REFLEXION

LITTERATURE : Nourriture de l’esprit contre nourriture du corps ?!

L’on dit parfois, ou souvent même qu’une photographie vaut mieux que mille mots pour décrire des situations particulières de la vie quotidienne parsemée d’anecdotes, d’embûches et d’histoire en tout genre. Et il est bien connu que tout système biologique/sociétal est divisé en deux axes opposés, ce que les sociologues appellent (dichotomie transversale), où chaque élément trouve plus ou moins son contraire. À l’exemple du jour et de la nuit, de l’âme et du corps et du corps de l’esprit.



C’est sur cette base analytique, nous pourrons développer, certes une vieille opposition mais qui demeure à l’heure actuelle mal-exploitée et traités par la presse nationale et autres spécialistes du domaine culturel. Il s’agit d’une action à double valeur objective qui est celle de la nourriture de l’esprit contre la nourriture du corps. Aussi variée qu’elle pourrait être, cette question mérite tout de même un « arrêt sur image » et une étude sérieuse dans toute sa force et son ampleur, dont l’importance puise son cours d’eau d’une source antique comme les fleuves asséchés de la Nation algérienne, qui doivent être à nouveau alimentés. La problématique du débat axé sur la « consommation binaire (esprit/corps) » souffre terriblement sur la scène nationale, d’un manque flagrant de profondeur dite ‘’mesurable et palpable’’ au vu de l’absence d’articles, écrits chiffrés et d’analyses actualisées afin de se rendre compte de la réalité du questionnement si intéressant et important pour le développement humain dans tous ses sens. Cependant, pour tenter de combler ce déficit handicapant pour toute contribution recevable pour les Rédactions de journaux/revues scientifiques…, il est utile de faire écho d’un constat très édifiant à l’heure de grands bouleversements géopolitiques et culturels décisifs pour l’avenir de l’Histoire communautaire du peuple algérien. Ce que nous révèle un cliché pris au vif de flâneries urbaines, c’est l’image d’une scène de prime abord tout à fait ‘’banale’’ pour le commun des citoyens qui, d’ailleurs n’y prêtent plus attention tant le moral général semblerait être blasé d’années de stagnation comportemental caractérisé par l’absence visible de consommation livresque dans le sens commercial et usuel mais pas uniquement.  La photographie est précisément paradoxale, derrière l’objectif l’on aperçoit la vitrine d’une librairie anonyme et attirante par sa décoration spécialement sobre et originale. Des livres disposés en piles, en guise de ‘’publicité’’ pour cette boutique assez méconnue du public dont la première de couverture fait face aux passants et autres curieux potentiels, pour une lecture sommaire rendue possible grâce à la vitre transparente de la librairie qui nous intéresse dans ce présent article.  Réflexion qui nous fait rappeler une pensée de Saint Exupéry : «Au cours de mes longues promenades j'ai bien compris que la qualité de la civilisation de mon empire ne repose point sur la qualité des nourritures mais sur celle des exigences et sur la ferveur du travail. Elle n'est point faite de la possession mais du don. » Extraite de Citadelle de Antoine de Saint-Exupéry. Il est temps réellement de trouver des solutions concrètes et efficaces afin de redonner goût à la lecture et relancer l'industrie livresque moribonde dans le pays, avec en premier lieu établir un prix fixe du livre soutenu par l'Etat algérien et promouvoir la lecture avec des foires locales en dehors d'Alger.

AS. Mohsen
Dimanche 9 Août 2015 - 17:33
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CULTURE
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