REFLEXION

La bonbonne de gaz à 1 800 DA à Oran

Avec la vague de froid qui frappe ces jours- ci le pays en entier, et surtout les wilayas du nord, tel que la capitale de l’Ouest, les opportunistes n’ont pas raté l’occasion de se faire une grande fortune, et avec un produit qui ne devrait même plus exister, à savoir les bombonnes de gaz butane.



La bonbonne de  gaz à 1 800 DA à Oran
En effet, dans un pays exportateur de gaz naturel vers les pays européens, surtout l’Espagne, la France et l’Italie, certaines régions de l’Algérie, et à titre d’exemple, ces communes, localités et cités de la wilaya d’Oran, attendent depuis la nuit des temps leur raccordement au réseau du gaz de ville, et en attendant cette grande bonne nouvelle, les habitants de ces régions utilisent toujours le gaz butane, en bouteille. Mais le problème, et avec cette grande vague de froid, ce sont les détaillants qui se font une importante fortune avec ce produit, sachant que le prix de la bombonne a atteint, dans certaines communes, localités et cités d’Oran un seuil incroyable. 1 800 Da la bouteille. Malheureusement c’est la vérité, après qu’elle n’ait couté que 250 ou 300 Da comme un prix maximum, la bouteille de gaz butane a dépassé ses limites, et s’est vendue, dernièrement, à 1 800 Da l’unité. Où se situe le problème ? Il s’agit là d’une question que nous avons posé à un cadre de NAFTAL, qui nous a affirmé que la société vend l’unité de bouteille de gaz butane à un prix bas, qui n’atteint pas les 150 DA, aux livreurs. « S’il y a une incroyable hausse du prix, c’est à   partir du moment où les livreurs quittent les dépôts de NAFTAL. Ce sont eux qui peuvent jouer avec le prix de la bouteille de gaz butane, sans oublier les commerçants détaillants, qui, eux aussi, procèdent, certainement, à la flambée des prix. Mais pour atteindre 1 800 Da l’unité, c’est de la folie et du vol en flagrant délit » continuera notre même interlocuteur. Par la suite, nous avons eu un petit entretien avec l’un des livreurs de gaz butane de la wilaya d’Oran, qui nous a affirmé qu’il se procure le produit à un prix élevé de chez NAFTAL. Nous lui avons demandé de nous procurer un bon d’achat ou de livraison pour nous assurer de cette information, sauf que ce dernier a carrément refusé, sous prétexte qu’on ne faisait pas partie du service du contrôle des prix. Pour notre troisième destination, nous nous sommes rendus au niveau des quartiers populaires de Haï En Nour  et El Yasmine, où nous nous sommes entretenus avec plusieurs commerçants, qui nous ont précisé qu’il y a, depuis quelques semaines, une très forte demande de bouteille de gaz butane, mais l’offre ne suffit pas à tout le monde. « Les livreurs ont fait augmenter les prix, sous prétexte que cela a débuté au niveau de NAFTAL, ce qui ne leur permettrait pas de se procurer une quantité importante de ce produit, qui est devenu plus que nécessaire que le pain » nous déclarera Z.Kadirou, un commerçant de Haï En Nour. Dans cette grande partie de Ping-pong, les trois parties (NAFTAL-Livreurs-Détaillants) se jettent la responsabilité entre eux, mais le seul qui paye la sauce est tout simplement le malheureux et pauvre citoyen. Le gouvernement doit bouger pour mettre fin à cette catastrophe. Et le service de contrôle des prix, où est son travail dans cette situation ?

A.Yzidi
Lundi 13 Février 2012 - 11:23
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Oran
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