REFLEXION

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION : Les nouveaux dossiers seront poursuivis dans la discrétion

Les enquêtes concernant les nouveaux dossiers brulants et déjà en cours vont se poursuivre mais elles seront entourées d’une discrétion totale. Et l’ouverture de nouveaux dossiers importants de corruption ne serait plus à l’ordre du jour avant plusieurs mois.



LUTTE CONTRE LA CORRUPTION : Les nouveaux dossiers seront poursuivis dans la discrétion
Les services de sécurité ont décidé de marquer une pause dans la vaste campagne de lutte contre la corruption déclenchée il y a quelques mois. Selon nos informations, les enquêtes concernant les dossiers déjà en cours vont se poursuivre mais elles seront entourées d’une discrétion totale. Et l’ouverture de nouveaux dossiers importants de corruption ne serait plus à l’ordre du jour avant plusieurs mois. A l’origine de cette décision, trois éléments importants. Le premier concerne l’impact de la campagne «mains propres» sur l’économie nationale. Cette dernière est depuis quelques semaines presque paralysée. La multiplication des investigations a rendu les managers publics et les cadres de l’Etat en charge des projets économiques plus prudents dans leur prise de décision, provoquant d’importants blocages de la machine économique. De nombreux responsables d’entreprises publiques évitent désormais de prendre des initiatives de gestion de crainte de se retrouver en prison. Les enquêtes ont également pesé sur le moral des cadres de l’Etat. Depuis le déclenchement des enquêtes, les demandes de mise à la retraite auraient augmenté. Autre phénomène observé : plusieurs hauts cadres de l’Etat ont refusé des promotions à des postes de responsabilité. A leurs yeux, de nombreux cadres mis en cause des affaires de corruption paieraient pour des erreurs politiques. Ils estiment aussi que les vrais auteurs des actes de corruption ne sont jamais inquiétés. Enfin, le déclenchement de la campagne anti-corruption a été maladroitement géré sur le plan médiatique. A l’étranger, elle a été interprétée comme un signe de fortes tensions au sommet de l’Etat algérien. Résultat, ces derniers mois, les intentions d’investissements de groupes étrangers en Algérie sont presque inexistantes. Plusieurs groupes présents sur le marché algérien ont fortement réduit leurs engagements. Même le GNL, le congrès mondial du gaz naturel qui aura lieu en avril prochain à Oran, risque d’être un véritable fiasco. A quelques jours de l’ouverture de l’événement dont la préparation aura coûté plus de 1 milliard de dollars, les ministres et les hauts responsables étrangers conviés à l’étranger semblent toujours hésitants. Il y a quelques jours, Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des mines, avouait que l’image de l’Algérie a été atteinte par le scandale de Sonatrach.

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Lundi 22 Mars 2010 - 23:01
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ACTUALITÉ
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