REFLEXION

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE : Le Sable Du Port De Beni Saf Augure Le Cataclysme Des Plages



Nous, habitants de la ville  de Beni Saf, avisons à qui de droit via  cette lettre ouverte à Monsieur le Premier Ministre, afin de   mettre fin  à l’extraction du sable du port de Beni Saf. Cette extraction est   destinée aux pratiques et intrigues du trafic de sable. Nous sollicitons   de  prendre toutes les mesures coercitives  utiles et nécessaires pour sauvegarder en premier lieu  le site écologique  et biologique marin ainsi que son  littoral qui est en train de subir des transformations dont les conséquences  désastreuses ne sont point mesurables, ni maitrisables .   Les récentes intempéries  ont causé  des catastrophes naturelles ( constat réel à ce jour): affaissements de terrains ,destruction d’habitations ,déformations de la cote de la plage du puits par la force des vagues de la mer agitée ; ce qui a par cet effet, entrainée un rétrécissement  anormal , inquiétant  et dangereux de la bande de sable au niveau de la plage du puits .Cette bande de sable  est en train de prendre une nouvelle forme via la disparition du sable ; bientôt les plages de Beni Saf ( Sidi Boucif et Plage du Puits )seraient démunies de sable . Les galets prendront place  en lieu  du sable et  les calamités à venir seront d’une ampleur qui risque d’entrainer une défiguration dégradante   du littoral immobilier existant.  La longueur de la plage  ensablée est réduite de façon draconienne à regarder (constat réel) : 200m de longueur  de chaque  extrémité de la plage du puits  est dépouillée de sable. Lorsque l’on enlève le sable, et c’est ce qui sont en train de  faire (dragage), sur une partie de la plage et du port, cela perturbe forcement  l’équilibre naturel   et par conséquent  un impact direct et néfaste  se produit sur le littoral .Même le gain  économique comparatif  est défavorable, le produit du site balnéaire est plus important en terme économique   que la vente du sable.  Des études ont été faites ailleurs, et ont permis de  démontrer des modifications  fâcheuses à partir d’extraction du sable à des fins commerciales.   Beaucoup de plages sablonneuses de par le monde  ont subit ce genre de  phénomène après leur extraction en vue d’une autre destination  exemple des plages libanaises (étude à l’appui). Le même phénomène s’est produit dans une plage au Liban et en Côte d’Ivoire (Burkina Faso ) et dont les spécialistes ont reconnus  scientifiquement que l’extraction du sable à d’autres fins  en dehors du système  du cycle  écologique transformerait la plage sablonneuse  en plage de galets tout en s’accaparant d’une partie  géographique de la plage exactement ce qui se produit  à la plage de Beni Saf.  Le port de pêche de Beni Saf était dans les années 70 un port commercial mais  aussi de pêche, le problème du cumul de  sable  au fond du port représentait  certes ,un goulot d’étranglement  à tel point que les grands bateaux miniers ainsi que les chalutiers de taille moindre trouvaient des difficultés de navigation à l’ intérieur même du port et de la « passe » . Le port existait quand même et son activité de pêche et commerciale ne cessait point d’être interrompue ni  remise en cause, ni renvoyé aux calendes grecques. Il y avait en ce qui concerne  sa  bonne gestion quotidienne un bateau pour le dragage du sable qui ne cessait de draguer, de désenvaser, de curer et de racler  du sable pour que le port garde sa vocation  d’abri de navigation. Le sable dragué est ensuite évacué vers le large pour être larguer. Depuis que le port de Beni Saf existe, le dragage se faisait de cette manière, garantissant à longueur d’année  au port, une profondeur navigable de 10m de profondeur, de la sorte jusqu'à la disparition du bateau de dragage qui n’a pas fait l’objet de remplacement pour que le service utile continue dans le temps.  Une nouvelle formule intelligente financièrement, bien que là aussi les conséquences écologiques sont importantes a été trouvée ; le sable extrait prenait une direction mercantile où le jeu de la mafia du sable trouvait bien son compte au détriment de l’équilibre écologique et même le style touristique et balnéaire. Les alternatives de ces temps ci, sont le dragage des ports et des lits des rivières pour extraire le sable dont une nouvelle mafia du sable se fait entendre au niveau de la presse que les medias ne cessent de rapporter.   Le sable est aussi important, vu sous le  domaine touristique, la plage de Beni Saf , plage du puits ou celle de Sidi Boucif ou même de la «  playa senda » … non seulement le sable  est un élément indispensable à la protection de la côte ; voir même des cabanons qui sont construits  en face de la mer et que le sable sépare par mesure de sécurité naturelle.  Ces conséquences sont souvent graves, disparition de plages dans certains endroits, défiguration des paysages, salinisation des nappes phréatiques. De plus, les mesures légales sont souvent inopérantes car les gains potentiels sont tellement importants qu'il est facile de corrompre les officiels chargés de les appliquer. Notre sable  provenant du dragage du port de Benisaf   devrait être remis au fond du large de la mer pour sauvegarder notre littoral  et laisser le cycle marin se manifester naturellement  à sa guise ,les intempéries de la semaine du 20-au 26- janvier 2013, nous ont dévoilé que la plage du puits souffre d’ un déficit de quantité de sable à tel point que la bande de sable séparant la mer aux cabanons  s’en est rétrécie lamentablement et une bonne partie des extrémités de la plage ne possède plus de sable. Alors de grâce un cri  de citoyen  Benisafien aux premiers  responsables des domaines maritimes, que cesse ce trafic de sable qui est en train de se commercialiser en dehors de toutes réglementations normatives au détriment de l’art naturel et de l’utilité  écologique du site. L’APC de Beni Saf  n’est au courant de rien et ne peut rien faire devant les charognards du sable, bien que ces infrastructures 0soient mises à rude épreuve gratuitement.  Ce n’est qu’une lettre citoyenne   alarmante ouverte contenant la détresse, le mal faire, pour quelques DA en plus pour le mal, afin que ce que de droit  juste  interrompe ce massacre écologique. C’est un cri de citoyenneté pour le bien fait de l’environnement de  la ville et de sa station balnéaire.            

Habitants de BENISAF
Vendredi 15 Août 2014 - 17:15
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ACTUALITÉ
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