REFLEXION

La délinquance en hausse à Bechar



A Bechar à l’instar des autres villes du pays, la démographie sans cesse croissante et les mutations socioéconomiques enregistrées ces derniers temps dans divers domaines semblent être à l’origine d’un changement sociétal, notamment en milieu juvénile  alarmant. En effet, la délinquance bat son plein, en dépit  des efforts déployés par les pouvoirs publics pour venir à bout de ce phénomène. Les obscénités proférées dans la rue et les lieux publics conjugués à l’absence de tout respect d’autrui  et à la violence, font dire à beaucoup de gens que les valeurs ancestrales, la charité, l’amour du prochain, et la docilité, dont étaient réputés les gens du sud ne sont plus que de la poudre aux yeux. Tout ou presque a été perdu, dira-t-on. La société semble avoir renoncé à se défendre et les citoyens sont devenus incapables par égoïsme de s’impliquer ou même de participer à la gestion d’une situation donnée qu’ils soient impliqués ou pas. Les gens semblent vivre au rythme  des habitants d’une grande ville et ne pensent guère à l’autre. L’indifférence et l’égocentrisme semblent avoir pris le pas sur certaines valeurs morales spécifiques  à ce milieu social et des maux sociaux étrangers à cette société ont fait leur apparition fracassante, appuyant un changement jugé négatif par les anciens des autres générations, devenus père et grand père. En effet plusieurs crimes et délits  en tout genre de droit commun sont enregistrés depuis le début de cette année, ainsi que des actes de vols avec violence, apprend-on auprès des services en charge de la gestion de ce dossier. On recense une moyenne de 250 actes délictuels par an, ajoute notre source. La grande majorité des parents tente  de dissuader leurs enfants de renoncer à l’usage de la force physique, cela a paradoxalement rendu l’usage de la violence plus efficace, un effet inverse s’est produit, dira-t-on. Ce désengagement de la violence chez beaucoup d’honnêtes gens est tel, que les délinquants semblent avoir saisi cette occasion d’absence de résistance de leurs victimes et n’hésitent pas de passer à l’acte. Ainsi, le citoyen se trouve physiquement et moralement désarmé. Il ne se passe pas un jour à Bechar, sans que les services d’ordre ou de la gendarmerie nationale ne mettent pas la main sur un ou deux groupes de délinquants en flagrant délit. Pour beaucoup de citoyens interrogés, la répression s’avère indispensable pour affirmer les valeurs qui doivent prévaloir dans la société. Cette recrudescence de la délinquance et de la criminalité est devenue possible à cause de la perte des freins sociaux et le recul un peu des instruments de la répression, ont relevé non interlocuteurs. Avant d’ajouter : le laxisme a introduit dans les esprits de ces délinquants l’idée qu’il existe un droit au vol. Dans cette optique les victimes qui résistent doivent être punies. Pour sa part un officier de police indiquera : «  désormais la situation n’est plus comme auparavant, notre pays a ratifié des traités, lois et règlements sur le plan international ayant trait aux droits de l’homme que nous sommes tenus de respecter ». Selon  un professeur de droit de l’université de Bechar, la criminalité n’est pas une conséquence de la pauvreté. Au contraire, plus une société est riche et prospère, plus elle est criminogène parce que les tentations et les cibles sont plus nombreuses et plus vulnérables.    

Fendaoui Hadj
Lundi 28 Avril 2014 - 11:11
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