REFLEXION

LES METIERS DE L’AÏD EL ADHA, UN CRENEAU JUTEUX A MOSTAGANEM : 3000 dinars pour égorger et dépecer le mouton !



L’Aïd El Adha ne manque point d’opportunités pour  certains pour se faire de l’argent et demeure une aubaine à ne pas rater. Ainsi, des personnes  se reconvertissent pour l’occasion en aiguiseurs de couteaux, en égorgeurs ou en dépeceurs de mouton, contre de fortes sommes d’argent, allant de 2000 à 3000 dinars  par bête « bonne à consommer » ! Finalement, l’Aïd El Adha  reste donc pour beaucoup d’opportunistes, l’occasion forte attendue de faire de très bonnes affaires. Certains s’y préparent depuis  des semaines, aiguisent couteaux, coutelas et haches  pour l’abattage des bêtes, dont ils ont fini par en faire un métier occasionnel qui rapporte gros au cours des deux jours du sacrifice. En effet, des individus ont trouvé  plein  d’astuces pour  gagner beaucoup  d’argent au cours de cette fête religieuse. Ils créent une dizaine de métiers de l’Aïd El Adha. Le plus pratique de ces petits métiers, demeure l’activité très rentable d’égorgeur de moutons!  Certaines personnes  ignorent tout de  l’acte religieux du sacrifice, d’autres sont assez sensibles, ne supportent pas la vue du sang, sont contraints de recourir aux services de ces  « spécialistes ».Malheureusement, ces derniers  se font si rares  le jour de l’Aïd et demeurent presque « introuvables «  face à la forte demande de leurs services. Certains se font prier et se font appeler au téléphone des dizaines de fois, pour finir par satisfaire l’acte d’abattage. D’autres sont exigeants, sollicitent un moyen de transport pour se déplacer vers le domicile. Souvent, la quête d’un égorgeur dure pour certains, toute une journée, alors, que d’autres ne finissent par dénicher « l’oiseau rare » qu’au deuxième jour de la fête. Quelques uns de ces égorgeurs ramènent des aides pour prendre en charge  le lavage de la « douara » à 1000 dinars, et la cuisson au chalumeau du « bouzelouf » à 1000 dinars, en dressant une facture s’élevant à pas moins de 5000 dinars (3000 dinars pour l’abattage, 1000 dinars pour la cuisson du « bouzelouf », et la « douara » lavée à 1000 dinars).Rencontré à Kharouba où  un client attendait impatiemment  son tour  , l’un de ces égorgeurs, M.H.B, la quarantaine, m’a déclaré qu’il ne pouvait plus prendre aucune commande , il en avait  pour une douzaine de moutons à égorger, il venait d’en finir avec sa deuxième et  il va attaquer son troisième mouton ,en se rendant en véhicule avec celui qui l’attendait , son téléphone portable sonne toujours ,il consulte juste le numéro et  ne daigne point répondre. Cette bonne affaire semble faire beaucoup d’adeptes, l’activité si rentable a poussé  des dizaines de jeunes qui n’ont rien à voir avec le métier d’égorgeur, à le pratiquer  ces deux jours  jour de l’Aïd El Adha. Ils s’amusent à se faire nommer  « les saisonniers de l’abattage » et parviennent en quelques heures à amasser de petites fortunes, et demeurer à l’abri, de tout manque financier pour des mois, sans se plaindre.    

L.Ammar
Mardi 13 Septembre 2016 - 17:32
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MOSTAGANEM
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