REFLEXION

LES TROIS MARCHEURS EUROPEENS DE PASSAGE A « REFLEXION », RACONTENT LEUR AVENTURE : ‘’Nous nous sommes sentis plus en sécurité en Algérie que dans d'autres pays’’

Un important témoignage qu’il faut souligner en rouge, a été apporté par les trois marcheurs européens (un suisse et deux français) : ‘’beaucoup de nos amis nous ont mis en garde contre l’insécurité en Algérie, même ma femme et ma fille me l’ont dit’’, dit le français, ‘’mais la vérité est toute autre, nous nous sommes sentis plus en sécurité en Algérie que dans d'autres pays que nous avons visités. Nous avons marché en Libye, en Egypte, en Turquie et en Tunisie, mais en Algérie nous avons eu droit à la sécurité et la générosité, et c’est le seul pays où nous n’avons pas mis nos mains dans nos poches, car les algériens se sont montrés généreux avec nous, au point où mêmes les commerçants refusaient d’être payés’’.



Comme nous l’avions annoncé dans notre édition d’hier, un petit groupe de trois étrangers (deux français et un suisse) ont rendus une visite de courtoisie à la Rédaction du journal ‘’Réflexion’’. Autour d’une table bien garnie de boissons chaudes et quelques gâteaux offerts à nos convives du jour, les trois marcheurs de l’espoir, tous membres de l’association Compostelle-Cordoue, ont  tenu à raconter leur périple qui a commencé à Paris pour se terminer à Cordoue en faisant le tour de la méditerranée.  Leur association dont Moulay Abdesalam et Cheikh Khaled Bentounès sont également membres, selon sa charte fondamentale, ne se réfère à aucune obédience religieuse ou philosophique particulière, ont raconté leur fabuleuse « aventure humaine » au départ des terres européennes jusqu’en Algérie. Une histoire qui peut paraître intrigante et fascinante à la fois pour le commun des citoyens lambda! Emplie d’expériences et d’anecdotes inoubliables. L’objectif commun à ces trois pèlerins, comme ils aiment s’appeler eux-mêmes, est de faire le tour du bassin méditerranéen à pied en partant de deux points différents. Selon la théorie sociologique de «l’homos migrans » l’homme est pèlerin sur la terre, sa vocation est de se mettre debout sur ses deux pieds et de marcher. Mathieu a entrepris son périple à partir de la ville française de Limoges, André de Paris, quant au marcheur suisse Jean-François est parti de Genève. C’est ce que les fondateurs de l’association appellent « l’esprit de Compostelle ». 13000 kilomètres à pied, ça use les souliers, et ça enrichit surtout l’esprit. Leur volonté initiale selon André était de mutualiser c'est-à-dire regrouper leur voyages initiatiques autour des pays de la mer Méditerranée. Marches vers des lieux porteurs de sens, soit par leur caractère sacré dans l’une ou l’autre culture, soit par leur dimension historique ou culturelle (de Compostelle à Cordoue en 2010, pèlerinage vers Moulay Abdessalam au Maroc en 2012. L’homme est un être de relation, destiné à « vivre ensemble » avec ses semblables d’origine et de cultures différentes, c’est « l’esprit de Cordoue ». Concernant cette association, elle a été créée au printemps 2009 à Genève par des pèlerins de Compostelle, de Jérusalem et de la Mecque, Compostelle-Cordoue s’est donnée pour objectif de promouvoir de nouveaux chemins de convivencia (vivre ensemble). Selon les informations fournies sur son site Internet ; compostelle-cordoue.org, son nom a été choisi en référence à deux cités à forte résonance symbolique. Compostelle, qui véhicule les valeurs chrétiennes de fidélité à soi-même et d’ouverture à l’autre. Cordoue qui rappelle la coexistence féconde au Moyen Âge des trois traditions abrahamiques monothéistes (Le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam). «  L'association cherche à créer des conditions favorables à une meilleure compréhension entre personnes d'origines, situations et cultures différentes. Son originalité est de proposer des activités comprenant trois temps : marcher, dialoguer, comprendre pour favoriser l'entre-connaissance ». Le grand voyage amena les marcheurs jusqu’à Istanbul la turque, jusqu’en Syrie en proie à la guerre civile la plus meurtrière du XXIème siècle. Le Liban, en passant par El-Quds capitale de la Palestine, occupée illégalement Égypte, franchissant la frontière libyenne où nos trois pèlerins gardèrent des souvenirs très poignants notamment la difficulté de circuler à pied, ce qui les obligea à recourir au transport routier (taxis et omnibus). Ils nous décrivirent une situation frôlant le chaos sécuritaire. Cependant, ils parvinrent tant bien que mal à traverser tout le pays en longeant la côte, par précaution. Ensuite, c’était au tour de l’étape tunisienne. Pour arriver dernièrement aux portes est de l’Algérie, ce ne fut pas de tout repos cette entrée en terre algérienne en témoignent les propos de Monsieur Mathieu cités dans le site de l’association*: « Nous avons gagné Alger destination phare vendredi 23 janvier en fin de journée après une étape de 35 km. En chemin nous avons appris que Jean-François qui avait dû nous quitter à la frontière avait enfin obtenu son visa pour l’Algérie ; et qu’il nous rejoindra lundi (26 janvier) en fin de journée.  C’est une joie pour nous tous et surtout le succès d’un espoir et démarches acharnées qui ont duré près de 8 mois et qui ont fini par aboutir. »  Tous les trois marcheurs gardent de très bons moments de leur arrivée en République Algérienne, ils nous en témoigné très émus, racontant certaines belles anecdotes ; notamment ce même : « lors de notre entrée aux portes de Kabylie depuis les portes des Bibans. La première nuit nous l’avons passée à l’hôtel Akmadou qui nous reçus comme des rois en nous proposant à la fois un gîte et un couvert d’une exceptionnelle qualité qui ont fait notre bonheur avant d’attaquer la montagne dans le Djurdjura. Notre sécurité demeure toujours renforcée, et nos efforts nous ont permis de gagner cette région par de petites routes peu fréquentées aux paysages exceptionnels. L’un de nos accompagnateurs  Rachid qui est policier et résidant à moins de 20 km du col, n’avait jamais eu l’occasion de s’y rendre. Il nous a quittés très ému et remercié de cette opportunité de s’y rendre. Il nous en a encore parlé aujourd’hui, cela restera gravé pour lui dans sa mémoire comme un moment inoubliable. » Note-t-il. D’autres petites anecdotes tout à fait charmantes méritent d’être citées, comme la petite histoire avec une boulangère qui offrit à André deux baguettes bien chaudes gratuitement. Un geste « rare pour nos amis européens ». Un témoignage très fort, qui redonne la fierté en ce beau pays qui est l’Algérie. Juste après leur halte à Mostaganem, ils reprirent juste après le chemin vers Oran. Souhaitons-leur bon vent à ses semeurs de Paix et d’Espoir.

A.S.Mohsen
Lundi 17 Février 2014 - 17:10
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MOSTAGANEM
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