REFLEXION

La directrice du Tourisme de la wilaya de Mostaganem à Réflexion : "Le développement Touristique en pole position"

Chaque année, Mostaganem accueil prés de 8 millions d’estivants, et ce de par sa réputation côtière qui abrite les plus belles plages d’Algérie, avec un littorale de plus de 150 kilomètres. Mostaganem est devenue aujourd’hui une capitale touristique très importante. A ce sujet et concernant le plan d’action mis en place pour accueillir ce nombre important d’estivants, où qu’il s’agisse du développement touristique et artisanale où d’autres sujets liés au tourisme, nous nous sommes rapprochés de la directrice de ce secteur Mme. Aîchouche Amel qui a bien voulu répondre aux questions de Réflexion.



Réflexion : Le secteur du Tourisme à Mostaganem est à la traine, quelle est la  stratégie que vous préconisez pour son développement ?
La directrice : Pour répondre à votre question, le développement touristique est un secteur dont l’importance a été longtemps négligée  par le passé,  mais aujourd’hui nous pouvons nous   féliciter des avancées déjà réalisées dans ce domaine, partout en Algérie et en particulier pour Mostaganem qui doit se développer en conséquence. Mostaganem a tout pour réussir et relever le défi et comme chacun le sait, elle se classe en pole position, avec ses plages, et son environnement paradisiaque il n’y a qu’à voir d’ailleurs les estivants qui affluent vers ses côtes. Il ne faut pas oublier que Mostaganem, avec son littorale et ses belles plages, peut  devenir  ce grand espace régional, du fait de l’environnement dont elle jouit, son histoire  et son pôle culturel très riche et compte tenu de ses divers atouts, dans ce contexte le tourisme peut être  un apport pour le développement de toute la Région, à travers l’investissement et les opportunités qu’il offre, dès lors que les potentialités  sont énormes, et que toutes les conditions sont réunies pour faire de ce secteur une alternative qui  pourrait générer des rentrées financières très importantes pour l’économie locale  et  ainsi permettre aux jeunes de rentrer dans la vie active.  Vous savez  la bande côtière de la wilaya de Mostaganem, est connue  et son étendue va de La Macta en passant par les Sablettes, la Salamandre, Sidi El Mejdoub, Clovis, Sonaghter, Hadjadj, Petit port, pour ne citer que celles-ci  et ce jusqu’à El Bahara qui fait frontière avec la wilaya de Chlef, avec leurs  criques et leurs dunes, elles permettent aux estivants et aux touristes de goûter aux joies de la baignade et de s’imprégner des sites merveilleux. Il ne faut pas oublier, aussi que par sa situation géographique, la wilaya de Mostaganem durant la période estivale constitue pour les citoyens des wilayas environnantes tels que : Chlef, Relizane, Mascara, Saïda, Tiaret, dont les wilayas du sud et même Oran offre un havre de paix et de fraîcheur, durant l’été, raison de plus pour développer ce secteur.

Réf : En matière d’infrastructures hôtelières Mostaganem semble en retard, quelle est  la solution que vous envisagez?
La directrice : Qui dit développement économique dit infrastructures d’accueil, c’est à dire hôtels, restaurants, camps de toile auberges et autres et c’est vrai que le manque d’infrastructures fait défaut à  la ville de Mostaganem, mais nous espérons  y remédier. Vous avez raison : la wilaya de Mostaganem accuse un retard important en infrastructures hôtelières et de restaurants dignes de ce nom et qu’hormis les Sablettes où des efforts ont été consentis, les autres sites sont en majorité dépourvus de commodités, c’est la raison pour laquelle que nous encourageons les investissements,  avec le ministère du tourisme et de l’artisanat, nous concentrons nos efforts pour donner à ce secteur un nouveau souffle. Aussi pour assumer son statut de station balnéaire Mostaganem doit souscrire aux normes et se doter d’infrastructures d’accueil,  un objectif que nous voulons atteindre du fait que le nombre de touristes et d’estivants augmentent et les infrastructures d’accueil sont insuffisants pour répondre à la forte demande des visiteurs et surtout pour ce qui est des étrangers qui ont du mal à trouver des structures d'accueil acceptables.  Pour parer à ces exigences, nous nous attelons à mettre en place  les mécanismes nécessaires pour un développement ambitieux de sortes à pourvoir au déficit d’où le réaménagement de tous les autres sites.  D’autre part, avec la réalisation du nouveau port de pêche de la Salamandre et du port de plaisance qui sera opérationnel dans les tous prochains mois, Mostaganem sera en mesure d’attirer l’investissement privé que ce soit dans le domaine de l’hôtellerie, de la restauration ou dans les autres créneaux liés au tourisme.

