REFLEXION

La justice sévit

La justice algérienne semble décidée à se hisser au rang qu’est le sien, à savoir jouer pleinement son rôle de 3eme pouvoir. Les directives du Président de la République y sont pour quelque chose.



Les années d’impunité et les complicités d’en haut sont révolues, la justice ne veut plus qu’elle soit taxée d’être à la solde du régime et d’être le bouc émissaire de la haute sphère politique, elle entend exercer comme il se doit son rôle dans le développement de la société en matière de justice sociale et de trancher en toute impartialité dans toutes les affaires qu’elle serait amenée à traiter. Le feu vert du premier magistrat du pays ne laisse aucun doute planer là-dessus. Aussi et devant l’ampleur du phénomène de la corruption dans notre pays, allant jusqu’à porter atteinte à l’économie nationale et miner plusieurs secteurs, la justice forte de l’appui du Président de la République , monte au créneau et se dresse devant la mafia politico financière comme jamais par le passé. En effet, les affaires se succèdent et se ressemblent chaque jour que Dieu fait, après le ministère des travaux publics, éclaboussé par la plus grosse affaire de corruption et qui a vu plusieurs de ses cadres mis en détention préventive, c’est au tour de Sonatrach qui vient d’être frappée par le plus grand scandale jamais connu jusque là après celui des dix huit cadres incarcérés en 2008, impliqués dans des affaires de pot-de-vin. Cette affaire qui n’a pas encore livré tous ses secrets dont le principal suspect n’est autre que le Président Directeur Général de Sonatrach M. Mohamed Meziane, ce dernier vient d’être placé sous contrôle judiciaire. Une affaire aux ramifications embarrassantes pour le pouvoir dans la mesure où plusieurs personnalités et hauts cadres ont été convoqués par le service de la police judiciaire relevant du DRS. L’on notera qu’outre le PDG de Sonatrach, ses deux fils, l’ancien patron du Crédit populaire d’Algérie (CPA), son fils et 15 autres cadres, dont des vice-présidents de la compagnie pétrolière ont défilé devant les enquêteurs. Les deux fils du PDG de Sonatrach, l’ancien PDG du CPA, le fils de ce dernier, un entrepreneur, deux cadres de Sonatrach, ont été mis sous mandat de dépôt. Les décisions de justice extrêmement lourdes de sens, prouvent encore une fois et si besoin est, que les années d’impunité et de Banaâmisme sont révolues et ce qui conforte cette thèse, c’est l’intervention comme acteur majeur, du département du renseignement et de la sécurité (DRS) à mener les enquêtes avec tout le professionnalisme requis. Ce département agit aujourd’hui au grand jour, contrairement aux années 70-80, où toutes ses missions étaient frappées du sceau ‘Secret Défense », il intervient à la demande de l’autorité compétente, plus particulièrement quand il s’agit d’atteinte à l’économie nationale.

Amara Mohamed
Samedi 16 Janvier 2010 - 10:53
Lu 456 fois
CHRONIQUE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 08-12-2016.pdf
2.77 Mo - 07/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+