REFLEXION

LES RELATIONS ALGERO-FRANÇAISES VUES PAR UN AUTEUR FRANÇAIS : Y’a-t-il un complexe dans cette relation ?

Plus de cinquante ans après la guerre de libération, quels rapports entretiennent l’Algérie et la France ? Marie-Christine Tabet, une journaliste française, spécialiste dans les relations entre l’Algérie et la France, vient d’éditer un nouvel ouvrage en ce sens. L’histoire des deux pays qui commença par un jour d’été en 1830 par une colonisation sauvage des terres algériennes passant par un siècle et demi de tortures, de viols et vols des biens et une résistance farouche et dure de la part de nationalistes qui s’achèva sept ans et demi plus tard, après une guerre appelée la révolution du siècle, pour laisser place à une nouvelle étape de relations entre les deux pays , non pas comme colonisateur et colonisé, mais comme deux pays souverains entre l’Etat Algérien et l’état français : Y’a-t-il un complexe dans cette relation ? C’est ce que l’auteur du livre veut décrypter !



L'ancien colonisateur et le colonisé forcés par l’état des lieux, et la situation géographique de former un couple à la mode ‘’à l’Algérie –française » », qui se sont séparés en 1962 mais qui restent intimement liés dans les domaines, politiques, économiques, diplomatiques, militaires. Les dirigeants Français vivent t-ils  toujours  avec le complexe de la colonisation, et la guerre d'indépendance a -t–elle servie  à légitimer le pouvoir algérien pour se mesurer  au même niveau que son homologue ? Le premier chapitre du livre de MARIE-CHRISTINE TABET,  raconte plusieurs épisodes sur les drapeaux de la discorde entre la France en Algérie. Les drapeaux algériens qui s'invitent dans les matchs de foot ou aux élections présidentielles en France et le drapeau français brandi par des émeutiers en Algérie…La passion est intacte, faite de ressentiment, de fascination et d'amour. Beaucoup de Français ont un lien avec l'Algérie. Selon les estimations, plus ou moins officielles, ils seraient au moins 7 millions. Ces deux pays ont une histoire, une population et une langue en partage. Pour les Algériens, c'est sans doute la dureté de la colonisation. Il faut se souvenir que le double collège électoral a subsisté jusqu'en 1958… Pour la France, l'abandon des harkis et l’expulsion des Pieds noirs. Les premiers se sont battus au côté des Français, les seconds étaient installés en Algérie pour la plupart depuis quatre ou cinq générations.  Le  chapitre du livre du même auteur s’intitule  ««Hollande vend son âme au FLN». L’écrivain évoque des «compromissions douteuses»: quelles sont-elles?  
Marie-Christine Tabet   étale la manière dont François Hollande, alors premier secrétaire du PS, s'est rendu dès 2006 en Algérie pour nouer des liens avec le FLN, l'ex-parti unique. Il y est retourné en 2011, alors qu'il était candidat aux primaires socialistes. Cette démarche du parti socialiste français pour que le FLN intègre l'Internationale socialiste. C'était une sorte de «donnant-donnant»: le PS se rabiboche avec l'Algérie et son aile la plus conservatrice, le FLN. En parallèle, le parti au pouvoir acquiert une légitimité «démocratique» en intégrant l'Internationale socialiste. Le FFS algérien, le Front des forces socialistes, qui avaient refusé de voir François Hollande lors de son déplacement en 2011!  L’auteur revient sur les événements du printemps arabe, mais convaincu sur l’option  de ‘’l’Algérie inaccessible’’  l’auteur  pense que le terme de «printemps algérien», si l'on fait référence à la Tunisie, n'est pas approprié. Il faut se souvenir que l'Algérie a connu une décennie de guerre civile épouvantable dans les années 90. La population a connu la pression islamiste, elle a même appris à vivre avec. Il y a sans doute une maturité  algérienne sur le pouvoir qui a su embarquer le pays à bord d’un navire étanche  avec un  gouvernement qui n’existe pas dans les autres Etats du Maghreb.  Du côté sécuritaire, la France et l'Algérie ont un ennemi commun: le terrorisme islamiste. Ce combat est mené avec autant de vigueur des deux côtés de la Méditerranée selon la rédactrice du livre. Lorsque rien ne va entre les deux pays, la coopération sécuritaire est la seule qui continue à fonctionner.

 

B. Adda
Mercredi 29 Avril 2015 - 17:58
Lu 279 fois
ACTUALITÉ
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 04-12-2016.pdf
2.87 Mo - 04/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+