REFLEXION

LES POSTULANTS AU BACCALAUREAT : Les 5 jours les plus longs de leur vie

Enfin, on souffle, Ouf ! Le cinquième jour des examens du bac est passé. Le plus dur est passé aussi. Il s’agit maintenant d’effeuiller la marguerite « passera ou passera pas ».



Tout une armée de profs seront penchés sur les copies, deux corrections par composition pour éviter le plus possible « la notation subjective ». Puis siègeront les jurys. Les candidats que nous avons croisés, présentent fatalement tous les signes distinctifs d’un postulant au bac : yeux cernés de l’insomniaque qui a passé ses nuits à réviser, les traits durcis par la crispation, ils s’en vont d’un pas rapide rejoindre leurs centres d’examen. Pressés, ils le sont assurément, peur de gâcher ne serait ce qu’une minute d’un temps qu’il est mal exploité. Le bac n’est plus ce qu’il était : un examen diplôme qui donnait accès aux études universitaires ou supérieures. C’est bien plus « On est bachelier ou on ne l’est pas ». De l’issue de ces épreuves fatidiques » dépend le regard fier de papa ou l’œil narquois de la voisine. Le bac chez l’ancienne génération, ça se met sous verre dans un cadre, accroché dans le mur du salon, juste entre la photo du grand papa et celle de la Mecque ‘’Kaaba’’. C’est aussi pour l’heureux candidat, la fin d’une étape donc forcément le début d’une autre. Tout va changer. Le milieu, les habitudes, les méthodes. Durant des années, on a été un peu considéré comme un mineur qui va à l’école par des profs austères dans des classes où régnait en ‘’maître et seigneur’’, l’instituteur qui la règle à la main indiquait d’un geste autoritaire l’application aux leçons, ou le coin de la salle ou du piquer le nez sur un tableau blanchis à la craie et signes cabalistiques. Il est loin ce temps. C’est pourtant la somme de ces d’enseignement dans le primaire, le moyen puis le secondaire qui déterminera l’issue de fin de cycle terminal. La nouvelle génération « branchée » les oreilles bourdonnantes de Raï, de Rap, aurait-elle une manière bien à elle d’exorciser les terreurs du bac ? Apparemment guère mieux que ses ainés. L’effet bac est inévitable. L’angoisse aussi-légitime pour tous les candidats- passe également par les hypothèses statistiques. Le pourcentage de réussite moyen oscillait, ces dernières années, malgré l’augmentation constante des candidats et donc, un nombre toujours croissant de « malchanceux ». Quelles sont les possibilités offertes à ces « niveau bac ?». Redoubler la 3ème AS, repasser le bac en candidat libre, préparer les concours des centres de formation professionnelle, entrer dans la vie active, rester sans activité. Ou bien accomplir leur service national le temps de la réflexion. Et pour les filles ? Nos collègues et confrères, tentent sans doute dans les articles qui vont suivre d’en parler. Quelle pédagogie pour quels résultats. Quelles méthodes pour quels objectifs ? Qui enseigne quoi et comment ?
Après la réussite dans le bac, c’est un autre parcours du combattant qui attend les pauvres, nouveaux bacheliers, un « examen » qui demande de la patience, de l’énergie et surtout du courage et enfin de la chance pour pouvoir dénicher une place à la fac de l’université. C’est plus dur, pendant que tout le monde serait en vacance.

Ibn Khaldoun
Dimanche 19 Juin 2011 - 13:54
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