REFLEXION

LES ZONES D'OMBRE DE LA GUERRE D’ALGERIE SUR FRANCE 3 : Sur les traces du rapt des nationalistes algériens

France 3 la chaîne de télévision française publique proposera le lundi 16 mars 2015 à 23h35 le docu-fiction intitulé : « Dans l'ombre d'une guerre » réalisé par Sallah Laddi, une production Anekdota, avec la participation de France 3 Poitou-Charentes.



On croyait tout savoir des dessous du conflit franco-algérien – des zones d'ombre demeurent encore comme le rapt de nationalistes algériens pendant des négociations grâce à un détournement d'avion ! Le 22 octobre 1956, la délégation composée d’Ahmed Ben Bella, Hocine Aît-Ahmed, Mohamed Khider, Mohamed Boudiaf, quatre des chefs historiques du Front de Libération Nationale (FLN), accompagné du professeur Mostefa Lacheraf quittent le Maroc pour Tunis où doit se dérouler une réunion chargée de proposer une alternative à la guerre en Algérie. Mais les services secrets français en charge de la surveillance de ces dirigeants basés au Caire en Egypte sous la protection de Nasser, imaginent une tout autre issue au vol du DC-3 qu'ils détournent vers Alger. Cet acte de piraterie dénoncé dans toutes les chancelleries, se révèle contre-productif : il anéantit les efforts pour une union nord-africaine associant le gouvernement français de René Coty et s’il prive le FLN de porte-paroles expérimentés, il renforce la détermination de ses hommes dans les maquis. Il met fin surtout à des négociations secrètes entre le FLN et le gouvernement français dont un accord de principe prévoyait l'autonomie de l’Algérie pendant dix ans avec un Parlement algérien élu au suffrage universel et une représentation des Européens garantie, gestion commune de certains ministères, tels que la Défense, les Finances et les Affaires étrangères. Au-delà d’un rocambolesque détournement c’est bel et bien le cours de l’histoire commune de la France et de l’Algérie que l’on vient de détourner.  Ben Bella et ses compagnons vont passer six années de captivité en France, loin des champs de bataille qui doivent survivre et garder des liens avec leurs frères d’armes. Détenus d’abord à la prison de la Santé et à Fresnes, le général de Gaulle, les fera transférer sur l'île d'Aix, au Fort Liédot. C'est là, dans la plus grande discrétion, qu’ils participeront de mars 1959 à mai 1961 au règlement du conflit franco-algérien. Ils seront libérés au lendemain de la signature des accords d’Evian, qui mettront fin à la guerre d’Algérie le 18 mars 1962. Grâce à des archives inédites (notamment les écoutes des renseignements généraux) et à des témoignages, on peut reconstituer le parcours de ces détenus très spéciaux, dont l’un d’eux deviendra quelques années plus tard le premier président de l’Algérie indépendante.

Riad
Mercredi 25 Février 2015 - 19:34
Lu 1758 fois
A LA UNE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 08-12-2016.pdf
2.77 Mo - 07/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+