REFLEXION

LES MEDJAHERS ‘’KHAM’SE KH‘MESS’’ ET LES ‘’HACHEMS’’ QUI ONT FAIT L’HISTOIRE A MOSTAGANEM

Nous souhaitons à Monsieur Temmar la bienvenue à Mostaganem et nous le félicitons pour sa promotion élevée au grade de Wali à la Wilaya de Mostaganem. Monsieur le Wali, nous tenons à vous faire connaitre à toutes fins utiles, le socle sociologique de nos us et coutumes que nous préservons aux prunelles de nos yeux malgré que 3 générations sont passées et cela continu pour conserver intact notre culture et nos traditions.



Comme vous devez le savoir en général, en Algérie, on nourrit des sentiments d’aversion pour tout ce qui vient du milieu rural. Et pourtant on ne peut valablement coller cet état de chose à la colonisation, laquelle à la limite a traité les Algériens citadins ou ruraux de la même façon en tant que sujet dont elle pouvait disposer comme elle l’entend. Et pourtant cet esprit campagnard constitue dans notre ville, le tréfonds de notre nature arabo-berbère, qui a fait que nous nous sommes débarrassés du colonialisme grâce à son opiniâtreté, son abnégation et la solidarité qui le caractérise. Des constantes à la base desquelles, sont nos us et coutumes à Mostaganem, dont nous n’avons pas à rougir ni à les voir disparaitre de notre paysage socio-culturel. Loin s’en faut ! Ils ont bien constitué une barrière efficace contre l’envahissement culturel néfaste et combien reniant jusqu’à l’aversion et le rejet de nos propres valeurs, soubassement de notre civilisation arabo - berbère-musulmane et ce, jusqu’à nos jours. Qu’on se le rappelle : c’est l’islam qui nous a arabisés. L’Etat s’efforce aujourd’hui à lancer des réformes à l’effet de faire redécouvrira à nos citoyens un islam de tolérance, de force et d’ouverture, tel qu’il était pratiqué par nos vaillants ancêtres.

MOSTAGANEM CAPITALE DES MEDJAHERS ET DES HACHEMS
Notre belle ville de Mostaganem capitale des Medjahers et des hachems jusqu’au Dahra dont la richesse historique et les potentialités sur beaucoup de plans sont indéniables et où la population Mostaganémoise est immunisée contre tout dévoiement religieux de par sa multitude de mosquées et de zaouïas. Vous aurez à connaitre ou vous connaissez déjà des épopées jalonnées par des résistances guerrières de nos vaillants Médjahers et les hachems et ce depuis l’an 1548. Au fait, ces fondements se traduisent par des formes d’organisations sociales, bien spécifiques, entretenant une mentalité à base d’une certaine agressivité de bravoure, de spontanéité, mais combien conciliante lorsqu’il s’agit de pardon et de solidarité vers le vis-à-vis. Ce mode de vie spartiate existe dans la tribu aux alentours de Mostaganem là où est implanté la grande tribu des Medjahers de Bouguirat jusqu’à Ouillis et celle des flitas. Des hachems fouagua et tahata jusqu’au Dahra. Ils ont par instinct gardé leur façon d’être, leurs us et coutumes, empreint d’un sens de solidarité qui les préservent contre tous les aléas du temps. Car leur économie agraire est fonction des aléas climatiques. Leur cohésion sociale et tribale est bâtie autour des saints, mausolées qu’ils vénèrent et de cheikh de tribus qui sont là pour résoudre les conflits. Voilà une organisation sociale complète qui assure un vivre ensemble dans la paix et la sérénité où le salafisme qu’il soit scientifique ou modéré, le wahhabisme et le chiisme n’ont pas leur place. Les notables ceux les plus fortunés et la diaspora intellectuelle, qui ont réussi dans la vie sociale jouent aussi leur rôle de porte-parole de leurs revendications vis à vis des autorités locales. A part quelques anicroches surgissant de temps à autres, ils se satisfont des éléments endogènes de leur mental. Par ailleurs, nos élus se confondent avec harmonie avec cet état d’esprit dont ils sont issus indéniablement. Nous mettons en exergue un des exemples les plus significatifs ; il s’agit d’une solidité des rapports entre eux à toutes épreuves, s’agissant des festivités annuelles pour célébrer la Ouadda autour des saints mausolées Tous sont appelés à contribuer financièrement pour recevoir leurs invités, et chacun suivant ses capacités. L’achat des khaïmas, les préparations des repas qui consistent en un couscous à la viande d’agneau, dans ce genre de regroupement ils évitent les utilisations des huiles et des ingrédients dont ils craignent le mélange et la trituration. Il en est ainsi pour célébrer leur mariage à qui ils donnent un caractère solennel parce que c’est là que se scelle les alliances entre familles ou entre tribus. Ce type d’alliance se traduit en fin de compte par une forme de vivre ensemble, bien spécifique et en harmonie avec soi - même, épousant les grands principes de la mentalité bédouine avec ses vertus et ses dérapages inhérents à une rectitude de la mentalité : Honneur, dignité, courage, vaillance etc. englobant une mentalité entretenue autour des idées phares tirées des préceptes de leurs marabouts ;( Sidi Abdellah, Sidi charef, sidi bendehiba, Sidi Belkacem, Sidi Harrag, Sidi Saïd, Sidi Maazouz el Bahri, Sidi medjdoub, Sidi Hamou Cheikh El Bouzidi, Sidi Adda, Sidi Ahmed Allaoui…..) Symboles phares de leurs unités généalogiques. Cohésion sociale, solidarité et autres vertus qu’ils entretiennent par la célébration des Ouaddattes regroupement des familles au niveau du même mausolée en guise de renouvellement du pacte passé avec nos aïeuls Le processus n’est pas ponctué par ces seules réunions, d’autres types de liens forment le panache de ce vivre ensemble dans l’entente et la paix. Ils y ont trouvés des préoccupations intellectuelles que sont les joutes oratoires, les jeux de mots, l’usage des qualificatifs vexatoires ou humoristiques en rapport des traits de caractères des uns et d’autres. Langage enrichi, tiré du livre sacré et des hadith, ce qui a donné des chantres du melhoune : tels que Bekhlouf, Benguenoun, Benbrahim, Khaldi Hamada, Djilali Ain Tedelès, Mamachi, ….etc. qui sont à la base d’une littérature qui s’enseigne dans les universités. L’Algérien n’est-il pas d’essence rurale ? La contradiction ville-campagne qui tend vers une expansion malsaine n’a pas lieu d’être. L’homme cet inconnu a besoin plus que jamais de repères qui lui éviteront de déraper durant ces temps incertains. La vie serait moins dure et plus apaisée pour tout le monde à moindre frais. Mostaganem et sa population constitue un havre de paix, des gens simples et pacifiques, qui soutiennent avec un appui indéfectible celui qui est investi de la confiance de notre Président de la République son excellence Monsieur Bouteflika, et qui s’attèle avec abnégation et sacrifice en bon commis de l’Etat et en bon manager de la ville, pour un développement durable et un environnement sain, un pôle d’excellence propice à la création de la croissance locale, qui croient aussi à la démocratie participative et au partenariat et les faire appliquer sur le terrain, qui respecte la société civile, et ce, pour construire ensemble la pyramide du bien-être, la promotion et l’épanouissement social, économique, culturel, historique, des Mostaganémois et du pays. Monsieur le Wali, Nous restons dans cet espoir.

 

Khelifa Mohamed
Mercredi 16 Septembre 2015 - 18:02
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MOSTAGANEM
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