. Cela nécessite aussi deproclamer son Unicité car s'il y avait dans le ciel et la terre des divinités autre qu'Allah, tout serait certes dans le désordre... [21;22].
Avoir de bon sentiments envers Dieu implique de nourrir à son égard une croyance saine, loin de tout mensonge et de toute innovation : Et ils ont désigné des associés à Dieu : les génies, alors que c'est Lui qui les a créés. Et ils Lui ont inventé, dans leur ignorance des fils et des filles, Gloire à Lui ! Il transcende tout ce qu'ils Lui attribuent. Créateur des cieux et de la terre. Comment aurait-Il un enfant, quand Il n'a pas de compagne ? C'est Lui qui a tout créé, et Il est Omniscient. Voilà Allah, votre Seigneur ! Il n'y a de divinité que Lui, Créateur de tout. Adorez-Le donc. C'est Lui qui est chargé de tout [6;100-102].
Pour arriver à cela, il faut apprendre ses Noms et Attributs et tâcher d'en saisir au moins partiellement le sens : C'est à Dieu qu'appartiennent les Noms les plus beaux. Invoquez-Le par Ses Noms et laissez ceux qui les profanent car ils seront rétribués pour ce qu'ils font [7;180]. Ne nourris pas une bonne opinion de Dieu celui qui renie certains de Ses Attributs, comme ceux qui lisent le verset : Construis l'arche sous Nos yeux et selon Notre révélation [23;27] et qui s'exclament : 'Allah n'a pas d'yeux'. Certes rien ne ressemble à Dieu [42;11], mais cela ne nous autorise pas à renier une expression claire, quand bien même son sens demeure équivoque ; la position des gens du juste milieu et des adeptes de la Sounnah étant de prêter foi à ces versets équivoques sans chercher à les commenter .
Le musulman sait, de plus, qu'Allah ne souffre d'aucune insuffisance et ne dépend de rien : Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même. Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n'embrassent que ce qu'Il veut. Son Trône déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand [2;255]. Allah ne se fatigue pas, Il ne manque de rien, ne vieillit pas, n'échoue en rien, n'a besoin de rien ; Il sait tout, rien ne Lui échappe : C'est Lui qui détient les clefs de l'Inconnaissable. Nul autre que Lui ne les connaît. Et Il connaît ce qui est dans la terre ferme, comme dans la mer. Et pas une feuille ne tombe sans qu'Il ne le sache. Et pas une graine dans les ténèbres de la terre, rien de frais ou de sec, qui ne soit consigné dans un livre explicite [6;59]. Le passé, le présent et le futur sont égaux pour Lui, comme celui devant qui l'on déroulerait la bobine d'un film sur une table, qui d'un seul regard pourrait voir côte à côte, son début, son milieu et sa fin ; et Allah est au-dessus de tout exemple.
Le croyant bien intentionné envers son Seigneur, Lui attribue le bien et ne Lui attribue aucunement le mal. Bien que le mal ne pourrait nous atteindre sans la permission d'Allah, nous savons qu'il résulte de Sa volonté première de nous laisser une part de libre arbitre et donc de goûter aux conséquences de nos erreurs et aussi de Sa volonté de nous éprouver afin de nous inciter au repentir ou de nous récompenser : si Allah avait voulu, Il vous aurait accablés [2;220], mais ce n'est pas cela qu'Il veut pour nous, dans l'absolu. C'est ainsi qu'Abraham dit : et quand je suis malade, c'est Lui qui me guérit [26;80], attribuant à Dieu la guérison et non la maladie, à l'instar de Job, lorsqu'il implora : ô mon Dieu, le diable m'a infligé détresse et souffrance [38 ;41] ; ou à l'image de Joseph qui dit : Allah m'a certainement fait du bien quand Il m'a fait sortir de prison et qu'Il vous a fait venir du désert après que le diable ait suscité la discorde entre mes frères et moi [12;100], attribuant à Dieu sa sortie de prison et non son entrée, et attribuant au diable et non à Dieu son différent avec ses frères. Donc, le croyant bien-pensant à l'égard de son Seigneur, Lui attribue le bien, et non le mal, car le premier vient directement de Dieu, tandis que le second provient indirectement de Lui, par l'entremise du diable. La bonne présomption envers Dieu consiste évidemment à L'aimer, à espérer en Lui et à Le craindre plus que tout, à placer sa confiance en Lui, à se montrer reconnaissant envers Lui, à chercher secours auprès de Lui, à L'implorer, à s'attacher à ce qu'Il aime, à s'éloigner de ce qu'Il n'aime pas, et à Le défendre dans cette vie, même s'Il n'a pas besoin de nous pour cela, en défendant sa religion et ses enseignements, comme le confirme le Coran : Ô vous qui avez cru ! Soyez les alliés de Dieu [61;14], Ô vous qui croyez ! Si vous faites triompher [la cause de] Dieu, Il vous fera triompher et raffermira vos pas [47;7].
Enfin, les bons sentiments à l'égard d'Allah, doivent automatiquement se traduire par des actes et de l'obéissance, dès lors qu'ils sont sincères : Ô vous qui croyez ! Inclinez-vous, prosternez-vous, adorez votre Seigneur, et faites le bien. Peut-être réussirez-vous ! Et luttez pour Dieu avec tout l'effort qu'Il mérite. C'est Lui qui vous a élus... [22;77-78].
 

Réflexion
Mercredi 27 Mai 2015 - 14:44
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ISLAMIYATE
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