REFLEXION

LES RESPONSABLES PREPARENT L’OPERATION DE RELOGEMENT A TISSEMSILT : Eviter les troubles sociaux… !

Les opérations de relogement et la distribution de logements sont devenues depuis quelques années un véritable casse-tête chinois, donnant lieu parfois à des émeutes et redoutant l’ire des insatisfaits et pour anticiper sur d’éventuelles colères, notamment au chef lieu de la wilaya de Tissemsilt où la demande sur le logement est pressante et où les responsables avaient recensé en 2009 plus de (2040) habitats précaires pour la seule ville de Tissemsilt, lesquels étaient au programme de l’éradication définitive avec la fin de l’année 2014.



Les responsables avaient décidé une opération de relogement d’un peu plus de 330 familles de la rue Halil pour laquelle les responsables ont réuni en cette fin de semaine les parties concernées élargie à un nombre d’habitants de cette ancienne rue  pour préparer l’opération de relogement, mais à la vue des divergences qui sont apparues parmi les habitants de cette rue dont une partie refuse catégoriquement le relogement, cette fin d’année ne s’annonce pas comme certains le souhaitent, ces pères de familles qui se disent lésés précisent à qui de droit qu’ils n’ont jamais souhaité d’être relogés, ils précisent qu’ils ont acheté dans le passé ces demeures auprès d’anciens habitants qui ont déménagé mais avec le lancement de cette opération de relogement, ils se retrouvent menacés et risquent la rue avec le début de la démolition, d’autres précisent que l’opération de recensement ne les a pas pris en compte soit parce qu’à cette époque, ils n’étaient pas mariés, soit ils ont été « effacés » de la liste des relogés au motif que l’un ou plusieurs de leurs familles respectives soit portés sur cette fameuse liste. Cela dit, même ceux qui seront éventuellement sur la liste, appréhendent cette opération de relogement avec des réserves, ils s’interrogent où seront scolarisés les centaines d’élèves et autres collégiens issus de ce quartier ? Comment vont-ils vivre dans les nouveaux logements situés à Ain Lora et Sidi Khelifa sachant que ces sites sont dépourvus de commodités, pharmacie, commerces, centre de santé, école etc. ? En somme, cette opération qui selon les responsables s’inscrit dans le cadre du programme présidentiel de la résorption de l’habitat précaire RHP ne semble pas claire quand ces mêmes responsables s’adressaient aux concernés présents à cette réunion tenue en cette fin de semaine à la maison de la culture Mouloud Kacem pour leur demander d’aller vérifier dès Mardi auprès de l’OPGI la parution des noms et puis de verser le montant du cautionnement de 50000 DA, alors que dans toutes les opérations de relogement, ce montant de cautionnement n’est pas exigé. Cette  opération caractérisée jusqu’à maintenant par un semblant d’improvisation s’est vidée des trois principaux axes de toute opération de relogement, d’abord il n’ y avait pas un vrai pré diagnostic de la situation qui se résume dans un diagnostic approfondi (entretiens individuels), ensuite, la mise en œuvre de la phase opérationnelle de l’opération était très longue et peu réfléchie se résumant dans l’élaboration du plan de relogement et éventuellement l’étude d’une déclinaison des mesures d’accompagnement et enfin, l’après relogement semble le dernier des soucis des responsables et en l’absence  d’une communication des résultats du diagnostic approfondi et d’une bonne élaboration du plan de relogement, le résultat escompté est d’ore et déjà mis en doute, les centaines de personnes qui se sont regroupées hier Mardi devant les locaux de l’OPGI sise aux 320 logements et le désordre qui a caractérisé ce rassemblement dit beaucoup sur l’embarras dans lequel se trouvent désormais certains responsables habitués aux discours populaires. Autres efforts plus concrets sont attendus des responsables de cette opération en procédant à la mise en place, au niveau de cette  circonscription administrative, une commission d’examen des dossiers des citoyens postulant au relogement composée de commis de l’Etat originaires ou habitant depuis longtemps la ville de Tissemsilt en présence des représentants des élus, des services de sécurité locaux, des membres de la société civile et des comités de quartier  d’autant  plus que les logements appelés à être distribués iront aux habitants de la rue Halil, ceux-là même qui se sont révoltés plusieurs fois, menaçant la paix civile.

A. Ould El Hadri
Mardi 8 Octobre 2013 - 22:00
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