REFLEXION

La fin du pétrole : spéculations et réalité !



Après la réunion de l’OPEP du vendredi 5 juin, le débat sur le rôle de cette grosse instance des pays producteurs de pétrole surtout si l’on sait toutes les distorsions lors des rencontres au sommet sur le maintien de la production de l’or noir à un certain niveau. Sur ce plan, concernant les spéculations autour de la polémique de la supposée fin du pétrole, les Algériens savent qu’ils doivent se prendre en main. Ils vivent mieux, consomment beaucoup, mais la majorité des produits viennent de l’étranger. En 2013, le pays a importé la somme gigantesque de 60 milliards de dollars. Car le gaz et le pétrole ne seront pas éternels. La production des gisements a commencé à diminuer depuis cinq/six ans déjà. L’Algérie a produit 10% de moins d’hydrocarbures en 2012 qu’en 2008. En 2013, 47 milliards de m3 de gaz ont été exportés, mais il était prévu que ce total atteigne 65 milliards de m3. Alger essaie d’attirer des sociétés pour explorer dans le grand sud. Certains espèrent aussi que les réserves de gaz de schiste, considérées comme les troisièmes du monde, pourraient suppléer la baisse des hydrocarbures. Les excédents commerciaux sont en train de ‘’s’évanouir’’. Et les 190 milliards de réserves de change placées sur les places financières occidentales – une nouveauté bienvenue de l’ère Bouteflika – risquent, elles aussi, de s’évanouir. Le FMI estime qu’à ce rythme, l’Algérie devra commencer à emprunter de nouveau après 2024. Selon certains observateurs. Beaucoup d’analystes ne cessent de se poser la question sur la fin ou non du pétrole, « les ressources de la planète auront une fin un jour.. Mais quand ? Demain, bientôt, dans 100 ans ? » Parce qu’entre demain qui sous-tend une notion d’urgence et dans 50 ou 100 ans qui nous donne un délai pour installer des alternatives non polluantes, il y a une énorme différence. Ainsi, la thèse de l’inévitable pénurie pétrolière repose sur un certain nombre d’axiomes d’autant moins volontiers critiqués que l’instrumentalisation politique de ces discours alarmistes est souvent de mise dans l’Occident. Dans ce contexte, l’avenir énergétique, semble incertain, ou peut-être pas.

AS. Mohsen
Dimanche 7 Juin 2015 - 18:09
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CHRONIQUE
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