REFLEXION

LUTTE CONTRE EL-QAIDA AU SAHEL : Arrestation de sept terroristes par l’ANP

De sources concordantes, le mardi 2 mars, à Goundam, dans la région de Tombouctou, des arrestations de Maliens ont été opérées par les services de sécurité de l’Algérie et de la Mauritanie.



LUTTE CONTRE EL-QAIDA AU SAHEL : Arrestation de sept terroristes par l’ANP
Les personnes qui ont été interpellées sont, dit-on, soupçonnées de connivence avec les réseaux de narcotrafic. Cet acte intervient dans la foulée de libération des 4 terroristes d’Al Qaïda par notre pays et qui a déclenché une crise diplomatique avec ces deux voisins. La question que l’on se pose est de savoir pourquoi, malgré des accords bilatéraux dans ce sens, aucun de ces pays n’avait jamais agi de la sorte ?
C’est dans le cercle de Goundam, région de Tombouctou, qu’ont eu lieu les arrestations de ces maliens. Pour l’heure, on rapporte qu’en tout 7 personnes ont été appréhendées par les services de sécurité de l’Algérie et de la Mauritanie. Nos sources indiquent que ce n’est pas par suite de patrouilles mixtes entre ces deux pays que les personnes en question ont été arrêtées. Chacun ayant opéré séparément. Les individus arrêtés, qui, dit-on, ne sont pas de grandes personnalités, sont accusées de part et d’autre comme ayant des connexions avec les réseaux du narcotrafic et du terrorisme. Nos sources révèlent qu’ils ont été poursuivis depuis les frontières et que la course-poursuite s’est terminée à Goundam, où ils ont été arrêtés pour être reconduits chacun au pays où ils sont censés avoir commis le crime. Les Mauritaniens sont donc repartis avec leurs coupables qu’ils disent avoir surpris à leur frontière en train de commettre du narco-terrorisme, de même que les algériens. L’évènement aurait été considéré comme banal, s’il n’était intervenu dans la foulée de la crise diplomatique entre le Mali et ces deux voisins, suite à la libération des 4 terroristes d’Al Qaïda par notre pays, en contrepartie de l’élargissement du Français Pierre Camatte, fait otage depuis le 26 novembre 2009 dans le cercle de Ménaka par cette organisation criminelle d’obédience Ben Laden. Il faut rappeler que suite à cette libération - jugée controversée malgré les éclairages du ministre malien des affaires étrangères, Moctar Ouane mercredi soir à la télé - des terroristes d’Al Qaïda (2 Algériens, 1 Mauritanien et 1 Burkinabé) le jeudi 25 février dernier, les deux pays (l’Algérie et la Mauritanie) ont rappelé leurs ambassadeurs au Mali pour consultation. Ils entendaient protester contre ce qu’ils ont appelé le laxisme du Mali dans la lutte contre le terrorisme. Côté algérien, on enseigne que par cette libération des terroristes d’AQMI, le Mali n’a pas respecté la Convention bilatérale de coopération judiciaire, signée par les deux pays, et au nom de laquelle la demande d’extradition des deux ressortissants algériens, poursuivis par la justice algérienne pour des actes terroristes, a été formulée en septembre 2009 et réitérée en février 2010. Alger va plus loin dans sa justification en rappelant que le gouvernement malien viole par cette libération, les résolutions pertinentes et contraignantes du Conseil de sécurité des Nations unies et les engagements bilatéraux, régionaux et internationaux de lutte contre le terrorisme. Côté mauritanien, on a qualifié de surprenante la décision malienne de remettre à une partie terroriste son ressortissant réclamé par la justice mauritanienne, et trouve que cette mesure non cordiale porte atteinte aux relations séculaires existant entre les deux pays. La Mauritanie qui a subi ces trois dernières années une série d’attaques meurtrières revendiquées par AQMI, ne voulait vraiment que cette occasion pour lui de châtier exemplairement son ressortissant criminel, ne l’y échappe. Surtout qu’en ce moment, l’ex-général putschiste Mohamed Ould Abdel Aziz, cherche désespérément à réaffirmer son autorité sur son vaste territoire. C’est vrai qu’entre les trois pays, il y a des accords bilatéraux qui prévoient la poursuite des terroristes jusque sur le territoire de son voisin. Mais ne peut-on pas penser que ces arrestations opérées sur notre territoire, le mardi dernier, procèdent de la réponse expiatoire de ces deux voisins, consécutive à la libération des 4 terroristes. Surtout que cette disposition n’avait jamais été appliquée jusque-là par aucun de ces deux pays avec lesquels les relations sont aujourd’hui tourmentées. Pendant qu’un tel accord découle de la volonté des Etats à combattre l’insécurité dans toutes ses formes dans la zone, cette même Algérie servait d’arrière-garde pour la fantomatique Alliance du 23-Mai pour le changement, au temps de sa rébellion. L’Algérie a accueilli et soigné les blessés de l’alliance qui était en rébellion contre le Mali et récemment elle a abrité un soi-disant congrès de cette même nébuleuse sur son territoire. Qu’en est-il de l’application de la disposition relative à des patrouilles mixtes entre les deux pays pour lutter contre l’insécurité et le narcotrafic ? Pour l’heure le gouvernement malien n’a pas encore officiellement réagi à ces actes posés par nos deux voisins, mais on suppose que celle-ci ne devrait plus tarder, car il est du devoir de chaque pays d’œuvrer à la protection et à la défense de ses ressortissants quoiqu’ils aient fait ou supposé avoir fait.

El Kenz
Vendredi 5 Mars 2010 - 23:01
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ACTUALITÉ
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