REFLEXION

LES PROTESTATIONS REPRENNENT : La braise qui peut s’enflammer



Les protestations pour le logement reprennent de nouveau à la wilaya d’Oran. Lundi c’était des citoyens du quartier de Lamur (El Hemri) dont des jeunes ont barricadé et enflammé des pneus, des habitants contestataires ont déclaré ne rien avoir avec ces jeunes qui se révoltaient contre les services d’ordre. Une provocation gratuite dira les hommes âgés. Le wali d’Oran a précisé que la distribution des logements serait retardée de quelques semaines, puisque les listes des bénéficiaires devraient être passées à une vérification stricte afin d’éviter le constat de pseudo attributaires, qui sont toujours la source du mécontentement populaire. Pour les observateurs, les protestations de l’habitat n’est qu’un des facteurs du marasme social qui frappe une large population, notamment les augmentations des prix de produit de première nécessité survenus cet été, en dépit des déclarations du chef du gouvernement et du ministre du commerce en début de cette année, juste lors des émeutes dit de l’huile et du sucre. Une vraie anarchie provocatrice par ces augmentations déjà commencé par des entreprises étrangères installées en Algérie et qui font fi des lois et réglementation des prix. Coca Cola, Danone, matériaux de construction (plâtre) en passant par les produits nationaux et d’importation. Ces pratiques occultes survenues à la veille du mois de Ramadhan pouvaient animer la braise qui peut s’enflammer d’un instant à l’autre. Alors que l’Algérie a besoin du calme et de la stabilité sociale. Le ministre du commerce devrait être sérieux dans ses déclarations et ne verse pas dans l’irresponsabilité. La DCP est absente dans certaines communes et une grande partie de la ville d’Oran. Les ingrédients d’une révolte sont presque murs. Mais nous ne pouvons dire pour l’instant qu’il y a échec d’une politique, mais un pré-échec d’homme. Seul un nouveau gouvernement disaient les observateurs pouvait plus au moins sauver la face cachée de l’iceberg d’une population appauvrit par le fardeau de l’anarchie des prix.

Ibn Khaldoun
Mercredi 13 Juillet 2011 - 10:41
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Oran
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