Réf : Qu’en est-il des investissements étrangers ?
La directrice : A propos de l’investissement des étrangers, il est clair que  le secteur du tourisme  a tout à gagner, car il y a déjà eu la visite des saoudiens et des Malaisiens  qui sont versés dans la promotion de projets d’hôtellerie. De plus il est prévu la réalisation d’un grand complexe touristique constitué d’hôtels haut standing, de résidences secondaires et de bungalows d’une capacité d’accueil de 4.020 lits et ceci n’est que le prélude à d’autres projets importants  qui viendront renforcer le secteur. En plus de ces infrastructures, des études prévoient la réalisation d’autres infrastructures de loisirs, de détente et de commerce, sans oublier l’étude d’aménagement de la ZET du Cap Ivi qui s’étend sur une superficie de 84 hectares et qui a été achevée par un bureau d’étude égyptien. L’étude prévoit aussi la réalisation de deux hôtels cinq étoiles d’une capacité d’accueil de 1770 lits en plus d’autres infrastructures d’accompagnement. On peut d’ailleurs s’attendre à ce que les investisseurs étrangers et privés se bousculent pour investir dans ce créneau. Raison de plus pour consolider la filière touristique de par la mise en place d’une carte des zones les plus adaptées d’où le réaménagement des sites et de toutes les plages de la wilaya, du fait que celle-ci compte plus de 48 sites qui seront appelés à accueillir les millions d’estivants.

Réf : Quels sont les Objectifs que s’est assigné votre secteur et qu’elle est la place de l’artisanat ?
La directrice : Vous savez les objectifs sont importants dans un tel secteur, et celui-ci demande un certain dynamisme, pour une évolution constante du point de vue qualité  d’accueil et prestation de service, c’est ce qui fait d’ailleurs la réputation d’une ville ou d’un pays. Pour notre part, nous nous sommes assignés cet objectif et notre exigence est d’autant plus importante pour ce qui est des règles, de l’hospitalité selon nos valeurs ce qui est primordial,  aussi faut-il juste revaloriser  ce potentiel et créer les meilleures conditions  pour accueillir les investisseurs potentiels et c’est d’ailleurs dans cette perspective, qu’un travail de restructuration en profondeur a été déjà mis en œuvre en vue de l’implantation d’unités touristiques performantes. Plusieurs porteurs de projets ont été invités à investir dans ce domaine et à tirer profit des mesures mises en place par l’Etat. D’autre part qui dit tourisme dit artisanat, expositions portes ouvertes sur les métiers et manifestations culturelles, d’où le riche programme envisagé et ce en collaboration avec les autres secteurs pour faire valoir le savoir-faire des artistes et des artisans de la wilaya, pour attirer les touristes et encourager l’investissement. L’un ne va pas sans l’autre et le développement du Tourisme, de l’artisanat, de la culture ont tendance à se replacer en pole position du fait que Mostaganem est à vocation culturelle. Vue sa proximité avec les pays méditerranéens Mostaganem peut se targuer de réunir toutes conditions pour réussir son pari,  surtout avec le festival du théâtre amateur qui se tient chaque année et qui attire de nombreux visiteurs nationaux et étrangers, ce qui donne à la ville un cachet particulier et une dimension internationale, car croyez-moi le futur doit s’inscrire dans une stratégie de développement économique globale  et  le tourisme pourrait être un vecteur important pour l’économie locale de la wilaya de Mostaganem.

Benyahia Aek
Jeudi 28 Juin 2012 - 13:10
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MOSTAGANEM
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1.Posté par Rasta le 28/06/2012 14:59
Les plus belles plages? Et Zeralda, Chenoua, Tipaza, Sidi Feruch dans l'Algérois et Les Andalouses, Madagh, Bouzedjar, Bousfer, Terga, Benmhidi, Sidi Ouchaa à l'oues et enfin , Tichy, La Calla, Collo, Skikda, Bedjaia et Djidjell à l'est. Mostaganem est bien derrière ces lieux cités. Ne leurrez pas les gens.
Je n'ai pas vu d'Algériens venir de Médéa, Tizi Ouzou ou Souk Ahras vers Mostaganem en été.

