REFLEXION

La coupe du monde est-elle une fête planétaire?



La coupe du monde est-elle une fête planétaire?
Si le mondial est l’occasion rêvée pour des milliards de Terriens de pouvoir vivre des moments de liesse durant un mois et, par là, oublier, un tant soit peu, les vicissitudes de la vie, le développement de l’industrie footballistique leur accorde-t-il ce privilège ? Depuis quelques années, suivre l’événement planétaire devient un luxe dans la mesure où, pratiquement, cela n’est plus permis qu’aux Nantis qui ont les moyens de tout se payer. La FIFA conclut des marchés juteux avec quelques entreprises et les propriétaires de droits exclusifs imposent leur diktat en demandant aux télévisions nationales des sommes astronomiques, ce qui met en difficulté nombre de pays qui ont de plus en plus de mal à acquérir les droits de retransmission télévisée. Si un match peut coûter un million de dollars, un peu moins ou un peu plus, cela signifie qu’il faudra que les T.V mettent le gros paquet pour espérer garantir la diffusion des matchs à tous leurs téléspectateurs, même lorsqu’il s’agit de rencontres où leurs propres pays sont engagés. Vu les montants vertigineux demandés par les détenteurs de droits, les T.V. « démunies » doivent engager de dures et longues négociations afin d’acquérir le droit de diffuser quelques matchs parmi ceux qui coûtent le moins cher. A ce rythme, et si les clauses de cession des droits ne sont pas revues de manière à lâcher un peu du lest, suivre les compétitions d’envergure internationale, voire nationale relèvera, bientôt, du domaine de l’impossible pour de très nombreux téléspectateurs du Tiers-Monde. Ces défavorisés qui ont déjà beaucoup de mal à faire face aux problèmes de la vie quotidienne devront mettre un trait définitif quant à la possibilité de suivre les compétitions sportives, le football en particulier, qui peuvent constituer un moyen d’évasion et de défoulement leur permettant d’oublier quelque peu leur mal vie et leur mal-être quotidien. Non contents de les avoir privés du droit à la nourriture, au logement, au travail et d’autres éléments nécessaires à une vie digne, voilà qu’on leur « retire » le droit d’oublier leur souffrance en les empêchant de regarder un match de football censé les « anesthésier » un peu et leur permettre, ainsi, de se débarrasser, même momentanément, de la douleur intense qui les accompagne sans cesse.

Ghouti Zenasni
Lundi 14 Juin 2010 - 11:06
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CHRONIQUE
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