REFLEXION

LETTRE OUVERTE A JOSEPH BLATTER, PRESDENT DE LA FIFA : Un supporter algérien dégouté accuse ...!

Après les incidents survenus au Caire autour de l'équipe nationale d'Algérie, en marge du match de qualification à la Coupe du monde 2010, Egypte-Algérie (2-0), un supporter algérien dégouté a souhaité s'adresser directement au président de la Fifa, Jospeh Blatter, pour dénoncer le fait que l'instance dirigeante du football mondial n'a pris aucune sanction à l'égard de l'Egypte.



LETTRE OUVERTE A JOSEPH BLATTER, PRESDENT DE LA FIFA : Un supporter algérien dégouté  accuse ...!
J'Accuse ...!

Adaptation du texte du Français Emile Zola paru dans le journal l'Aurore, le 13 janvier 1898.

Lettre à M. Joseph Blatter , président de la Fifa

Monsieur le Président,

Me permettez-vous d'avoir le souci de votre juste gloire et de vous dire que votre étoile, si heureuse jusqu'ici, est menacée de la plus honteuse, de la plus ineffaçable des tâches ?
Vous êtes sorti sain et sauf des basses calomnies, vous avez conquis les coeurs des supporters de football du monde entier. Vous apparaissez rayonnant dans l'apothéose de cette fête patriotique que la Coupe du monde de football représente pour les citoyens du monde, et vous vous préparez à présider au solennel triomphe de l'égalité des êtres humains et de l'universalité que représentera la Coupe du monde 2010, qui aura lieu, en juin prochain, en Afrique du Sud, un pays qui a longtemps lutté pour sa liberté. Mais quelle tache de boue sur votre nom ? J'allais dire sur votre règne ? que cette abominable affaire Egypte-Algérie ! Une réunion des délégués de la Fifa n'a infligé qu'un simple avertissement à la fédération Egyptienne de football et avait maintenu le match Egypte-Algérie du 14 Novembre 2009. L'histoire retiendra que c'est sous votre présidence qu'un tel acte d'injustice a pu être commis.
Puisqu'ils ont osé, j'oserai aussi. Mon devoir est de parler, je ne veux pas être complice. Mes nuits seraient hantées par le spectre de footballeurs algériens innocents, victimes là-bas, de violence ! Et c'est à vous, monsieur le Président, que je crierai toute la force de ma révolte d'honnête homme. Pour votre honneur, je suis convaincu que vous l'ignorez. Et à qui donc dénoncerai-je les coupables, si ce n'est à vous, le premier magistrat du football mondial ?Après les incidents du jeudi 12 novembre que vous connaissez, 3 joueurs algériens titulaires Khaled Lemouchia, Rafik Halliche et Rafik Saïfi, ont été blessés ! Une embuscade qui se poursuit jusqu'à l'hôtel des joueurs. Cette agression unique dans les annales du football, monsieur le Président, est effroyable, elle restera pour votre présidence une souillure. Je me doute bien que vous n'avez rien à voir dans cette affaire, que vous êtes le prisonnier de la Constitution et des statuts de l'instance que vous présidez, basée sur une décentralisation continentale. La Coupe du monde étant une compétition estampillée "Fifa", vous n'en avez pas moins un devoir d'homme, auquel vous songerez, et que vous remplirez. Ce n'est pas, d'ailleurs, que je désespère le moins du monde du triomphe de la justice. Je le répète avec une certitude plus véhémente: la vérité est en marche et rien ne l'arrêtera. J'accuse certains responsables du football égyptien d'avoir, dès le lendemain du tirage au sort et surtout, au lendemain de la défaite de leur équipe face à l'Algérie, en juin dernier à Blida, jeté de l'huile sur le feu en harrangant la foule égyptienne de plus en plus ardemment et violemment à travers les journaux et les télévisions locales en montant crescendo à l'approche de la date du match au Caire, dans l'appel à la haine des Algériens. Ces responsables, sachant qu'il était impossible de rivaliser sur le terrain face aux Algériens, ont obtenu satisfaction grâce à une foule d'imbéciles, de poltrons et de "sauvages", qui grâce à l'effet de bande qui rend courageux, ont exécuté ce que l'on attendait d'eux: agresser des footballeurs algériens physiquement et psychologiquement ! J'accuse les responsables des forces de sécurité égyptiennes, de leur étrange passivité et leur étrange échec dans la protection de notre équipe nationale. Un dispositif policier impressionnant qui n'aura été présent que de l'avion au bus et qui a mystérieusement disparu, ou qui s'est sensiblement réduit, tout dépend des différents points de vue, laissant le champ libre à une horde de Hooligans pleine de parpaings et de rochers, pour accomplir leur basse besogne qui aurait pu couter la vie à un membre du club Algérie. Des forces de sécurité qui ont l'habitude de recevoir des personnalités à risque et qui ont veillé sans fausse note sur la Coupe du monde des moins de 19 ans il y a un mois, mais qui ont failli pour convoyer 22 Algériens dans un bus de l'aéroport à l'hôtel. Bizarre vous ne trouvez pas ? J'accuse les télévisions des deux nations. La télévision égyptienne, pour avoir été complice, grâce à la propagande et les "saloperies" concernant les Algériens qu'elle sert à ses téléspectateurs depuis presque 1 an. Toutes tendances confondues, droite, gauche, religieuse, privée publique, la mosaïque divisée de chaines de télévisions que compte l'Egypte, a fait l'union sacrée autour du racisme et j'ose le mot anti-algérien. Un report pour permettre aux Algériens de se faire une santé physique et morale, d'oublier cet incidents et de se reconcentrer pour tendre à approcher la concentration acquise en Italie, qu'ils avaient en arrivant et que les hooligans ont fait voler en éclat. Mais dans le football moderne, les joueurs qui sont pourtant les principaux acteurs, on s'en fiche , il y a trop de droits TV et de placards publicitaires en jeu. Comme on dit à Hollywood: "The show must go on". Même lorsqu'on est victime d'une agression dans la rue, le médecin vous donne un arrêt de travail d'au moins une semaine. J'accuse le deux poids deux mesures dont est victime l'Algérie depuis le début de ces éliminatoires .Nous avions été menacé de perdre le match sur tapis vert 3 à 0 si un seul fumigène était allumé lors du match aller, et là, après l'agression de toute une équipe, et la blessure de trois titulaires indiscutables, les Egyptiens reçoivent une simple tape sur les doigts, un simple avertissement et le match n'est même pas reporté. Un véritable scandale, lorsqu'on connait la sévérité de la Fifa, surtout dans les grandes compétitions. Il semble que cette sévérité soit à géométrie variable. Les gens que j'accuse, je ne cite pas leurs noms, je ne les connais pas, je ne les ai jamais vus, je n'ai contre eux ni rancune ni haine. Ils ne sont pour moi que des entités, des esprits de malfaisance sociale. Et l'acte que j'accomplis ici n'est qu'un moyen révolutionnaire pour hâter l'explosion de la vérité et de la justice. Je n'ai qu'une passion, celle de la lumière, au nom de l'humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Ma protestation enflammée n'est que le cri de mon âme.
Signé : Mohamed, un simple supporter algérien

Mohamed
Mardi 17 Novembre 2009 - 23:01
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ACTUALITÉ
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