REFLEXION

La DCP face aux barons de l’informel à Achaacha

Durant la matinée de jeudi dernier, quelques dizaines de commerçants d’Achaacha ont observé un mouvement de grève en baissant les rideaux de leurs boutiques. Vers 9h du matin, en guise de protestation contre les sorties de contrôle des agents de la DCP, ils se sont rassemblés devant le siège de l’inspection territoriale nouvellement installée à Achaacha. A première vue, il n’y a rien d’extraordinaire dans ce mouvement de contestation déclenché par une frange de la société en ces temps de contestations cycliques qui ont touché la quasi-totalité des segments de la société donnant l’impression d’insatisfaction généralisée.



La DCP face aux barons de l’informel à Achaacha
Evidemment, les commerçants ont le droit de s’organiser, de se rassembler et de protester mais lorsqu’ils deviennent volontairement ou par ignorance, des pions entre les mains de cercles occultes  qui cherchent à dicter leurs propres lois,  alors, là, le problème est d’une extrême gravité. Lors de nos investigations  pour   dévoiler les dessous de ce mouvement de protestation, nous avons pu mettre à nu les tenants et les aboutissants, quoi que partiels, de cette mascarade. D’ailleurs, l'attitude qu'adoptent les commerçants au moment où les agents de la DCP effectuent leur tournée de contrôle laisse supposer qu'ils sont tous en infraction. Sinon, pourquoi baissent-ils les rideaux de leurs boutiques pour éviter le contrôle ?  De sources dignes de foi, l’installation récente, il y a à peine un mois,  d’une inspection territoriale  de la DCP dans la daïra d’Achaacha n’a pas été du goût de certains barons locaux  du commerce. Amassant l’essentiel de sa fortune de l’informel, de la fraude et du trafic de tout genre, cette mafia locale du commerce s’est alliée avec certains politicards parmi les élus locaux pour faire face aux missions d’une institution étatique dont le rôle principal est d’appliquer les lois de la république et de mettre de l’ordre dans le créneau, longtemps gangrené par la rapine et la voracité de ces  commerçants sans scrupules. Dès le début, des responsables locaux étroitement liés aux mafiosi du commerce ont affiché des résistances à l’installation de l’inspection en recourant aux différents subterfuges pour avorter le projet de l’arrivée d’une inspection de la DCP. Une fois celle-ci installée contre vents et marées, les manœuvres des comploteurs commencèrent. Une campagne de dénigrement et d’intox a été mise en œuvre par les sbires de certains milieux politico-financiers pour semer la zizanie parmi les commerçants de la région et diaboliser les agents de la DCP. D’après nos sources, la grève de jeudi a été préparée depuis bien longtemps. Pour preuve, une infime partie des commerces ont été inspectés. Depuis un mois d’activité, les agents de la DCP n’ont établi qu’un seul PV d’infraction qui concernait un  défaut d’hygiène. Il a été décidé que l’essentiel de leurs missions, pour une période préliminaire de six mois, se focaliserait uniquement sur le volet sensibilisation. Approchés par nos soins, de jeunes cadres de l’inspection dont la probité et la compétence sont irréprochables, nous ont révélés qu’ils ont été victimes de chantage et d’intimidation, directes et indirectes, de la part d’un haut responsable local. En se comportant en « Kaïd » d’une époque révolue, il leur a demandé d’une manière explicite d’être apathiques et ne pas ébranler l’ordre établi.  Quelle médiocrité ! Etrangement, le mouvement de protestation de jeudi  a été mené par des personnes qui n’ont pas la qualité de commerçants et ceux qui le sont   n‘ont pas été, jusqu'à  maintenant,  touchés par les sorties d’inspection. Les commerçants ont été dupés et manipulés par des gens véreux, des « balatagia » au service de milieux occultes, pour exécuter un complot dont le but est de  servir et maintenir les intérêts occultes de certains milieux politiques et financiers. Il n’y a point de doute sur l’implication de certains politicards, dont des élus locaux,  dans le coup. Par leurs conspirations, ils cherchent à gagner la confiance et  le soutien des commerçants, en termes de voix et de finances,  lors des prochaines joutes électorales même en faisant fi aux lois de la république  et en portant atteinte à  l’ordre public par leurs malversations machiavéliques. Les  masques sont tombés et l’heure est à la vigilance. Les citoyens éveillés sont outrés par de tels agissements  de la part de ces élus malhonnêtes, censés être respectueux des lois et dont leur mission est de veiller au respect de ces mêmes lois par tous. Ils demandent à l’attention des hautes autorités que la lumière soit faite sur cette affaire pour démasquer les conspirateurs qui œuvrent lâchement à faire régner la loi de la force alors que l’institution qu’ils veulent déstabiliser par la machination et le chantage est là pour faire régner la force de la loi. La médiocratie cause sans cesse d’énormes dégâts à la nation, la combattre est le devoir de tous et il n’est jamais trop tard. Si l’Etat abdique à de tels agissements, il sera  possible qu’un jour les malfrats de tous bords protestent pour demander le départ des services de sécurité et bonjour l’anarchie…

Adda Abdelwahab
Lundi 6 Février 2012 - 21:56
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MOSTAGANEM
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