REFLEXION

LUTTONS ENSEMBLE CONTRE LE CANCER : Un père raconte : vivre la maladie de sa fille !

Un enfant, un parent, un ami proche qui tombe gravement malade, cela touche tout l'entourage, qui bascule à son tour dans l'univers de la maladie. Comment traverser cette épreuve ? Comment aider celle ou celui qui affronte la maladie ? Un père raconte :



L’article paru jeudi dernier dans le quotidien ‘’Réflexion’’ relatif au parcours et à la souffrance de ce qu’a pu endurer cette pauvre femme dont le fils est mort à la suite d’un cancer ne peut laisser personne indifférent. C’est une pure et amère vérité, que confirmeront certainement les parents et amis qui ont vécu cette maladie atroce et ingrate qui tue. Peut-être que les professionnels du métier rencontrant des difficultés dans l’exercice de leur fonction partagent le même avis quand ils sont confrontés à la pression des surcharges de ces malades.  
 « Le stress et la peur, font perdre tout espoir, mais souvent l’être humain dont la santé est excellente, vivant le calvaire continu en accompagnant un patient dans tout son périple et voyage dans la maladie tel que le cancer et qui exige une attention très particulière et un suivi des plus rigoureux, doit s’attendre au pire, et parfois il doit subir les conséquences désastreuses et affreuses de la maladie et rencontrer des obstacles en matière de prise en charge concernant les examens, les analyses, les biopsies, les échographies, quand il font défaut dans les structures hospitalières concernées etc…, et qui doivent être effectués chez les privés, coûtant les yeux de la tête.»  Etant moi-même l’auteur de l’article suscité et père d’une fille âgée de 33 ans atteinte d’un cancer du sein depuis 2010, je compatis du plus profond de mon âme et de mon cœur  à la douleur de cette bonne femme qui a choisi de plaider la cause des cancéreux en ayant le courage de s’exprimer ouvertement, d’implorer les autorités et prévenir tout le monde afin d’avertir que le cancer est l’affaire de tous, que ce n’est pas une fatalité quand il est pris en charge à temps, il peut être vaincu comme n’importe quelle maladie. ‘’Ne dit-on  pas que l’union fait la force’’.

Il est encore temps de sauver des vies
Je ressens chaque mot qu’a pu prononcer cette brave mère qui a tant souffert accompagnant son fils dans son agonie et ses derniers instants d’existence et qui dit : je cite : « Mon fils avait peur de la maladie et de la mort’ ». Il faut la comprendre et partager son deuil. Un témoignage poignant auquel personne ne peut rester insensible, vu la douleur de cette mère marquée par la souffrance. Nous pouvons assurer et dire que ‘’ Ne ressent effectivement la douleur et le chagrin que celui qui a eu la malchance de traverser un tel désastre,  une telle épreuve et dont le parcours épineux est semé d’embûches accompagnant ce genre de malades cancéreux’’. En d’autres termes une traversée du désert horrible et sans répit qui demande beaucoup de courage. A cet effet, je ne souhaite à personne de vivre ce calvaire pour ne pas dire cauchemar qui détruit la personne la plus solide et coriace à petits feux.  Parler de prise en charge du malade cancéreux, c’est tout d’abord lui favoriser les soins le plus prés de chez lui, car personne n’ignore que l’éloignement et la distance est l’un des obstacles clés qui le fatigue et le plus souvent le pénalise, surtout quand le transport et autres commodités de prise en charge font défaut et à quel prix ? Ces déplacements coûteux programmés concernent essentiellement les cures de chimiothérapies et de radiothérapies ainsi que les contrôles au niveau d’autres wilayas plus ‘’chanceuses’’ dont les hôpitaux  universitaires sont dotés d’équipements propres au cancer et chapeautés par des professeurs spécialistes en la matière, aussi d’oncologues et de cancérologues qui luttent avec acharnement contre ce fléau du 21ème siècle. A l’instar des autres villes, Mostaganem est une ville bien positionnée géographiquement et démographiquement pour bénéficier d’un centre anticancéreux bien équipé afin de prendre en charge ses 32 communes, ainsi que d’autres wilayas limitrophes, dont  Relizane,  Chlef, Tiaret, Mascara  etc… Ce qui permettra à coup sûr un allègement des autres centres anticancéreux des autres villes du pays déjà saturées par le nombre de malades qui ne cesse de se multiplier et de s’accroitre au fil des jours. C’est le souhait tant attendu de  gens désespérés face à cette  cruelle maladie qui emporte chaque jour des milliers d’êtres humains tous âges confondus à travers la planète. Alors, n’est-il pas venu le temps pour que des personnes d’horizons divers à l’instar des associations pour la lutte contre le cancer de se rassembler et de s’impliquer pour mieux afficher leur solidarité avec les personnes malades et œuvrer pour l’installation d’une structure regroupant oncologie, centre de radiothérapie etc … doté d’un équipement dans le prochain  hôpital de 260  lits en cours de construction à Mostaganem. Le message de cette citoyenne est clair, pour une meilleure prise en charge, il faut se rapprocher le plus possible et davantage  de ces malades, et c’est également l’occasion de recueillir et communiquer des informations sur la situation concernant ces maladies afin de promouvoir la prévention, le traitement et la prise en charge de ces graves maladies chroniques.       

 

B. Adda
Samedi 15 Novembre 2014 - 17:02
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