REFLEXION

LES MASSACRES DU 17 OCTOBRE 1961 : La France doit reconnaître son crime



De nombreuses voix, notamment d’historiens français, s’élèvent contre l’installation, mardi prochain en France, d’une Fondation pour la mémoire conçue, selon eux, au seul service des nostalgiques de la colonisation et du courant xénophobe d’extrême-droite. Cette fondation est prévue par l’article 3 de la loi du 23 février 2005 jugée scélérate par une grande partie de la société civile du fait qu’elle faisait l’apologie du colonialisme. L’article 13 de cette loi indemnise les anciens membres de l’organisation criminelle OAS.Interrogé par l’APS sur cette question, Gilles Manceron, historien et vice-président de la Ligue des droits de l’homme (LDH), a affirmé que la décision d’installer cette fondation montre que la société française est « à la croisée des chemins ». Il a relevé que « d’une part, une grande partie de la population française demande que la vérité soit dite sur la nature de la colonisation et, d’autre part, une fraction de celle-ci, plus âgée, surtout implantée dans le Midi de la France, ne veut rien reconnaître, ni regarder en face, et reste attachée aux dénégations et aux anciens mensonges ».C’est cette tranche de l’opinion, affiliée au courant d’extrême-droite qui avait soutenu la mise en place de plusieurs monuments à la gloire de l’Algérie française et des tueurs de l’OAS, a-t-il rappelé, ajoutant que « c’est cette fraction de l’opinion qui a poussé à l’adoption de la loi du 23 février 2005 qui prétendait présenter la colonisation comme positive ». Une fondation pour légitimer les crimes coloniaux.Cet historien a déploré que la fondation en question soit contrôlée par « des institutions à la tête desquelles se trouvent des généraux qui persistent dans la justification de l’emploi de la torture par l’armée française en Algérie et dans la négation du mouvement nationaliste algérien ». Il a ajouté que les tenants de cette fondation « tournent le dos » au travail conduit par de nombreux universitaires français en collaboration avec leurs collègues algériens pour une réécriture « honnête » de l’histoire.L’installation de cette fondation risque de susc.

Ismain
Mardi 19 Octobre 2010 - 00:01
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ACTUALITÉ
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