REFLEXION

LYCEE «IBRAHIM TAZI» A ORAN : Protestation contre les classes des «élites» surchargées

Avant-hier, les enseignants du lycée Ibrahim Tazi ont observé un débrayage d'une journée. En effet, ce mouvement de protestation fait suite à une action similaire mais limitée à deux heures, observée mardi dernier.



Ces derniers tiennent à préciser qu'aucune organisation syndicale ne parraine ce mouvement,  ils déclarent qu'ils sont soutenus par une partie des parents d'élèves, en l'absence de l'association des parents d'élèves. La question des deux classes de spécialité Maths LM, classes des élites est l'unique raison de ce débrayage. De tradition et pratiquement dans tous les établissements de la wilaya d'Oran, le nombre d'élèves dans ce type de classe ne dépasse pas la vingtaine. Or, au lycée Ibrahim Tazi, la deuxième année et la terminale Maths LM enregistre, chacune, le double d'élèves, voire plus, a affirmé un parent d'élève et un enseignant.  On a appris  aussi qu'il y a 52 élèves en seconde et 45 élèves en terminale. « On ne peut pas enseigner les maths à autant d'élèves dans une même classe», a lancé un enseignant. Un autre ajoutera : « au lycée Lotfi, par exemple, on relève, uniquement, 20 élèves par classe ». Avant d'arriver au débrayage, les parents d'élèves et les enseignants ont entrepris des démarches, notamment auprès de la direction de l'Education. A la mi-septembre, une délégation a été reçue par le chargé de l'Organisation pédagogique, dans cette institution. Ce responsable a promis d'examiner le cas qui lui a été posé. Lundi dernier, une mission de la direction de l'Education s'est rendue au lycée, exclusivement pour examiner les possibilités de régler ce problème. Ces derniers affirment que la volonté de la direction de l'Education est sincère et que le blocage se situe au niveau subalterne, c'est-à-dire à celui de l'établissement. Dans ce cadre, on reproche même à l'association des parents d'élèves de se désintéresser de ce problème. «Les membres de cette association viennent au lycée quand il s'agit d'inscrire tel ou un tel »,  lance un enseignant. D'ailleurs, certains parents sont en contact, entre eux, pour initier une AG dans les semaines à venir et mettre en place une structure soucieuse des intérêts des élèves, nous dit-on.  Ce second débrayage sera suivi par une action plus étalée dans le temps. A moins que la direction de l'Education n'intervienne pour faire respecter ses propres décisions.

D. H
Mercredi 9 Octobre 2013 - 22:00
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Oran
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