REFLEXION

La France allume la mèche du printemps marocain

Des milliers de manifestants devant l'ambassade de France à Rabat

Deux plaintes déposées en France pour "complicité de torture" contre le Maroc, ainsi que des propos prêtés à un ambassadeur français, ont tendu les relations entre le Maroc et la France. Résultat: des milliers de personnes ont manifesté mardi après-midi, devant l'ambassade de France à Rabat, pour protester contre les propos blessants de la France.



En effet, plusieurs milliers de personnes ont manifesté mardi après-midi, en ordre dispersé mais dans le calme, devant l'ambassade de France à Rabat, pour protester essentiellement contre des propos «blessants» sur le royaume attribués à un diplomate français, a constaté un journaliste de l'AFP. Venus pour une partie d'entre eux de Casablanca en bus, plusieurs centaines de Marocains, parmi lesquels des membres des Jeunesses royalistes, ont à leur tour exprimé leur courroux devant l'ambassade de France à Rabat. «Les mots utilisés par l'ambassadeur français sont des insultes pour le Maroc et tous les Marocains», a déclaré à l'AFP l'un des coordinateurs, Saïd Sebri.

Diplomate français : Le Maroc est une ‘’maîtresse’’ avec laquelle on dort toutes les nuits ..!

‘’Le Maroc est une maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n'est pas particulièrement amoureux mais qu'on doit défendre’’, aurait affirmé en 2011 le diplomate, selon l'acteur espagnol Javier Bardem, producteur d'un documentaire sur le Sahara occidental et bête noire de Rabat. D'après le journal Le Monde, qui a rapporté ces propos jeudi dernier, leur auteur serait l'ambassadeur auprès des Nations unies, où Paris est un soutien traditionnel de Rabat sur le dossier du Sahara, une ex-colonie espagnole contrôlée par le Maroc mais revendiquée par des indépendantistes. Le Quai d'Orsay a catégoriquement démenti ces propos, mais Rabat les a qualifiés de «scandaleux» et «inadmissibles». A l'origine de la crise diplomatique, le dépôt d'une plainte contre un haut responsable marocain pour « complicité de torture », jeudi 20 février, par une organisation non gouvernementale (ONG), au nom d'un militant pour l'autodétermination du Sahara occidental. Condamné en 2013 à trente ans de prison, Ennaâma Asfari dit avoir signé des aveux sous la torture. Il est soutenu par l'ONG Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT), qui a profité de la présence en France du patron du contre-espionnage marocain, Abdellatif Hammouchi, pour saisir la justice. Dans la foulée, sept policiers se rendent à la résidence de l'ambassadeur du Maroc à Paris pour notifier à M. Hammouchi une convocation émanant d'un juge d'instruction. Le Maroc réagit vivement, en rejetant « catégoriquement » les accusations et en convoquant l'ambassadeur de France à Rabat pour déplorer un « incident rare et inédit ».

Riad
Mercredi 26 Février 2014 - 20:14
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