2.Posté par karimus le 28/06/2012 23:20
8 millions de salissures oui, une direction du tourisme dites vous ! c'est une mascarade laissée à une poignée de nuls, "Tourisme", des plages sales, des aires de stationnement laissé à des bandits au vu et au su des autorités qui laissent faire, des restaurants et buvettes crados y'a qu'à voir le tablier de la serveuse, supposé femme et propre, vous vous foutez de qui, votre direction n'est même pas capable de prendre en charge ces estivants ne serait ce que par la confection de cartes des lieux à visiter, restaurants, sites historiques, normal, là où on va c'est sale et craintif, arrêtez S.V.P de faire semblant et par pitié rendez à El emir ce qui appartient à El émir, gestion rurale, visage rural, "Chouf Kidir !", "Hada ta3na : il est parmi les nôtres", "En attendant", " Ya wedi chaab moussekh", eh oui comme ses chefs, Allah yostor quelqu'un m'a dit et un autre m'a dit : "Echta ibène men khrifeh" et khrif Mostaganem la belle eh ben il est ... à bon entendeur, salam.

3.Posté par ben le 29/06/2012 13:15
quand la directrice du tourisme dit : De plus il est prévu la réalisation d’un grand complexe touristique
elle parle surement des terrains côtiers a ben abdelmalek ramdane à 27kms de mostaganem
qu' on nous a voler une partie pour faire une route sans nous demander et qu'on finira par tout nous prendre certains terrains appartienne a des enfants d'anciens combattants
ou on a pas le droit de construire ce qu'on veut car on doit construire par rapport au plan de construction du ministre du tourisme qui ce trouve à la mairie de ben abdelmalek ramdane toujours sans nous demander notre avis si sur plan il doit il y avoir un hôtel 4 étoiles sur le terrain on doit soit construire un hôtel 4 étoiles avec un délai ou obliger de vendre a l'état qui a fixer le prix du mètre carré
question pour la directrice du tourisme
a combien vont revenir le mètre carré du terrain de ma famille au saoudiens sachants que l'état a fixer le prix a 3600dinars le mètre carré il y a déjà des personnes de ma famille sans avoir le choix ils ont vendu a l'état reçu par le ministre a alger

4.Posté par Dounia le 29/06/2012 20:09
Mostaganem c'est une belle ville avec ses plages, ses paysages etc... elle peut drainer des touristes de l'intérieur du pays et de l’extérieur hélas c'est devenue une ville délaissée absence totale des autorités locales. La saleté saute aux yeux, "médina jédida " a remplacé son ancien centre de ville impossible pour le citoyen de circuler. La liste est longue il faudrait toute une page. Les belles plages c'est vrai mais, les infrastructures qui manquent. c'est de la mascarade comme vient de le dire Karimus.
Ne vous en faites pas, le Mostagnémois ne va pas passer ses vacances en Tunisie ou au Maroc s'il y avait tout chez lui.Marrakech sans plages est devenue une destination internationale.

5.Posté par fmaryam le 30/06/2012 10:29
ya beaucoup de poussiere et des travaux ( sablettes oureah ) normalement les travaux se font a une periode non estivales...et pas au moment de l'arrivée des touristes..la honte..a qui la faute ???

6.Posté par yasmine27 le 30/06/2012 19:43
laissez Mostaganem tranquille madame la directrice ...
....كMOSTAGANEM VILLE SEREINE
....MOSTAGANEM...., point de chute réputé des saints marabouts, savants et érudits

.....MOSTAGANEM SEREINE..... et baignant dans la plus sûre des tranquillités...MOSTAGANEM , ville protégée sous la bénédiction de ses saints qui n’ont de cesse de hanter les quatre coins d’une aussi vaste contrée.......laissez Mostaganem tranquille madame aychouche
مستغانم داخلها شهيد و ظالمها شريد

7.Posté par Ghodbane3labladi le 30/06/2012 22:13
Toutes les plages situées à proximité des zones urbaines sont polluées par les quantités énormes d'eaux usées qui s'y déversent 24 heures sur 24. Il n'y a que les plages situées plus à l' Est (à partir de la plage de Ch3aïbia) qui sont moins polluées.

8.Posté par Leila le 01/07/2012 11:43
Madame la directrice du tourisme se moque du monde elle est à Mostaganem depuis 2005 cela fait 7 années! alors que les autres directeurs d'exécutifs ont changer de wilaya au plus ou bout de 5 années.
Pourquoi est- elle encore à Mostaganem?! Il est de notorièté public qu'elle est incompétente et prends des libertés avec la loi. Elle est trop liées à des intérêts locaux souvent irrégulier il faut quelle suivent le mouvement des mutations pour que l'on est une nouvelle dynamique à Mostaganem, Ce n'est pas parcequ'elle acheter une maison à Stidia ou quelle souvent dépressive quelle doit rester!

