REFLEXION

La fin d’une comédie



C’est à croire qu’en ce début de l’année 2011, certains chefs d’Etat ont tiré la mauvaise carte, comme dans un jeu de poker où, lors d’une grande mise, tout repose sur la dernière carte à tirer pour faire tomber les mains des adversaires. Pour ces mêmes chefs d’Etat l’année 2011 n’est sans doute pas la bonne par rapport aux précédentes considérées comme années de gloire. Mais il se trouve que dans la vie il y a de mauvaises passes, car la vie n’est pas toujours rose, hélas ! Deux chefs d’Etat arabes déchus sont un exemple de ce que la vie peut réserver après qu’elle ait été plus que rose. Gbagbo aime la vie et le crie à tue tête : « Moi, je ne suis pas un kamikaze, j’aime la vie ». Il est prévisible, suite aux différentes manifestations, que d’autres chefs d’Etat courent le risque de se voir désarçonnés, à l’image de Mouammar Kadhafi et Gbagbo qui croient encore aux contes de fées. L’époque où un président pouvait rester sur son siège jusqu’à sa mort est révolue. Mêmes les monarchies sont dans le collimateur car il n’y a aucune différence entre tel ou tel système de gouvernance. Les nouvelles générations veulent du changement, c’est-à-dire une gouvernance avec beaucoup de transparence, d’égalité dans les droits, d’équité, d’humanisme, point de ‘’hogra’’, plus de respect et pas de favoritisme. Ces demandes sont presque les mêmes partout. Les revendications, que ce soit en Tunisie, en Egypte, au Yémen, en Syrie, en Jordanie ou au Maroc sont les mêmes. Les protestataires occupent les mêmes lieux (places), reproduisent les mêmes gestes et brandissent les mêmes slogans. C’est à croire qu’ils s’étaient donné le mot quant à la nature des protestations et des revendications. Mais le plus dramatique dans tout ce branle-bas c’est que certains dirigeants n’ont encore rien compris à ces agitations et continuent de faire la sourde oreille. Le mot « dégage » ne semble pas les atteindre. Pis encore ; ces mêmes dirigeants osent recourir à la force en bombardant leur propre peuple, celui-là même qui, un jour, les a portés au pouvoir. La Lybie est un exemple des plus frappants. En Syrie, depuis le début des événements, on dénombre un certain nombre de morts et des blessés. En Afrique de l’Ouest c’est Gbagbo, l’ex-président de la Côte d’Ivoire, qui ne veut pas capituler et continue de défier son peuple et la communauté internationale. Retranché dans son bunker, et malgré que l’étau se resserre autour de lui, il ne veut pas lâcher prise. Peu importe le nombre de morts. Kadhafi n’est pas mois bien que Gbagbo mais pire. Tous les deux auront à répondre des vies humaines sacrifiées pour le plaisir de rester au pouvoir. La comédie n’a-t-elle pas assez duré ?

M. Bentahar
Samedi 9 Avril 2011 - 10:38
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CHRONIQUE
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