REFLEXION

La conduite est un calvaire à Oran

Les automobilistes s'accordent à dire que la circulation sur les routes de la wilaya est un véritable enfer. A tous points de vue, conduire aujourd'hui est un exercice non seulement désagréable mais périlleux. Avec ses milliers de km, le réseau routier étouffe. Sa capacité d'accueil est de loin inférieure à l'importance en nombre du parc automobile qui ne cesse d'augmenter.



La conduite est un calvaire à Oran
Avec plus de 300.000 véhicules, et le trafic routier dans les wilayas limitrophes, les routes ne suffisent plus pour accueillir ce nombre dont 40.000 poids lourds. Ni les campagnes de sensibilisation, ni les mesures drastiques imposées par les pouvoirs publics n'ont réussi à fluidifier et sécuriser le trafic routier. Toutes les causes participant à faire de la conduite un véritable calvaire sont présentes. En plus de ce parc automobile, plusieurs phénomènes viennent compliquer cette situation. Malgré l'existence théorique d'une police des voiries dont la mission est de protéger le réseau routier, ce dernier subit quotidiennement des agressions de tous genre. Cette police qui dispose d'un effectif insignifiant d'une vingtaine environ d'agents est carrément ignorée par les citoyens et les pouvoirs publics. Son effet est quasiment nul. En effet, l'automobiliste qui s'aventure sur les routes de la wilaya constate le nombre effarant de dos-d'âne. Ils sont des milliers à être dressés par les citoyens au mépris des normes conventionnelles. Ces derniers érigés, justifie-t-on, pour limiter la vitesse de certains chauffards, causent d'énormes retards et d'interminables embouteillages. Aujourd'hui, les bouchons ne sont plus uniquement à l'entrée de la ville mais dans quasiment toutes les entrées de villages. Consulté, un spécialiste en psychologie explique l'effet de causalité entre ces dos-d'âne et l'excès de vitesse. Un conducteur qui passe des heures pour faire quelques mètres est généralement porté à faire de la vitesse à la sortie de l'embouteillage. Aménagés en nombre proportionnel, les dos-d'âne provoquent l'effet contraire à leur vocation. Par ailleurs, les agressions ne sont pas uniquement le fait des populations. Les entreprises des travaux publics sont en grande partie responsables de l'état désastreux des routes. La réalisation des projets sans respect des priorités a engendré un désastre sur ces chemins sans compter les rallonges budgétaires. En effet, il est devenu aujourd'hui anodin de voir une entreprise enlever le bitume pour faire passer des canalisations. Une fois le chantier réceptionné, la route reste impraticable.
Des cas du genre se comptent par milliers et dans toutes les communes. Cette situation est à l'origine de nombreux accidents en plus des désagréments quasi permanents sur les routes. L'automobiliste à qui l'on demande de respecter les règles du Code de la route conduit déjà dans un état psychologique anormal. Le stress, la colère et l'impatience participent d'une certaine manière à l'hécatombe qui se produit sur nos routes. El Bahia comme les autres wilayas, fait partie d'un pays classé à la quatrième place mondiale avec 6787 morts sinon plus dans des accidents de la circulation. Ce chiffre, selon des spécialistes, ne prend pas en compte les décès survenus après des blessures nécessitant hospitalisation.

Medjadji H
Samedi 19 Novembre 2011 - 10:51
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Oran
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