REFLEXION

La drogue, ce grand cancer du siècle

Depuis la nuit des temps, les sociétés ont toujours trainé derrière elles des fléaux sociaux qui ont émergé et ont commence à se développer crescendo, au rythme du développement industriel comme l’alcool et la prostitution masculine et féminine pour ne parler que de ceux là. Par contre, le phénomène de la drogue s’est développé à une vitesse vertigineuse surtout ces dernières décennies comme un cancer à la phase terminale, un cancer généralisé.



Il touche toutes les couches sociales sans exception même les enfants dans les écoles. Ce poison qu’est la drogue est diversifié, il est conçu sous plusieurs formes à savoir en cigarettes, injections, comprimés, poudres, etc … En raison de son coté très lucratif, les barons de la drogue qui vont du plus petit délinquant et dealer jusqu’à la haute sphère créent des réseaux nationaux et internationaux et empoisonnent la vie des sociétés. Devant ces ravages, le monde politique ferme l’œil et laisse faire ces criminels très dangereux d’un nouveau genre pour asservir les peuples dans leurs sens et leurs bas instincts. Par ailleurs, une dépravation totale est constatée et permise par certains états à savoir la prolifération des boites de nuit où tout est permis sans retenue (la boisson, le sexe, la délinquance et même le crime parfois s’ajoutant à cela la mal vie. Alors comment peut-on avec tout cela, avoir une société civilisée et une jeunesse d’avenir sur laquelle on peut compter ? Mais peut on blâmer cette jeunesse, désœuvrée, abandonnée, livrée à elle-même sans attache culturelle, religieuse au sociale ? Cette jeunesse qui se retrouve entre le marteau et l’enclume. D’un coté les systèmes politiques inadéquats à leurs aspirations et d’un autre coté cette influence culturelle occidentale qui ravage les sociétés et plus particulièrement les sociétés arabo- musulmanes. Comment peut-on accuser ces jeunes de tous les qualificatifs, alors qu’ils ne sont que la résultante de ce que l’on a pu leur donner de négatif. La vie d’une personne n’est pas conçue à sens unique, mais elle est composée de l’abscisse et de l’ordonnée à savoir qu’il existe le coté spirituel et le coté matériel pour équilibrer sa vie. Ces deux cordonnées vont de pair, et si l’une d’elles tient à manquer, cela provoque un déséquilibre social qui entraine automatiquement la désintégration de la société. Mais de tous cela, nous devons après avoir fait un diagnostic de cette grave maladie, connaitre les raisons exactes de cette situation. Premièrement, les systèmes politiques sont inadéquats aux réalités sociales. Devant la paupérisation des peuples, libérés du joug colonial et croyant être vraiment libérés et aspirants à des jours meilleurs se retrouvent entrainer dans des systèmes hybrides de là résulte la médiocrité politique, sociale et surtout culturelle. Les peuples essayant de combattre pour vivre une vie plus au moins décente se retrouvent pousser qu’à ne développer que leurs ventres d’où la civilisation du tube digestif et du choséisme (Matériel). Les parents parfois, limités par leur instruction et leur culture interdisent la discussion sur les sujets déclarés « tabous » par la société rendent les relations de communication entre père et fils impossible ce qui pousse au manque de communications positives entre deux générations différentes. Devant cet état de fait et ne pouvant s’exprimer librement au sein de la cellule familiale, le jeune extériorise toutes ses impulsions, ses questions auxquelles il ne trouve pas de réponses vers le monde extérieur d’où la cassure et la déviation. Ajoutant à cela, le manque de suivi des parents, creuse le fossé et c’est le dérapage qui pousse à tous les vices. Mais si nous avions préservé notre culture, nous aurions pu éviter l’échec. Par ailleurs, éduquer un enfant est la plus difficile des taches mais si on revenait à nos sources spirituelles , on aurait pu les sauver. Durant la phase infantile, on doit lui donner toute l’affection parentale et le laisser vivre son enfance pleinement. Quand à son adolescence, Il faut le prendre en charge totalement car c’est la phase la plus dangereuse, car par une éducation dictatoriale, elle ne peut que se répercuter négativement sur sa vie. Dans l’éducation des enfants et surtout durant l’adolescence, il ne faut ni trop lâcher la bride, ni trop la serrer, car dans les deux cas le résultat est négatif. Un enfant trop gâté devient une tare sociale, quand à l’enfant éduqué à la baguette, il devient un cas social. C’est pour cela qu’il faut prendre le juste milieu. Il n’ya pas de sujets Tabous, mais il y a des personnes Tabous car plus on cache, plus on laisse place au fantasme et à l’imagination. Ceci est un des points et l’une des conséquences de cette grave situation. Par ailleurs, un autre problème sensible se pose avec acuité et qui est le point névralgique de ce fléau qui est la drogue à savoir la discorde familiale ou le divorce. Cela entrave l’éducation de l’enfant à cause des comportements négatifs des parents qui influent et déséquilibrent cet enfant. Le mariage est à priori un choix et si le choix du ou de la partenaire est mal fait c’est le chaos car « quelque soit le siècle où on se place certaines vérités sont éternelles, il n’y a de mariage réussit qu’entre partenaires bien assortis. A titre d’exemple, l’Algérie est le pays où le taux de divorce est très élevé, car nous avons perdu nos repaires civilisationnels en tout point. La résultante de tout ce qui précède, est que la suprématie de la morale au sens stricte du terme sur le matériel est la seule voie pour résoudre ses fléaux de nos sociétés car nous constatons qu’a travers toutes les sociétés, le matériel ne résoudra jamais tous les problèmes surtout ce grand fléau qui est la drogue mais seulement avec les valeurs morales.

Benyahia El-Houcine
Vendredi 22 Avril 2011 - 11:27
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ACTUALITÉ
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