Arrêter de dire que les investissements vont se dévelloper sur quelle terrains foncier?!! Tout les terrains appartienne à l'Etat on sont préempter par lui. la seule formule c'est le modèle communiste collectiviste qui perdure: soit concession, soit nationalisation, qui va investir des milliards sur des terres qui ne lui appartienne pas et comment dévelloper le tourisme quand ce sont des fonctionnaires les vrais patron, il faut liberaliser complétement ce secteur sinon nous n'aurons que le plaisir de "regarder" les belles plages et dunes

9.Posté par Ghodbane3labladi le 01/07/2012 21:13
Madame Leila. Vendons ce qui reste du pays (car une bonne partie a déjà été vendue à vil prix), vendons donc ce qui reste aux trafiquants de drogue, aux voleurs, aux spéculateurs et aux corrompus afin qu'ils construisent des lupanars.

10.Posté par Zola de Beymouth le 03/07/2012 22:58
Quelle tristesse de lire les commentaires des Mostaganémois actuels désabusés par des propos "officiels" fallacieux...!

Je suis né il y a maintenant 65 ans aux Sablettes dans un petit cabanon où il n'y avait pas d'eau courante, pas d’électricité , pas de commodité! J'y ai vécu jusqu'en 1962 avec seulement pour agrément, l'eau douce qu'il fallait aller chercher dans des bidons et à pieds à la fontaine sur la route derrière la dune.
A cette époque, la plage était propre, les petits restaurants de plage accueillaient tous les vacanciers sans discrimination "Patos" Musulmans, Juifs, Espagnols, Français, etc. et avec bienveillance et courtoisie. Les voitures étaient souvent garées en bordure de dune et souvent restaient les vitres ouvertes à cause des grosses chaleurs, et il n'y avait pas de voleurs.... Un garde champêtre aidé d'un auxiliaire, tous deux Musulmans, faisaient seuls la circulation et permettaient aux visiteurs de se garer en toute quiétude.
Ils n'y avait pas de système de ramassage d'ordure ménagères mais on ne trouvait aucun détritus sur les plages. Chaque petit restaurant de plage nettoyait sa parcelle de plage et le garde champêtre veillait à ce que personne ne salisse cette merveilleuse plage des Sablettes.

Nous n'avions pas les moyens que déclame l'actuelle Directrice du tourisme, mais les gens étaient heureux de venir se rafraîchir, pêcher, et déguster les oursins et restaient sur la plage jusqu'à ce que le soleil se couche sur l'horizon en formant des paraboles merveilleuses et rougeâtres!!!

Oui Madame la Directrice du tourisme.... Vous avez un sacré boulot à entreprendre pour vraiment donner à Mostaganem le site touristique qu'elle mérite!

Je salue mes amis Mostaganémois en leur demandant de garder courage ... ! Qui sait? Un jour viendra !!!

Amicalement et fraternellement

11.Posté par Ghodbane3labladi le 05/07/2012 01:51
M.Zola, vous parlez d'une époque où il y avait 9 millions d'indigènes qui habitaient à 95 % dans les campagnes et les montagnes et dont 0,0001 % allaient à la plage et moins d'un million de chrétiens et de juifs. Et jusque dans les années 70 la plage des Sablettes était presque déserte en plein été.

12.Posté par Zola de Beymouth le 05/07/2012 17:27
Cher Ami Ghodbane3labladi,
Je ne sais pas quel âge vous avez actuellement et si vous avez connu cette plage avant 1962 ; personnellement je peux vous confirmer que la plage des Sablettes était noire de monde en été à cette époque, surtout le samedi et le dimanche car le reste de la semaine les gens travaillaient beaucoup... les congés des ouvriers n’étaient pas si importants que maintenant et c’est seulement vers la fin du mois de septembre que la plage redevenait « normale » car la rentrée scolaire mettait fin à cette période.
Oui, je conviens que la population de l’intérieur du pays ne venait pas souvent se rafraichir au bord de cette belle mer Méditerranée, mais je me souviens aussi que de temps en temps, venant de Relizane ou de Mascara, arrivaient des camions entiers de villageois qui organisaient des fêtes et des méchouis auxquels j’ai eu le plaisir, enfant, d’assister. Et quand ils repartaient il ne restait plus sur le sable que l’emplacement du grand feu qui avait servi à rôtir le mouton.
Malheureusement, je ne connais pas la fréquentation de cette plage aujourd’hui mais si j’en juge aux commentaires que j’ai lu plus haut, ce n’est pas là le problème… n’est-ce pas plutôt une question de responsabilité individuelle et collective ? Voire même le désœuvrement d’une partie de la jeune population en difficulté ?
Je ne veux surtout pas critiquer, mais je reste factuel en lisant les messages et les articles parus sur REFLEXION qui m’informe et me rattache à ma ville natale.
Cordialement

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