REFLEXION

La justice et ses justiciables



La règle de droit est générale, abstraite et impersonnelle. » Depuis le code de ’’Hamourabi’’, la loi dans le monde n’a pas cessé d’évoluer au fil du temps, et a subi de très grandes réformes et essaya d’être en harmonie avec le développement économique, politique, social et culturel. Quant à l’Algérie, dès l’indépendance acquise et devant l’existence d’un vide juridique énorme essaya de reconduire la législation française dans son intégralité à l’exception des textes relatifs à l’agriculture afin de pouvoir gérer le pays. Les dirigeants du pays n’ont ménagé aucun effort pour crescendo une législation forte pouvant toucher tous les domaines et la mise en place d’un pouvoir judiciaire pouvant traiter toutes les affaires en suspens. Les grands efforts fournis ont donné des résultats satisfaisants du fait que l’Etat a pu se démarquer de la législation française. Le pouvoir judiciaire a pu voler de ses propres ailes en s’améliorant au fur et à mesure. Mais le problème qui se posait c’est que ce pouvoir judiciaire n’était pas indépendant d’où l’inexistence de séparation des pouvoirs à savoir entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Depuis l’avènement au pouvoir de M. Abdelaziz Bouteflika Président de la République, la justice a acquis une large indépendance et une large démarcation par rapport aux autres pouvoirs à savoir l’exécutif et le législatif. Cette nouvelle indépendance a donné un peu plus de liberté aux magistrats d’exercer leur fonction en toute conscience et impartialité. Mais le problème qui se pose c’est qu’avec le développement du pays et la complexité des problèmes sociaux et des nombreuses affaires pendantes devant les différentes juridictions, l’Etat, accusant un déficit en magistrats devrait recourir au recrutement de nouveaux magistrats pour combler le vide et encourager la formation pour une plus grande maîtrise des textes et plus précisément des procédures pour les magistrats inexpérimentés. D’autre part, l’Etat doit opter pour la spécialisation de certains magistrats ayant entre quinze et vingt ans d’expérience dans des domaines nouveaux qui se posent à nous actuellement et auxquels on est confronté. Par ailleurs, il est souhaitable de nommer au niveau des grandes cours traitant les grosses affaires des magistrats très expérimentés et mûrs pour éviter tout dérapage. Dans le même contexte, il est préférable que les décisions rendues par ces magistrats ne doivent pas faire l’objet de recours afin d’alléger le problème des affaires qui traînent parfois entre six et une année vu le nombre de dossiers en instance de liquidation et cela aussi pour aider le justiciable. Malgré certaines carences, notre pays est le seul dans le monde arabe où il existe une justice.

El-Houcine Benyahia
Mercredi 8 Juin 2011 - 11:13
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CHRONIQUE
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