REFLEXION

LES RECHERCHES SUR LE PATRIMOINE CULTUREL DU HOGGAR : Nos chercheurs travaillent à l’étranger !

Nous évoquons aujourd’hui, une des chercheuses algérienne, Mme Nadia Mecherie Saada, qui a soutenu à l’université Paris X, une thèse de doctorat de 3ème cycle en ethnomusicologie intitulée ‘’La musique de l’Ahaggar’’.



LES RECHERCHES SUR LE PATRIMOINE CULTUREL DU HOGGAR : Nos chercheurs travaillent à l’étranger !
Partant d’une vision historique et géo-culturelle globale qui exploite notamment les informations sur la littérature coloniale du début du siècle, cette étude se propose de brosser un tableau de la musique de l’Ahaggar et de donner au spécialiste et à l’amateur un aperçu sur un domaine très riche du patrimoine culturel algérien, dont aucune instance culturelle en Algérie n’a donnée encore de l’importance et de la considération. Pour mener cette entreprise, Mme Mecheri Saada s’est basée sur un matériau musical provenant d’un travail sur le terrain effectué durant les années quatre-vingt, dans le cadre du centre de recherches anthropologiques préhistoriques et ethnographiques (GRAPE), ainsi qu’une collecte faite par un autre chercheur durant les années soixante-dix. En tout, près de 1000 documents dont sont issues les pièces du corpus d’analyse. Après avoir situé la musique dans son contexte historique et socio-économique général, l’étude se centre plus précisément sur la pratique musicale dans le cadre de la fête de village. C’est l’occasion d’une approche anthropologique du fait musical dans la perspective des récentes mutations socio-économiques de la région. Suivent deux chapitres décrivant l’ensemble des genres et des instruments de musique avant la partie proprement analytique se réduisant à deux genres qui sont les chants de mariages ‘’aewen’’ et les chants accompagnés du tambour-mortier « tinde’’ qui leur a donné son nom. Les ‘’aewen’’ ont été choisis parce qu’ils représentent un genre ancien et peu révélé par les études antérieures tandis que les ‘’tinde’’ constituent, après le déclin de l’ancienne poésie associée à la vièle ‘’imzad’’, le genre musical le plus largement pratiqué dans le monde targui autour des années du début de l’indépendance. Leur analyse littéraire a permis l’approche, au niveau sémantique, du rituel et des représentations sociales du mariage ‘’aewen’’ et celle de l’évolution d’un langage poétique ‘’tinde’’, au niveau formel, l’étude des modèles métriques conjointement à celle des formules syllabiques du chant solo met en évidence un système métrique commun à l’ensemble de la poésie chantée. L’analyse musicale, quant à elle, fait apparaitre une répartition fonctionnelle des ‘’aewen’’ en cinq types suivant le rôle qu’ils jouent dans le cérémonial du mariage, tandis que le répertoire de ‘’tinde’’ comprend différents styles suivant l’origine géographique et l’âge d’un chant. L’Algérie dans son patrimoine culturel, demeure un terrain vierge non exploité à nos jours, les chercheurs, spécialistes et journalistes, n’ont à ce jour trouvés une assistance auprès de l’instance de culture, qui ne s’active que dans la routine et le déjà vu. C’est pourquoi notre pays accuse un retard fondamental depuis 1967, date à laquelle de chercheurs Maghrébins, un Algérien Mohamed Belhafnaoui et un Marocain Mohamed El Fassi qui avaient effectués un grand travail de recherche dans la poésie populaire et avaient enregistrés prés de soixante-dix meilleurs textes (Qaçaïd) avec une étude très approfondie. Malheureusement ce travail n’a jamais trouvé écho en Algérie, et c’est au Maroc que ce travail a atterrit, sur instruction du défunt roi Hassan II, que plusieurs volumes ont étés imprimés, édités et son étudiés jusqu’à présent à l’institut Hassan II. Alors qu’ils sont introuvables en Algérie. Les hommes de culture et les intellectuels résiduels en Algérie, souhaitaient que la mission de la culture et du savoir, ne soit pas limité uniquement pendant les événements spéciaux et dans une seul wilaya et surtout ils souhaitent que le ‘’Raï’’ cesse de prendre la part du lion dans l’audio-visuel. La culture est vaste ajoutent t-il et ne se limite pas aux soirées dansantes !

Ibn Khaldoun
Dimanche 31 Juillet 2011 - 13:55
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