REFLEXION

La cherté de la vie, source de préoccupation des ménages à Tlemcen



La campagne électorale des législatives risque de ne pas avoir l’impact attendu sur un grand nombre de citoyens vu que ces derniers sont confrontés à une quotidienneté stressante caractérisée par un coût de la vie de plus en plus difficile à supporter. Lorsque la cherté touche les produits de grande consommation, c’est la subsistance même qui est menacée. Ces jours-ci, la situation est insoutenable pour de nombreuses familles en raison de leurs grandes difficultés à assurer leur nourriture quotidienne vu les prix affichés. La pomme de terre qui, comme tout un chacun sait, est la denrée la plus convoitée par les classes sociales modestes est devenue inaccessible. Selon sa qualité, elle se vend entre 90 et 110 Da/kg dans les différentes localités de la wilaya et ces prix excessifs pour le commun des mortels perdurent au grand dam de ces gens qui ne savent plus à quel saint se vouer à un moment où l’accès à la nourriture devient de plus en plus aléatoire. Le tubercule qui, il n’y a pas si longtemps, ne quittait jamais les tables commence à « s’absenter » et son absence est de longue durée pour un certain   nombre de familles comme le dira un père de famille quadragénaire habitant la localité de  Aïn Youcef « Je n’achète plus de pomme de terre depuis que son prix a atteint 80 Da/kg. Elle est aux abonnés absents au grand dépit des enfants qui en raffolent. Eu égard à mes ressources limitées, je me rabats sur les pâtes, seul moyen d’assouvir notre faim ». D’autres familles doivent se contenter des fèves à 40 Da/kg pour garnir leurs tables, parfois, matin et soir. Pour l’anecdote, il y a deux jours, une ménagère de Remchi a eu cette réflexion lorsque le marchand de légumes du coin lui a dit que le prix de la pomme de terre était de 110 Da/kg : « Vous ne devriez plus mettre la pomme de terre avec les légumes à l’intérieur du local, sa place est à l’extérieur entre les pommes et les bananes ». Ces propos montrent on ne peut mieux que le tubercule devient inabordable pour les petites, et même moyennes bourses. La tomate, autre aliment incontournable, est cédée entre 90 Da/kg pour celle de très petit calibre et … 160 Da/kg, de quoi dissuader les plus grands amateurs de ce produit. Ces deux exemples suffisent à eux seuls pour donner une idée sur les tracas de la vie quotidienne de la masse. 

Razen
Mardi 17 Avril 2012 - 10:54
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