REFLEXION

La lecture



Un peuple qui lit n'aura pas faim et ne sera pas réduit à la servitude», dit Amin Zaoui, écrivain algérien. Chaque année, la journée du « 16 avril » appelée communément la journée du savoir est fêtée par toutes les structures éducatives et culturelles du pays. Hormis les festivités marquant cette journée symbolique, les Algériens sont-ils un peuple qui lit ? La réalité est amère. Selon une étude faite il y a quelques années, au moment où un Anglais lisait en moyenne onze livres par an, l'Algérien ne lisait qu'un demi livre. Il est très possible que cette moyenne ait encore baissé aujourd'hui, notamment avec l'arrivée de la parabole, de l’internet, du téléphone portable et des jeux électroniques. Encore, une récente enquête réalisée par le centre international du conseil et d’étude économique a révélé que 56.86% des Algériens boycottent la lecture, ce passe temps favoris des nations civilisées. Alors, ce sont 20 millions d’Algériens qui ne lisent pas, soit la moitie de la population. De nos jours, essayez de dénicher, dans un bus, sur un banc public ou dans un jardin, quelqu'un en train de bouquiner à l'image des citadins des pays avancés, fait partie du domaine du miracle ! Alors, il est palpable que le livre n'est qu'un parent pauvre dans ce pays. N'est-t-il pas réel que la lecture a dégringolé auprès des jeunes générations ? Pour s’apercevoir du désastre, il suffit de faire un tour chez les rares librairies qui arrivent à tenir le coup. De nombreux libraires ont transformé depuis belle lurette leur commerce, faisant un virage à 180 degrés, en passant sans transition au commerce assez florissant de la bouffe. Les têtes ne daignent plus être soignées et alimentées. Les kiosques à livres qui élisaient domicile sur les places publiques se sont éclipsés à jamais de notre vue. Ils se sont convertis en bureaux de tabac, cafés et crèmeries. Le livre continue de souffrir, et les Algériens, pour une raison ou une autre, continuent à bouder la lecture. «Ça fait une éternité que je n’ai pas lu de livre. » A quelques nuances près, cette réponse est revenue dans la bouche de toutes les personnes à qui nous avions demandé ce qu’elles lisaient en ce moment.

Adda Abdelwahab
Mardi 19 Avril 2011 - 10:49
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CHRONIQUE
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