REFLEXION

LES PRIX DES PRODUITS ALIMENTAIRES POURRAIENT ENREGISTRER DES HAUSSES : Les marchés de gros se préparent à une grève générale



Les commerçants exerçant à travers la vingtaine de marchés de gros existant à l'échelle nationale, menacent de recourir à la grève, à partir du 5 décembre, dans le cas où ils ne bénéficient pas des mêmes avantages que ceux du marché de Semmar. Tout a commencé quand les commerçants de ce dernier espace – l'un des plus importants de la capitale et même du pays ont pu contraindre, sous la menace du débrayage, les pouvoirs publics de revoir la mesure qui interdisait aux poids lourds dépassant la capacité de 2,5 tonnes d'y accéder durant la journée. Hadj Tahar Boulenouar dira: «Ce n'est pas normal que ce marché (Semmar ndlr) qui est un marché informel, puisque quelque 200 des 800 commerçants qui y exercent n'ont pas ou ont un faux registre du commerce,  bénéficient des largesses des pouvoirs publics au moment où les autres marchés, travaillant dans la légalité, sont contraints d'appliquer à la lettre la décision de ne s'approvisionner que durant la nuit ou au moyen des petits camions». Et d'ajouter plus loin : «A Semmar, aucun contrôle n'est exercé. Ni sur les transactions douteuses qui se chiffrent en milliards, ni sur la qualité des produits. En un mot, c'est le plus grand marché informel du pays». Le délai accordé aux insatisfaits avant l'entame de la grève «illimitée», est motivé, selon M. Boulenour, par le «soupçon» que les autorités ne veulent pas perturber les élections locales, ce qui les aurait poussé à permettre aux commerçants de Semmar de déroger à la règle. «S’il s'avère que ce n'est pas à cause des élections que les autorités se montrent flexibles avec ces commerçants, la grève sera alors inévitable pour que le même traitement soit réservé pour tout le monde», dira M. Boulenour. A vrai dire, hormis ceux de Semmar, les commerçants de gros et de demi-gros qui ne s'approvisionne que durant la nuit ou au moyen de camions de petites capacités désirent, eux aussi, se voir permettre de le faire au moyen de poids lourds. L'enjeu est évidemment de taille, puisque avec ce dernier moyen, ils pourront économiser des dépenses et des déplacements «inutiles». S'agissant des produits qui connaîtront des hausses de prix vertigineux, voire même une pénurie, si la grève a lieu, notre interlocuteur citera les légumes secs, les pattes, les biscuits, les produits de conserve, le sucre, les huiles… Ainsi, en dispensant les commerçants de Semmar de la mesure de ne s'approvisionner que durant la nuit, les pouvoirs publics ont aiguisé l'appétit des autres commerçants, ce qui peut avoir des conséquences fâcheuses sur les petites et les moyennes bourses      

Ismain
Lundi 26 Novembre 2012 - 00:00
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ACTUALITÉ
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