REFLEXION

LIBYE : Un Etat en voie de disparition

Depuis le martyre du Colonel Khadafi en 2011, la Libye, pays autrefois développé et où le niveau de vie était le plus élevé du continent africain, frise dangereusement l’état de faillite, titre qu’elle dispute à la Somalie et duquel se rapprochent à la grande vitesse l’Afghanistan et l’Irak, des nations victimes de la « croisade démocratique » menée par les États-Unis, l’Union européenne, Israël et les monarchies pétrolières du Golfe.



En réalité, on ne sait pas bien qui gouverne la Libye et il ne fait nul doute que n’importe quel dirigeant de compagnie pétrolière – ceux-ci ont rapidement pris le soin de sceller leurs contrats pour arroser les économies européennes de pétrole libyen – a davantage de pouvoir que Ali Zeidan, un avocat qui fait office de Premier ministre. Ce dernier a osé déclarer que celui qui faisait preuve de faiblesse n’était pas lui, sinon l’État libyen lui-même. Le 11 septembre 2012, jour où un commando rebelle au pouvoir central d’Al-Qaida, les Brigades du prisonnier Omar Abdel Rahmane , cheikh et idéologue salafiste condamné à perpétuité aux États-Unis , a attaqué le consulat des États-Unis à Benghazi et tué son ambassadeur Christopher Stevens ainsi que trois autres fonctionnaires américains, Washington n’a demandé aucun compte au gouvernement libyen et personne ne s’est interrogé sur le cas de la Libye. Si la Libye existe aujourd’hui, c’est grâce à son pétrole. Dans le cas contraire, elle serait devenue une région sauvage, comme la Somalie.Les évènements  se succèdent : voitures piégées, milices d’Al-Qaida régnant sur plusieurs secteurs de la ville, sanctuaires islamistes, terre promise pour les Frères musulmans, trafics d’armes et de drogue, paralysie de la production de pétrole, sans parler du chômage, de l’inflation et des droits de l’homme. Sans lois, sans élections à l’horizon, un gouvernement qui, logiquement, s’agrippe de toutes ses forces à la politique de Washington .La Libye navigue dans le néant, balançant entre la fragmentation absolue et la possibilité de devenir un État satellite de l’Occident disposé à se laisser exploiter jusqu’à l’épuisement, pour ne pas tomber aux mains des salafistes, qui attendent leur tour.La Libye est confrontée aux guerres de dissolution. Entre juin et juillet de cette année, des dizaines de libyens ont trouvé la mort dans des affrontements entre bandes armées de Benghazi et de Tripoli. Les deux villes entretiennent une rivalité enracinée dans l’Histoire. le 27 juillet, plus de mille prisonniers se sont échappés de prison à Benghazi. Cette évasion a coïncidé avec d’autres tout aussi massives attribuées à Al-Qaida à Bagdad et aux Talibans au Pakistan. Le colonel Kadhafi  était le véritable squelette de la nation libyenne. Aujourd’hui, la Lybie sans figure représentative, ces tribus s’organisent en mini-États, un scénario sur lequel avait parié Washington dès le début du fameux printemps arabe.

Riad
Samedi 19 Octobre 2013 - 22:00
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ACTUALITÉ
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